Place au dernier-né, le iPhone X

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Phil Schiller, un des responsables du groupe Apple

AP, Marcio Jose Sanchez

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Glenn Chapman, Julie Charpentrat
Agence France-Presse
Cupertino

Pour les 10 ans de l'iPhone, Apple a dévoilé mardi trois nouveaux modèles, dont le très attendu modèle de luxe baptisé X - à prononcer «10» - qui sera vendu à partir de 999 $US et offert seulement début novembre.

Ce modèle anniversaire, plus rapide et plus puissant que les autres modèles d'iPhone, «va ouvrir la voie à la technologie pour la prochaine décennie» et constitue «la plus grande avancée depuis l'iPhone original» lancé en 2007, a affirmé le pdg du groupe Tim Cook devant des centaines d'invités, lors d'une présentation au nouveau siège social aux allures de soucoupe volante, situé à Cupertino, au sud de San Francisco.

L'iPhone X présente une nouvelle physionomie : il ne dispose plus du célèbre bouton rond «Home» habituellement situé en bas de l'écran, car ce dernier recouvre la quasi-totalité de la face avant de l'appareil. Comme attendu par les analystes, ce modèle dispose d'un écran dernier cri OLED, qui offre une image plus nette et plus contrastée que le standard LCD.

Autre nouveauté, cette version se déverrouille par reconnaissance faciale.

Il est «verrouillé jusqu'à ce que vous le regardiez et qu'il vous reconnaisse», a indiqué un des responsables du groupe Phil Schiller sur la scène du Steve Jobs Theater. Ce système de reconnaissance par les traits du visage, «c'est l'avenir» du déverrouillage des iPhone, a-t-il ajouté. Le Face ID utilise des capteurs et un appareil photo qui permettent d'appréhender les traits en trois dimensions, empêchant du même coup de tromper le système avec une simple photographie.

Les amateurs devront tout de même débourser 999 $US (1216 $) pour le modèle d'entrée de l'iPhone X (64 Go de stockage), mais surtout attendre le 27 octobre pour le commander, avant des livraisons le 3 novembre, ont précisé les responsables du géant technologique.

Des rumeurs persistantes évoquaient depuis plusieurs semaines une disponibilité tardive du modèle, en raison de retards de fabrication en Asie.

iPhone X

L'iPhone X est «vraiment une merveille d'ingénierie, surtout comparé au 7 et au 8. Et ce n'est pas une simple copie des modèles des concurrents», a réagi l'analyste Patrick Moorhead dans une note, affirmant que même à 999 $US comme prix d'entrée, «il y aura de longues files d'attente» pour l'acheter.

En Bourse, le titre bougeait peu, en clôturant à 160,86 $, en baisse de 64 ¢ ou 0,40 %.

Depuis son lancement en 2007, l'iPhone s'est écoulé à plus d'1,2  milliard d'exemplaires. Apple a encore vendu plus de 40 millions d'iPhone entre avril et juin, mais les ventes montrent des signes d'essoufflement.

Comme attendu, Apple a aussi dévoilé deux autres modèles d'iPhone, plus classiques, l'iPhone 8 et l'iPhone 8 Plus, offerts le 22 septembre à partir de 699 $US et 799 $US (de 850 $ et 973 $) respectivement. Ceux-ci font la part belle à la réalité augmentée, qui permet d'insérer des personnages de jeux vidéo ou des objets dans un univers réel. Elle est considérée comme un axe d'avenir majeur pour les téléphones mobiles.

Ils disposent d'une façade arrière en verre plutôt qu'en métal.

Les trois modèles présentés mardi permettent le chargement sans fil, une fonctionnalité déjà disponible chez le grand rival d'Apple, le sud-coréen Samsung.

AppleTV et Apple Watch

Le groupe a aussi dévoilé un nouveau modèle d'AppleTV, capable de diffuser des programmes en 4K (ultra haute définition) ou encore une version 3 de sa montre Apple Watch, capable de se connecter directement aux réseaux mobiles, sans passer par l'iPhone. Son propriétaire peut donc passer des appels ou écouter de la musique en continu.

La présentation avait débuté vers 10h (13h, heure de Québec) par un hommage au cofondateur et ancien patron Steve Jobs, décédé d'un cancer en 2011. «Steve était un génie», a lancé le patron Tim Cook, les larmes aux yeux, sur la scène du Steve Jobs Theater, officiellement inaugurée à cette occasion.

Apple et Samsung règnent sur les téléphones intelligents avec environ 12 et 23 % du marché respectivement.

Le pdg d'Apple, Tim Cook, devant l'image du... (AFP, Josh Edelson) - image 2.0

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Le pdg d'Apple, Tim Cook, devant l'image du tout nouveau iPhone X

AFP, Josh Edelson

Le précurseur depuis 10 ans

Lorsque Apple a lancé son premier iPhone, il y a 10 ans, l'entreprise californienne venait troubler le monde de la téléphonie mobile avec un appareil connecté sur le Web, un clavier virtuel et quelques autres gadgets, mais surtout avec un écran plus grand que tout ce qui existait sur le marché.

À l'époque, des grands comme Nokia et BlackBerry se demandaient comment cet intrus pourrait survivre. Dix ans plus tard, force est de constater que l'idée de Steve Jobs continue de faire mouche à chaque sortie.

«Au départ, c'était la transformation du iPod en appareil multifonctions. C'était avoir le Web dans ses mains», se souvient Pierre-Luc Simard, directeur technique chez Mirego. Ce iPod traité aux hormones de croissance avec le Web accessible de partout et la fonction téléphone par surcroit a transformé la téléphonie mobile par ses diverses transformations.

Avec le modèle 3G en 2008, plus rapide que ses prédécesseurs, arrivait une autre nouveauté. «C'était le début de l'App Store, continue M. Simard. L'utilisateur pouvait ajouter des applications utiles même s'il n'y avait que 500 choix dans la boutique en ligne.»

Le glas des GPS dans les autos

Les développeurs n'ont pas loupé le coche et les applications se comptent par millions maintenant. Le téléphone multifonctions (téléphone dit intelligent) était né. Avec l'ajout des cartes routières, l'iPhone sonnait le glas des GPS dans les autos.

«Avec le premier iPhone et les versions suivant, Apple ouvrait une fenêtre sur le monde, ajoute M. Simard. Avec les besoins grandissants en données et en bande passante, Apple forçait les fournisseurs de signal cellulaire à s'ajuster tellement les utilisateurs étaient accros à leur téléphone.»

Avec les versions 4 et 4S du iPhone, dotées d'une meilleure caméra, «Apple inaugurait l'ère des selfies [égoportraits] et les souvenirs dans le téléphone», constate M. Simard. Et à cette époque le clavier virtuel autrefois lourdaud et lent devenait aussi rapide que le clavier physique des concurrents.

«Apple est à l'origine de nombreuses transformations, précise M. Simard. Des changements arrivaient au bon moment avec les améliorations technologiques. Il suffit de penser à la disparition de la prise pour les écouteurs au moment où les écouteurs Bluetooth devenaient plus performants.»

Cette fois, avec la disparition du bouton «Home» des prochains appareils et de l'identification par l'empreinte digitale au profit de la reconnaissance faciale et de la gestuelle pour revenir à l'écran de départ, Apple provoque à nouveau un changement de paradigme, estime le spécialiste des technologies de Mirego.

Si l'on reproche à l'entreprise de Cupertino d'avoir choisi un environnement fermé et un contrôle total de son écosystème, il demeure que l'iPhone a un fort taux de pénétration chez les usagers à cause de son niveau de sécurité et sa facilité d'utilisation.  Yves Therrien, Le Soleil




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