(Québec) Même si, depuis quelques années, le vin gagne le coeur et le palais des Québécois, la bière ne s'en porte pas moins bien, alors que le nombre de litres vendus demeure sensiblement le même depuis des décennies. Ce qui change, c'est surtout la variété et, du même souffle, la connaissance qu'ont les amateurs de ces bières qui se raffinent.
Alors qu'en 1950, on vendait au Québec en moyenne 92,3 litres de bière par habitant de plus de 15 ans, cette moyenne était de 92,2 litres... près de 60 ans plus tard. Quelle constance!
Il faut dire que ces ventes ont atteint un sommet au début des années 80, alors que le Québécois moyen achetait 117 litres de bière annuellement. C'est plus ou moins 10 litres de bière de plus chaque année que les Canadiens du reste du pays. Les ventes de bière dans la Belle Province ont atteint 2,5 milliards $ en 2011.
Les grands brasseurs comme Molson ou Labatt détiennent encore la majorité de la production et de la vente de bière au Québec. Des ententes de distribution avec des brasseurs étrangers auront fait en sorte que les deux brasseurs continuent d'être dominants dans le marché.
Les deux tiers de la consommation québécoise brassé au Québec
Des six millions d'hectolitres consommés au Québec en 2010-2011, près de quatre millions sont brassés dans la province, le reste étant importé à partir du reste du Canada ou de l'extérieur du pays. Une importation quasi inexistante dans le début des années 90, qui constitue aujourd'hui environ 15 % des bières consommées au Québec. On n'a qu'à penser aux Heineken, Hoegaarden, Corona ou Leffe de ce monde pour se convaincre de la popularité de ces bières importées.
Cela a toutefois eu une influence sur la part de marché des bières vendues et brassées au Québec par les grands brasseurs, qui est passée de 97 à 59 %.
Même si les Québécois demeurent de bons buveurs de bière, en proportion, en tenant compte des autres boissons alcoolisées, le houblon perd toutefois un peu de terrain, surtout par rapport à la bouteille de rouge. Et c'est encore plus vrai au Québec, où la consommation de vin a augmenté de 35 % entre 2000 et 2011.