Passage à la vitesse supérieure

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Le prochain Sommet international des coopératives qui se tiendra du 11 au 13 octobre au Centre des congrès de Québec misera sur les actions à entreprendre.

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Depuis un an, Lévis s'identifie comme la ville de la coopération. Un choix naturel lorsqu'on sait que le Mouvement Desjardins y a vu le jour. Cette présence exerce une grande influence sur la communauté où l'on dénombre près de 40 coopératives. Le Soleil présente une dizaine d'entre elles illustrant la diversité de l'engagement des citoyens dans leur milieu. »

(Québec) La grande région de Québec accueillera à l'automne le troisième Sommet des coopératives. À quatre mois de l'événement, Le Soleil fait le point sur l'organisation et la logistique entourant cette rencontre internationale.

À quatre mois du troisième Sommet international des coopératives, l'organisation passe à la vitesse supérieure en mobilisant des troupes sur le terrain. Il s'agit de susciter les inscriptions à ce sommet qui sera fort probablement le plus percutant des trois événements à s'être tenus dans la ville de Québec.

Or, le prochain sommet qui se tiendra du 11 au 13 octobre au Centre des congrès de Québec misera sur les actions à entreprendre. Les participants devraient chercher ces moyens et ces outils qui serviront de levier.

L'influence du mouvement coopératif doit se faire sentir encore plus face aux grands enjeux mondiaux auxquels les coopératives peuvent apporter des solutions innovantes, rappelait Monique F. Leroux, alors présidente du Mouvement Desjardins lors de la présentation de la déclaration finale en 2014.

Si le premier sommet avait été un événement d'apprivoisement et de découvertes, «ce fut aussi le moment d'établir la notoriété des coopératives», se souvient Stéphane Bertrand, directeur général de l'organisation.

Ainsi, pendant l'entre-sommet, l'influence de l'Alliance coopérative internationale (ACI), et des coopératives en général, a été reconnue par de nombreuses entités internationales, notamment par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), par l'Organisation mondiale pour la santé (OMS) et par la Banque mondiale, sans oublier l'invitation au B20, le volet affaires du G20.

Le Sommet de 2014 a mis sur la table des enjeux majeurs comme le problème de nourrir la planète alors que la croissance de la population s'accélère, mais que la production alimentaire ne suit pas le même rythme. On exposait alors que pour nourrir neuf milliards de personnes en 2050, il faudrait produire autant de nourriture d'ici 40 ans que tout ce qui a été produit depuis 10 000 ans.

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Stéphane Bertrand, directeur général de l'organisation du Sommet international des coopératives 

Fournie par le Sommet international des coopératives

Accès aux soins de santé

Parmi les autres études déposées à ce Sommet, il y a eu le volet concernant l'accès aux soins de santé problématique à maints endroits sur la planète. Alors que certains pays traînent de la patte, d'autres ont amélioré les services aux patients avec le modèle coopératif, affirmait Jean-Pierre Girard, professeur chercheur à l'UQAM et expert international en entreprises collectives.

Et toute la problématique de la création d'emplois, incluant la pérennité des emplois dans le monde, y a été évaluée autour d'une étude saisissante : « Coopératives et emploi : un rapport global» démontrait que l'emploi coopératif touche au moins 250 millions d'habitants de la planète. Plus encore, le Mouvement Desjardins et l'Alliance coopérative internationale martelaient depuis le début du Sommet de 2014 que le monde coopératif créait des emplois stables, durables tout en ayant fait la preuve que leur modèle résiste mieux aux crises économiques.

Ainsi, le deuxième Sommet international des coopératives avait été plus loin que le premier. «Il a franchi une étape de plus en parlant des gestes concrets posés partout dans le monde par les sociétés coopératives et mutualistes», estimait alors Monique F. Leroux, cohôte de l'événement. Cette année, elle sera toujours cohôte du Sommet, mais comme présidente de l'Alliance coopérative internationale (ACI). Elle sera accompagnée de Guy Cormier, le nouveau président du Mouvement Desjardins.

Parmi les réflexions qu'elle émettait à la fin de 2014, Mme Leroux affirmait qu'il était évident que le monde de la coopération peut apporter des solutions concrètes pour assurer la sécurité alimentaire de la planète en développant un réseau global. Les coopératives ont l'habitude des réseaux. La dimension multisectorielle des coopératives et la capacité de se connecter les unes aux autres permettront de dénicher de nouvelles voies d'avenir. Pour elle, l'intercoopération et l'interconnexion dans un mode global sont un incontournable.

On verra alors à la clôture du Sommet 2016 jusqu'où le secteur de la coopération veut aller pour transformer le monde et les relations d'affaires.

Le défi d'un contenu solide

Selon la présidente de l'Alliance coopérative internationale, Monique... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 4.0

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Selon la présidente de l'Alliance coopérative internationale, Monique F. Leroux, le Sommet servira à montrer «le rôle essentiel des coopératives et des mutuelles dans la mise en place des stratégies de développement économique durable». 

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Pendant que la présidente de l'Alliance coopérative internationale (ACI), Monique F. Leroux, fait le tour de la planète pour rallier les troupes vers le Sommet international des coopératives à Québec, l'organisation a déjà des ententes avec une centaine de conférenciers de renom.

À quatre mois du Sommet, Stéphane Bertrand, directeur général de l'organisation, ne s'inquiète pas du faible nombre d'inscriptions, soit un peu plus de 500. «Il y a plusieurs groupes qui ont réservé des blocs de chambres dans les hôtels», affirme-t-il.

Il ajoute que «52 coopératives dans les 300 plus importantes ont déjà confirmé leur participation. Nous devrions avoir au moins 2500 délégués pour le prochain Sommet» bien que le chiffre de 3000 semble un objectif atteignable, comme ce fut le cas en 2014.

Pour réunir tout le monde autour du pouvoir d'agir des coopératives et des mutuelles, il est nécessaire de faire venir des personnalités capables d'analyses fines pour mettre en lumière les problématiques du monde coopératif et dégager des pistes d'action. En tout, il y aura quelque 180 conférenciers et la présentation de 14 études.

Des grands noms

Parmi les grands noms, on note le conseiller mondial en innovation et leadership Navi Radjou et l'économiste de réputation mondiale, prospectiviste et conseiller politique influent auprès de nombreux gouvernements Jeremy Rifkin. Ils «proposeront de nouvelles stratégies de croissance pour pallier les limites du système capitaliste traditionnel». Ils «exposeront leur vision de l'impact des technologies innovantes sur l'émergence d'un nouveau modèle économique plus responsable sur les plans social et environnemental», indique-t-on dans les communications du Sommet.

Trois autres grands personnages viendront analyser les nouvelles réalités socioéconomiques et géopolitiques mondiales pour dégager des pistes de solutions aux grands enjeux du XXIe siècle. Il s'agit de Joseph E. Stiglitz, éminent théoricien et lauréat du prix Nobel d'économie, de Mark R. Kramer, cofondateur de FSG et défenseur de la valeur partagée, et Robert Reich, économiste influent et ancien secrétaire d'État au travail du président américain Bill Clinton.

La première journée du Sommet 2016 sera consacrée à prendre connaissance des tendances et des défis socioéconomiques comme ceux de la géopolitique du moment. La nouvelle économie, le capitalisme à long terme, la croissance durable et le succès des coopératives, entre autres, seront au coeur des discussions et des présentations.

Dès le lendemain, le coeur du thème des actions à entreprendre se déclinera dans des ateliers et des tables rondes autour des nouvelles réalités dans le monde des affaires, que ce soit la culture de l'innovation ou l'ère numérique. Sans oublier les nouvelles occasions d'affaires pour augmenter la force économique des coopératives.

Ce sera au dernier jour, le 13 octobre, que les milliers de participants pourront parler des actions concrètes pour atteindre les nouveaux objectifs de développement durable de l'ONU autant pour la sécurité alimentaire, l'emploi, les soins de santé, la pauvreté, et le développement durable.

Comme l'affirme Monique F. Leroux dans ses réflexions dans le réseau social LinkedIn, il est grand temps de penser à long terme. Selon elle, le Sommet servira à montrer «le rôle essentiel des coopératives et des mutuelles dans la mise en place des stratégies de développement économique durable et démontrera que le modèle coopératif est une voie d'avenir en raison de sa stabilité et de son immense pouvoir d'action dans le monde entier».

Des salles pour tout le monde

Avant de lancer les invitations aux futurs participants, il fallait des bases solides. «Le gros du travail», soumet Stéphane Bertrand, directeur général du troisième Sommet international des coopératives, «a été consacré à la création du programme du Sommet, au choix des thèmes et des conférenciers».

Dès le lendemain du Sommet de 2014, l'équipe planchait sur ce que serait la prochaine rencontre en fonction de la déclaration finale de l'organisation. Une fois le contenu bien clarifié, les figures de proue du mouvement s'activent pour attirer le plus de coopérants possible de partout sur la planète.

Puis, la logistique prend beaucoup de place, non seulement pour loger tous les participants, mais trouver les salles adéquates pour toutes les réunions officielles, les rencontres moins formelles et d'autres avant le sommet.

Le Centre des congrès de Québec sera occupé au maximum de sa capacité. Mais il faudra aussi des salles plus petites pour 25 ou 30 personnes, parfois plus. Alors ce sont les salles des hôtels qu'il faut réserver. «Il y a assez d'hôtels et de salles aux environs du Centre des congrès pour répondre aux besoins prévus et à quelques imprévus, admet M. Bertrand. Nous savons aussi qu'il est possible de déborder sur la Rive-Sud, au Centre de congrès de Lévis, si cela est nécessaire. Toutefois, nous voulons garder les gens le plus proche possible du centre de l'événement.»

Sans oublier qu'il faut aussi de nombreux bénévoles pour guider chacun au bon endroit, et répondre aux milliers d'interrogations. Outre l'équipe de 25 personnes affectée à la préparation du Sommet, l'organisation compte sur 125 bénévoles pendant l'événement.

Rencontres pré-sommet

En plus du Sommet, bien des organisations décident de tenir des réunions dans les jours précédents. Il y aura une trentaine de rencontres majeures pré-sommet les 9 et 10 octobre, que ce soit des assemblées annuelles de coopératives, car les membres sont déjà dans la région, ou des rencontres thématiques.

En même temps, le Sommet fera une place aux jeunes leaders de partout dans le monde. Ils étaient quelques centaines en 2014 et ils ont fait entendre leur voix pour avoir du soutien de la part de l'organisation internationale et plus de place dans les coopératives locales. Ils espéraient notamment un appui pour le Réseau des jeunes coopérateurs dans le projet de développement d'une plateforme en ligne destinée à faciliter la constitution de liens et le partage de connaissances entre coopératives de jeunes mondialement. Ils sont venus affirmer en fin de Sommet qu'ils étaient prêts à vivre dans un univers global sans frontières pour faire sentir eux aussi leur présence et leur capacité de transformer le monde.

Les coopératives dans le monde

En chiffres

2,6 millions de coopératives dans le monde

3000 milliards $ en chiffre d'affaires brassé par les 300 plus grandes coopératives

3300 coopératives et mutuelles au Québec

8,8 millions de membres individuels et entreprises

100 000 emplois

33,4 millions $ en chiffre d'affaires

85,7 % Taux de survie des coopératives après 10 ans

17 millions de membres dans plus de 10 000 coopératives au Canada, représentant des actifs combinés de 330 milliards $

70 % des Québécois sont membres  d'une coopérative

40 % des Canadiens sont membres d'une coopérative

248,1 milliards $ en actif total

47 600 employés et 4800 dirigeants élus

En 2010, la Coop fédérée occupait le second rang en termes de chiffre d'affaires au pays parmi les coopératives non financières avec 3,9 milliards $. La coopérative Agropur était troisième avec 3,3 milliards $. Elles étaient 11 coops du Québec dans le top 50 canadien.

Le Mouvement Desjardins est le plus important groupe financier coopératif au Canada.

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