Soeur Lise Tanguay

Histoire d'une infirmière par vocation

Soeur Lise Tanguay, supérieure générale des Augustines, parle... (Photo Le Soleil, Patrice Laroche)

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Soeur Lise Tanguay, supérieure générale des Augustines, parle de la tradition des infirmières implantée par sa communauté en Nouvelle-France.

Photo Le Soleil, Patrice Laroche

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La profession d'infirmière et d'infirmière auxiliaire change et s'adapte aux besoins. Dans cette série d'articles, les journaux du Groupe Capitales Médias abordent certaines questions qui préoccupent ces professionnelles. Prochain rendez-vous : le 26 mai 3e de 4 »

(Québec) Si elle avait à refaire ses choix, soeur Lise Tanguay ne changerait rien. Elle serait infirmière et choisirait la vie religieuse. Non pas que le parcours ait été facile, mais elle affirme que c'était sa vocation. L'appel était clair.

Elle avait un exemple dans sa vie quotidienne pour choisir la profession d'infirmière. Sa mère était bénévole pour l'Ambulance Saint-Jean. Elle accompagnait sa mère au kiosque de l'Ambulance à l'Anse-aux-Foulons où elle soignait les gens du secteur.

«J'ai hérité de ma mère ce goût de prendre soin des autres. Elle qui était l'infirmière de la famille», raconte la supérieure générale de la Fondation du monastère des Augustines de la Miséricorde de Jésus.

Elle décide alors d'aller étudier à l'école d'infirmières de l'hôpital des Augustines à Saint-Georges avant d'entrer dans la communauté en 1965. En 1968, après trois ans de formation comme novice chez les Augustines, elle commence son travail d'infirmière à l'âge de 25 ans. Elle se perfectionnera en nursing à l'Université Laval dans les années 70.

Ayant commencé au département de chirurgie, elle a vu l'évolution de la médecine et des soins notamment dans le traitement des cancers, des traitements plus invasifs et plus durs sur les personnes que les traitements actuels.

Par la suite, elle passera 10 ans comme responsable du département de psychiatrie. Puis, sa communauté lui demande d'occuper d'autres fonctions au conseil général en 1985.

Présence

Comme infirmière et comme religieuse, elle affirme qu'elle n'a jamais rien imposé de ses croyances ou de ses convictions aux patients. Que ce soit pour les soins physiques ou les soins de l'âme, elle était présente. Mais elle n'hésitait pas à répondre aux personnes qui l'interrogeaient sur la vie après la mort. Elle répondait : «Je ne sais pas, personne n'est revenu pour nous le dire. Je crois que c'est un passage, comme celui de la naissance. Dans ma foi, je crois que c'est un passage vers une nouvelle vie», raconte-t-elle en décrivant son espérance.

Or, ses convictions quant aux soins du corps et des âmes, qui lui viennent entre autres des traditions des infirmières augustines, elle les voit et elle les sent se poursuivre dans l'oeuvre du Monastère jouxtant l'Hôtel-Dieu. «C'est notre tradition d'hospitalité qui continue», conclut-elle.




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