Un poids lourd de l'économie québécoise

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À elle seule, l'industrie québécoise représente plus du tiers de l'industrie brassicole canadienne, expédiant chaque année pour 800 millions $ de produits fabriqués au Québec vers les autres provinces.

Archives La Presse, David Boily

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Été, festival, bière: une belle équation à laquelle participent grands brasseurs et microbrasseurs du Québec. Voici un portrait de l'industrie, un lexique et quelques recettes à expérimenter. Bon été! »

<p>Ian Bussières</p>
Ian Bussières

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) La bière, associée aux plaisirs d'une fin de journée de travail ou aux vacances, occupe une place intéressante dans l'économie québécoise. Il y a les grands brasseurs, puis de plus en plus de microbrasseries. À la veille des vacances estivales, les journaux du Groupe Capitales Médias font le point sur l'industrie.

Même si l'apport économique des grands brasseurs est légèrement inférieur à ce qu'il a déjà été au Québec, l'industrie de la bière demeure encore aujourd'hui, entre autres avec l'apport des microbrasseries et autres brasseries artisanales, un poids lourd de l'économie québécoise.

«Oui, le vieillissement de la population fait que la consommation est moindre, mais l'apport des grands brasseurs dans l'économie québécoise se situe encore à 1,3 milliard $ par année. De plus, on l'oublie souvent, mais l'industrie brassicole représente 14 % des investissements de l'industrie de la transformation alimentaire au Québec, soit le même pourcentage que l'industrie laitière», explique Patrice Léger-Bourgoin, directeur général de l'Association des brasseurs du Québec.

Patrice Léger-Bourgoin... (La Presse, Robert Skinner) - image 2.0

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Patrice Léger-Bourgoin

La Presse, Robert Skinner

Au total, les brasseries Molson/Coors, Labatt et Sleeman sont responsables de 14 000 emplois directs, dont le salaire moyen se situe autour de 70 000 $, et de 23 000 emplois indirects.

À elle seule, l'industrie québécoise représente plus du tiers de l'industrie brassicole canadienne, expédiant chaque année pour 800 millions $ de produits fabriqués au Québec vers les autres provinces.

L'industrie compense l'effet du vieillissement de la population en misant sur les gains de productivité dans ses usines. «Les trois grandes usines québécoises ont investi 340 millions $ pour acheter de nouveaux équipements plus performants qui leur permettent de diminuer leurs coûts de production», explique M. Léger-Bourgoin.

Pendant ce temps, les microbrasseries poursuivent aussi leur essor au Québec. «Chaque semaine, quand je parle à un journaliste, c'est comme s'il y en avait 10 de plus!» lance Frédérick Tremblay, président de l'Association des microbrasseries du Québec (AMBQ) et copropriétaire de la Microbrasserie de Charlevoix, à Baie-Saint-Paul.

Il estime leur nombre à près de 150 en 2016 alors qu'il était d'à peine une centaine il y a seulement cinq ans. «Et il y a encore de la place pour les microbrasseries sur le marché car, aux États-Unis et ailleurs dans le monde, elles représentent entre 10 % et 15 % du marché, parfois même plus dans des endroits comme l'Oregon. Au Québec, c'est à peine 7 % et on aimerait bien atteindre 12 %», poursuit M. Tremblay.

Microbrasseries

La raison de cette moins grande pénétration du marché serait, selon lui, le fait que les grands brasseurs utilisent leur réseau de distribution pour faire entrer au Québec des bières importées et qu'ils achètent également des microbrasseries.

Patrice Léger Bourgouin insiste cependant pour dire que l'essor des microbrasseries ne nuit pas aux grands brasseurs, bien au contraire. «Les microbrasseries, ça aide», avance-t-il.

«Moi, mon compétiteur, ce n'est pas la microbrasserie, ce sont les autres produits alcooliques. Pour nous, il est important que le consommateur garde son intérêt pour la bière et je reconnais qu'il y a des produits de spécialité pour une clientèle très ciblée et que les microbrasseries répondent à ce besoin. Nous, on répond à une demande plus classique alors, en bout de ligne, on se complète.»

Malgré tout, l'AMBQ aimerait bien voir le gouvernement protéger l'accès au marché pour les microbrasseries. «Dans les épiceries, les frigos sont souvent monpolisés par les grands brasseurs et il y a aussi des ententes d'exclusivité alors qu'aux États-Unis, on interdit de tels contrats qui empêchent l'accès aux petites compagnies», explique M. Tremblay.

Une chose est certaine, le goût des Québécois pour la bière est demeuré depuis que l'intendant Jean Talon a été le premier en Amérique du Nord à brasser une bière dans un dessein commercial. Aujourd'hui, les microbrasseries poussent comme des champignons en région.

«Presque toutes les régions ont la leur maintenant. Il y a même des communautés de 5000 habitants qui ont leur microbrasserie! Et souvent, elles ont été lancées par des jeunes qui sont rentrés dans leur région après s'être expatriés pour étudier. Ils sont un peu des missionnaires qui ne font pas que brasser de la bière, mais qui s'impliquent aussi dans la communauté», termine Frédérick Tremblay.

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