Un spectacle en réalité virtuelle signé Bell

Pour Bell, c'était une expérience de rendre possible... (fournie par Bell)

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Pour Bell, c'était une expérience de rendre possible pour «la première fois un événement culturel en réalité virtuelle en direct au Canada».

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(Québec) La semaine dernière, j'ai pu assister à l'intégrale du spectacle de Karim Ouellet, présenté sur la Place des festivals durant les Francofolies. J'étais bien assis sur la scène, juste à côté de la batterie... Une présence virtuelle, faut-il préciser.

Bell m'a fourni le casque de réalité virtuelle et un téléphone Samsung, et des écouteurs, pour que je fasse l'expérience sur le réseau sans fil à très haute vitesse à la maison. Pour Bell, c'était aussi une expérience de rendre possible pour «la première fois un événement culturel en réalité virtuelle en direct au pays. Nous trouvons pertinent d'offrir cet accès aux amateurs de musique, peu importe où ils se trouvent dans le monde», m'avait-on expliqué par courriel.

L'expérience est intéressante. Plus que celle que j'ai faite avec des parties de hockey cet hiver avec un diffuseur des matchs en direct. Ça bougeait pas mal trop avec les mouvements de trois caméras d'un bout à l'autre de la patinoire. Étourdissant.

Cette fois, il fallait choisir l'une des deux caméras sur la scène et se laisser bercer par la musique. Car changer de caméra, c'était une sinécure. En regardant tout autour, je pouvais voir les musiciens, m'attarder sur les attitudes des musiciens ou les mouvements du chanteur, mieux que si j'avais été au milieu de la foule. Et je pouvais voir la foule qui s'amusait. Certains spectateurs sur place vivaient aussi l'expérience avec le casque de réalité virtuelle.

Les images étaient correctes, mais parfois très pixellisées. La cause vient certainement du flot de données à diffuser. Mais c'était meilleur que regarder sur un grand écran comme pendant le Festival d'été de Québec (FEQ) à 700 mètres de la scène.

Mon cerveau commence à être habitué à la réalité virtuelle, de sorte que je n'ai pratiquement plus d'étourdissements. C'est le cas pour 40 % des humains, indiquent les études sur le sujet. Le cerveau interprète les images, mais il y a une désynchronisation avec les sensations du corps provoquant les étourdissements ou pire parfois. J'ai quand même dû retirer le casque une couple de fois pour reposer le cerveau quelques minutes tout en écoutant la musique.

L'avantage du spectacle en réalité virtuelle, c'est qu'il permet d'assister à la prestation sans se casser la tête avec le stationnement, la circulation et les autres irritants. Par contre, côté émotions, ce n'est pas comme être sur place. Si l'on voit l'excitation de la foule, si l'on entend la joie, la fébrilité ou le contentement des spectateurs, on ne le ressent pas. La foule réelle crée une ambiance que l'on ne peut que constater.

Mieux que la télé

C'est une bonne idée de pouvoir assister à un spectacle à distance. C'est encore mieux que la télé, même une très grande télé. Par contre, il faudra que le flot de données transmises s'améliore sur une bande passante à très haut débit. 

Dans quelques jours, dans le Pavillon Bell situé dans le coeur du FEQ, les spectateurs pour voir des innovations technologiques dont la réalité virtuelle. Pour l'instant, Bell ne semble pas encore prête à faire de la diffusion de la réalité virtuelle en direct. Mais ça ne veut pas dire que le diffuseur ne se prépare pas sérieusement. J'imagine que ça deviendra une option dans peu de temps.




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