StatsRadio vise le trône de Numeris

StatsRadio est une jeune pousse technologique de Québec... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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StatsRadio est une jeune pousse technologique de Québec qui commercialise un outil d'analyse d'audience fournissant des statistiques d'écoute en temps réel aux radiodiffuseurs et aux annonceurs.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Vouloir détrôner Numeris, une organisation jadis connue sous le nom de Sondages BBM qui mesure les auditoires des stations de radio au Canada depuis 1944, suppose une bonne dose d'audace de la part du prétendant.

«Nous nous sentons parfaitement à l'aise dans le rôle de David affrontant Goliath», affirme Louis-Philippe Sutton, cofondateur et président de StatsRadio, une jeune pousse technologique de Québec qui commercialise un outil d'analyse d'audience fournissant des statistiques d'écoute en temps réel aux radiodiffuseurs et aux annonceurs.

«Nous proposons une nouvelle façon de chiffrer l'écoute réelle de la radio», résume le jeune entrepreneur en affirmant que StatsRadio entend dépoussiérer l'industrie de la radio. «C'est vrai, nous avons l'ambition de détrôner Numeris!»

La méthode pour mesurer les cotes d'écoute à la radio ou à la télévision n'a guère évolué au fil des ans. 

À Québec, par exemple, les radiodiffuseurs reçoivent leur «bulletin» deux fois par année. Au printemps et à l'automne.

«Avouons-le, ça fait un peu archaïque, surtout que les nouveaux médias numériques comme Facebook et Google AdWords sont en mesure de fournir de l'information en temps réel. Un annonceur sur Facebook, par exemple, peut savoir à la fin de la journée combien de consommateurs ont vu sa publicité au cours des dernières heures», explique Louis-Philippe Sutton, un «amoureux» de la radio qui a été conseiller publicitaire à Énergie, puis propriétaire d'une agence de placement publicitaire avant de se lancer dans l'aventure de StatsRadio en compagnie de Benoît Pelletier en 2014. Depuis, trois associés - Marc-Olivier Duval, Jonathan Lessard et Alexandre Walsh - se sont greffés au duo de fondateurs.

«Moi, je crois à l'importance et à la pertinence de la radio. Si, comme les journaux, ses revenus s'effritent au profit des médias numériques, elle demeure un canal de communication performant. Elle a cependant besoin d'outils d'analyse modernes pour démontrer la performance de son antenne et des campagnes publicitaires diffusées sur ses ondes et, au besoin, pour améliorer leur programmation. C'est que StatsRadio leur apporte.»

Quant aux annonceurs, «ils sont plus exigeants, ils recherchent un rendement satisfaisant de leur investissement publicitaire et pour y arriver, ils veulent être en mesure de suivre en temps réel la performance de leur campagne publicitaire, comme le permettent de faire les Facebook de ce monde.»

Première ronde de financement

La nouvelle façon de chiffrer l'écoute réelle de la radio mise au point par StatsRadio se fait, évidemment, par l'utilisation de moyens technologiques de traitement des données développée à l'interne, mais aussi par la collecte de données auprès d'auditeurs triés sur le volet à partir d'un échantillon représentatif de personnes qui écoutent la radio sur le web.

Déjà, une vingtaine de radiodiffuseurs québécois, dont plusieurs appartenant au réseau Attraction Radio,  font confiance à StatsRadio qui espère convaincre des joueurs majeurs comme Bell et Cogeco d'adopter sa technologie.

L'Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec et Radio Unie Target, qui représente plus de 250 stations de radios indépendantes au Québec et au Canada, ont applaudi l'arrivée de StatsRadio sur le marché. 

La recherche de financement demeure un enjeu pour une jeune pousse comme StatsRadio qui veut rapidement faire sa place - avant de se la faire chiper par un concurrent - alors que ses revenus demeurent encore modestes. 

La gang de StatsRadio peut maintenant compter sur l'afflux de nouveaux capitaux pour poursuivre sa croissance, principalement à l'extérieur de la Belle Province.

En effet, l'entreprise a annoncé, la semaine dernière, la concrétisation d'une première ronde de financement auprès d'un groupe de cinq anges investisseurs de la région de Québec composé de Martin Dion, Martin Gagnon, Paul Malouin, Dominique Meyer et Serge Y. Tremblay.




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