Le CELI souvent plus efficace que le REER

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Pour en savoir plus sur le CELI, ce compte d'épargne enregistré qui accorde aux particuliers la possibilité de gagner un revenu d'investissement libre d'impôt. À ne pas confondre avec le REER! »

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Louis Tanguay
Louis Tanguay
Le Soleil

(Québec) On a beaucoup vanté la simplicité et la souplesse à court terme du compte d'épargne libre d'impôt (CELI), qui permet de faire fructifier à l'abri du fisc des économies qui demeurent facilement accessibles.

Mais, pour plusieurs catégories de ménages, le CELI peut même être plus efficace qu'un régime enregistré d'épargne retraite (REER) pour accumuler de l'argent en vue de la retraite, donc dans une perspective à beaucoup plus long terme.

Dans certains cas, la stratégie la plus efficace sera une combinaison de CELI et de REER.

En cette période où les enjeux financiers de la retraite sont sous les feux de la rampe, il paraissait intéressant d'aborder cette question avec un inconditionnel des CELI, le spécialiste en épargne collective Jean-François Robert, qui est aussi chargé de cours en finances et fiscalité au Cégep de Sherbrooke.

Il est de ceux qui préviennent les épargnants contre «l'obsession du remboursement» d'impôt accordé par les gouvernements pour récompenser l'épargne retraite traditionnelle.

Car la comparaison entre le REER et le CELI doit aller bien au-delà des seuls taux d'imposition «de base» en vigueur pour un individu, au moment où la cotisation est enregistrée et au moment où l'argent sera utilisé.

M. Robert cite à ce sujet plusieurs études démontrant que, si le taux d'imposition d'un individu est, au moment de la retraite, égal à celui en vigueur au moment de cotiser, le résultat sera identique dans les deux véhicules de placement, en supposant qu'on y obtienne le même rendement.

Mais la différence viendra généralement de tout ce qui entoure le calcul de l'ensemble des conditions fiscales à un moment ou l'autre.

Puisqu'on peut prévoir un revenu imposable moins élevé à la retraite, il semble logique de supposer que le taux d'imposition «de base» sera alors moindre.

Mais, hormis l'impôt fédéral et l'impôt provincial, il y a une vingtaine d'autres facteurs qui influencent la valeur de ce qui restera dans les poches d'un contribuable.

C'est cet ensemble de prestations et de crédits d'impôt qui mérite d'être pris en considération pour évaluer son taux d'imposition «réel» ou «effectif».

Les plus connus sont les réductions de la prestation de la sécurité de la vieillesse (PSV) et du supplément de revenu garanti (SRG) versé par le gouvernement fédéral aux plus démunis.

À titre d'autre exemple, le nouveau «crédit solidarité» (qui remplace notamment le remboursement de la taxe de vente du Québec et le crédit pour impôts fonciers) diminue avec toute hausse du revenu, peu importe qu'elle provienne du décaissement d'un REER ou d'une autre source.

Par contre, à l'étape de l'accumulation de l'épargne, le fait de verser une somme dans un REER plutôt que dans un CELI peut, en diminuant le revenu imposable, améliorer la valeur de certains crédits ou prestations reliés à la garde ou à l'éducation des enfants.

«Il est donc impossible de prendre une bonne décision financière sans une excellente compréhension de la fiscalité», affirme M. Robert.

Taux «EFFECTIF»

Est-il possible que le taux «effectif» soit plus élevé pendant la retraite que pendant la vie active?

«Pour un célibataire, c'est une quasi-certitude», affirme Jean-François Robert, en considérant les sept mesures suivantes : cotisation à la Régie de l'assurance maladie du Québec; crédit pour personne vivant seule; crédit solidarité; remboursement de la TPS; SRG et crédit en raison de l'âge, au Québec et au fédéral.

Mais il n'y a pas de règle générale permettant d'établir un seuil de revenu où il faut privilégier le CELI ou le REER.

Le tableau récapitulatif d'une volumineuse étude transmise au Soleil par M. Robert montre cependant que le REER reste plus avantageux à tous les niveaux de revenu jusqu'à 113 000 $ par an pour les familles monoparentales.

Par contre, une personne célibataire sera mieux servie par le CELI quand elle gagne entre 30 500 et 36 000 $, entre 56 000 et 73 000 $ ou encore au-delà de 113 000 $. Dans les zones intermédiaires, les avantages du REER prennent le dessus.

Pour les couples sans enfants mineurs, le CELI reste généralement plus avantageux jusqu'à ce que leurs revenus combinés atteignent les 73 000 $.

Dans la tranche de revenu brut entre 73 000 et 83 000 $ (délibérément retranchée du tableau de M. Robert, bâti sur l'hypothèse d'un remplacement à la retraite de 60 % du revenu annuel pendant la période de travail), tout est possible, la primauté du CELI ou du REER étant beaucoup plus difficile à établir.

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