Pour une vision plus large de la santé

De plus en plus d'aînés souhaitent demeurer à... (123rf, Katarzyna Biav)

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De plus en plus d'aînés souhaitent demeurer à domicile. Les soins à domicile sont donc voués à prendre de l'importance.

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La profession d'infirmière et d'infirmière auxiliaire change et s'adapte aux besoins. Dans cette série d'articles, les journaux du Groupe Capitales Médias abordent certaines questions qui préoccupent ces professionnelles. Prochain rendez-vous : le 26 mai 3e de 4 »

<p>Gabrielle Thibault-Delorme</p>
Gabrielle Thibault-Delorme

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) La profession d'infirmière et d'infirmière auxiliaire change et s'adapte aux besoins actuels. À l'occasion de la Semaine de l'infirmière et de la tenue du premier Symposium des leaders en santé, les journaux du Groupe Capitales Médias font le point sur les objectifs des deux ordres professionnels et avec des personnes engagées sur le terrain. 1er de 4

«Je ne sais pas quel poids a la prévention aujourd'hui dans le système de santé, mais je ne suis pas sûr que ça a un très gros poids.»

Selon Vincent Dumez, codirecteur de la Direction collaboration et partenariat patient (DCPP) de la faculté de médecine de l'Université de Montréal, au Symposium des leaders en santé, la prévention et la proximité sont deux éléments-clés dans le bon fonctionnement de notre système de santé.

Celui qui représentera les patients au cours du Symposium des leaders en santé pense qu'«il faut préparer le patient à prendre soin de lui-même».

«Les gens vont toujours préférer rester chez eux. Et on sait aujourd'hui qu'une personne qui est hospitalisée est beaucoup plus à risque que si elle est à la maison», relève-t-il, abordant à la fois les risques de contracter d'autres maladies lors du séjour en centre hospitalier et les impacts sur la santé mentale, notamment les risques de démence chez les personnes âgées lors d'une hospitalisation.

Pour le moment, croit-il, la vision du système de santé est centrée sur le séjour à l'hôpital. Mais il faudrait, selon lui, avoir une vue plus large, soit avant que le patient n'entre à l'hôpital et après, une fois qu'il a reçu des soins et qu'il, ou l'un de ses proches, doit s'occuper de sa condition.

«Il faut un peu plus de contrôle sur l'ensemble des ressources d'un même territoire.»

Grande contradiction

Surtout dans une vision actuelle qui souhaite que les patients restent à domicile le plus longtemps possible. Voilà une grande contradiction, relève Vincent Dumez, qui constate que les soins à domicile ne sont pas beaucoup financés, alors qu'ils diminuent de beaucoup la pression sur le système de santé, en plus de coûter moins cher au bout du compte.

Il mise sur une meilleure collaboration interprofessionnelle, se réjouissant du rôle de plus en plus élargi accordé aux infirmières, qui peuvent notamment prescrire depuis janvier.

«C'est super important, mais ce n'est pas assez encore. Il faut aller plus loin.»

«Les infirmières praticiennes spécialisées, il faut qu'il y en ait encore plus au Québec, qu'il y en ait davantage qui soient formées, qu'elles soient intégrées dans les GMF [Groupes de médecine familiale] [...] Quand on parle de mieux préparer les patients, ce n'est pas juste le médecin», affirme-t-il.

Investir davantage dans les soins à domicile implique d'investir davantage dans les infirmières, conclut-il. Ce sont elles qui se déplacent le plus souvent pour prodiguer des soins et pour jouer un rôle de support auprès des proches.

M. Dumez prône un plus grand dialogue entre les professionnels de la santé, et il souhaite que les patients et leurs proches soient partie prenante de ce dialogue. Surtout que près de 50 % de la population est atteinte d'une maladie chronique (diabète, asthme, hypertension, etc.) et nécessite des soins réguliers.

«Un exemple»

«Je m'attends à ce qu'on construise ensemble», dit-il, espérant que la place laissée au patient lors du Symposium influencera celle laissée aux patients au coeur du système de santé.

«Je pense que ça peut donner un exemple», ajoutant que lors d'un changement de structures, l'implication des patients est nécessaire pour une bonne réforme.

«Le défi avec les patients, c'est de les reconnaître comme des acteurs de soins. Un patient atteint de maladie chronique va assumer une bonne partie du processus de soins.» Les familles et les proches sont également des acteurs de soin, et le défi est le même pour eux, ajoute-t-il.

Lorsqu'un patient ou l'un de ses proches ne peut prendre soin de lui-même, la responsabilité retombe sur le système, dit-il. Et cela, même avant que la maladie ne survienne. La prévention, l'adoption de bonnes habitudes de vie jouent un rôle-clé pour diminuer la pression sur les hôpitaux.

«Aujourd'hui, on se concentre principalement sur l'efficacité des établissements de santé. Et on se concentre finalement très peu sur la partie du processus de soins qui est à l'extérieur des établissements de santé et qui est assumée par les patients et leurs proches.»

Ce premier Symposium des leaders en santé prend fin aujourd'hui, à Montréal.

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