Marc Brouillette, l'ingénieur devenu infirmier à Info-Santé

Marc Brouillette ne reviendrait pas en arrière, il... (Photo Le Soleil, Yan Doublet)

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Marc Brouillette ne reviendrait pas en arrière, il adore son choix de carrière dans les soins infirmiers.

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La profession d'infirmière et d'infirmière auxiliaire change et s'adapte aux besoins. Dans cette série d'articles, les journaux du Groupe Capitales Médias abordent certaines questions qui préoccupent ces professionnelles. Prochain rendez-vous : le 26 mai 3e de 4 »

(Québec) Marc Brouillette ne reviendrait pas en arrière dans sa carrière. Il ne quitterait pour rien au monde son poste au Centre Info-Santé de Québec, ni pour un poste à l'hôpital, ni ailleurs dans le réseau de la santé.

Infirmier depuis 12 ans, il oeuvre dans une seconde carrière, lui qui a entamé son parcours sur le marché du travail comme ingénieur dans le monde agricole. «Je voulais sauver le monde par l'agriculture et nourrir le monde, raconte-t-il. Mais ce n'était pas ma voie. J'étais attiré par les soins». 

Prendre soin des autres, c'était dans sa nature. Il l'avait vécu lors d'un séjour d'un mois en Haïti où il devait soigner les gens. Alors, il a tout quitté du monde agricole pour se consacrer à sa passion en devenant infirmier. D'abord dans les soins à domicile au centre-ville de Québec avant de passer chez Info-Santé il y a un peu plus d'un an, car il cherchait à relever de nouveaux défis.

«J'avais une bonne expertise auprès des personnes âgées, mais à Info-Santé, le travail couvre beaucoup plus large. J'ai beaucoup appris depuis un an et quelques mois et j'apprends encore tous les jours», affirme M. Brouillette. «C'est un travail très stimulant et enrichissant. J'ai beaucoup appris sur les problèmes des enfants, sur ceux des femmes aussi. Sur les suites aux opérations, les examens et les complications.»

Lorsque les personnes appellent à Info-Santé, le travail de l'infirmier ou de l'infirmière est d'abord d'évaluer la situation, de rassurer la personne et de lui conseiller des mesures à prendre lorsqu'il n'est pas nécessaire de se rendre à l'hôpital ou chez le médecin dans l'immédiat.

Les cas qu'il trouve les plus difficiles à gérer sont ceux de personne ayant des idées suicidaires. «J'ai eu un cas du genre dans les premières semaines de travail. Ce sont vraiment des cas qui nous sortent de notre zone de confort. Mais nous ne sommes pas seuls. Le crayon que j'envoie par-dessus le paravent fait que la collègue à côté va chercher le superviseur pour avoir un coup de mains. Même dans nos cubicules, nous ne sommes pas isolés, nous travaillons en équipe.» Avec l'équipe d'Info-Social, des cas semblables seront supportés par les intervenants du secteur pschyco social.

Selon les périodes de l'année, les cas sont différents. L'hiver ce seront les cas de grippe, les gastroentérites. «Ce sont des cas assez faciles à évaluer et nous pouvons donner des conseils pour les soins à la maison et les diriger vers le bon service en cas de complication», continue M. Brouillette. «L'été c'est autre chose. J'ai déjà commencé à avoir les premiers appels à propos des piqûres de guêpes et d'abeilles. Les fins de semaine, ce sont des appels à la suite d'une opération. Il se passe quelque chose d'inhabituel et les gens veulent savoir quoi faire.»

S'il ne voit pas les gens qui lui parlent au téléphone, Marc Brouillette raconte que lui et ses collègues ont développé une forme de sixième sens. «C'est peut-être à cause de mon travail en soins à domicile, mais lorsque les personnes me parlent je les vois dans leur maison. On voit pratiquement tout ce qu'ils nous décrivent, les boutons ou les plaies.»

Dans son travail, il fait aussi de l'éducation pour défaire de fausses croyances du genre : si je tousse, je vais prendre du lait et ça va cesser, alors qu'il n'y a pas de rapport entre les deux situations. Ou pire, la personne qui subit une gastroentérite se dit puisque je ne garde rien, je vais cesser de boire, ça va cesser. C'est tout le contraire, car la personne doit s'hydrater.

Dans toutes les situations, comme infirmier, je me sers de mon jugement, de mon expérience pour donner les bons conseils. Nous ne sommes pas minutés dans notre travail. Je prendrai toujours le temps qu'il faut pour bien orienter la personne qui appelle», conclut-il.




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