Les racines du Groupe Restos Plaisirs

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Jacques Gauthier et sa femme France ont acheté le restaurant Cochon Dingue du quartier Petit Champlain en 1987.

Photothèque Le Soleil, Ian Doublet

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ZONE Coopérative du Petit Champlain
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La coopérative de solidarité du quartier Petit Champlain fête cette année son 30e anniversaire. En 1985, une cinquantaine d'artisans et de commerçants se sont regroupés pour acheter le parc immobilier du quartier. Pour cette deuxième de trois publications, Le Soleil se penche sur les succès vécus et les défis auxquels fait face la coopérative aujourd'hui. Prochain rendez-vous en novembre. »

<p>Laurie Richard</p>

(Québec) L'histoire du Groupe Restos Plaisirs a débuté dans le quartier Petit Champlain. Ses fondateurs, Jacques Gauthier et sa femme France, y ont acheté le premier Cochon Dingue, en 1987. Le groupe possède aujourd'hui trois restaurants dans ce petit coin du Vieux-Québec où il a pris racine.

Le premier Cochon Dingue, qui appartenait à Pierre-Yves... (Archives Le Soleil) - image 1.0

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Le premier Cochon Dingue, qui appartenait à Pierre-Yves Saradet et Diane Hamelin, a été un des premiers locataires du quartier Petit Champlain, en 1979. On le voit ici l'enseigne en 1985.

Archives Le Soleil

Le Cochon Dingue originel, qui appartenait à Pierre-Yves Saradet et Diane Hamelin, est devenu un des premiers locataires du quartier Petit Champlain, en 1979. Jacques De Blois et Gerry Paris en étaient au début de la transformation du quartier, qui était presque un «ramassis de taudis», raconte

M. Gauthier. «J'étais un client, j'allais magasiner dans le quartier. C'était différent de ce qu'on trouvait dans les centres d'achat, raconte M. Gauthier. Je suis un amateur de cinéma et après, j'allais prendre un dessert ou un sous-marin au Cochon Dingue.» Le restaurant occupait alors le tiers de l'espace d'aujourd'hui.

En 1987, M. Gauthier et sa femme, grands voyageurs et amoureux de la France, achètent l'établissement. «J'étais gestionnaire d'un groupe de restauration, propriété de Culinart, et j'avais le goût d'un autre tempo, dit-il. Je voyais mille et une façons de faire grandir le commerce. Ce n'était pas un objectif de développer en termes de nombre de succursales, mais plutôt de renforcer le menu.» Il pense donc à introduire le steak-frites à l'européenne, avec frites à volonté. Un énorme succès dès la première année, se rappelle-t-il. «Le bon plat, à la bonne place!» «Au début, le chiffre d'affaires faisait plus que doubler année après année. On voyait bien qu'on avait une formule gagnante.»

Un gestionnaire bienvenu

À peine arrivé dans le quartier, M. Gauthier, avec son expérience en gestion, est recruté pour siéger dans le C. A. de la coopérative du Petit Champlain. En mai 1987, un an et demi après sa formation, il se rappelle que la coop était «presque en mauvaises affaires». En une année, la coop avait accumulé un déficit de 300 000 $, se remémore M. Gauthier. «Les conditions étaient trop avantageuses pour les commerçants. Il fallait rétablir l'ordre. Je connaissais la formule des centres d'achat.» L'idée de facturer des taxes aux membres était très peu populaire, remarque-t-il.

En 1988, au terme d'une grande assemblée, on trouve un terrain d'entente. Les augmentations de frais communs et de taxes ont été étalées sur trois ans. «Début des années 90, la coop est redevenue rentable et investissait chaque année dans une qualité de rue.» Les commerçants sont aussi désormais obligés d'être ouverts 12 mois par année. Même le Cochon Dingue, qui fermait à l'époque pendant les mois moins achalandés.

Le Lapin Sauté

En 1989, M. Gauthier ouvre son deuxième restaurant, toujours dans le Petit Champlain : le Lapin Sauté. M. Gauthier a vent que des acheteurs intéressés voudraient instaurer une formule qui s'apparente à celle de son premier resto. «La formule gagnante du Cochon Dingue était devenue évidente!»

Il a donc égalé l'offre et pris possession du local. L'établissement qui remplace le resto La Yole a été baptisé en clin d'oeil au Cochon Dingue : on n'y sert au début aucun lapin. Mais les gens en demandaient! Peu à peu, on a introduit des repas thématiques. «Aujourd'hui, Le Lapin Sauté est le restaurant qui passe le plus de lapin au Québec!» dit-il.

Un cinquième Cochon

On connaît la suite de l'histoire. Les Cochon se sont multipliés à Québec. Le deuxième a élu domicile sur le boulevard René-Lévesque en 1990, le troisième en 1992 sur la rue Maguire, et le dernier en 2007 dans le quartier Lebourgneuf. Le Café du Monde, le Paris Grill, les JaJa La Pizz, Ciel! et les Petit Cochon Dingue (dont un dans le Petit Champlain) ont aussi vu le jour dans les deux décennies suivantes. Et Restos Plaisirs traversera sur la Rive-Sud en 2016 avec un nouveau Cochon Dingue. Tout ça en restant bien enraciné dans le quartier qui l'a vu naître.

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