Les réseaux sociaux réforment la pub

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La journaliste britannique Kate Russell a expliqué mardi, à l'occasion du Web à Québec, le virage radical imposé à la publicité par les réseaux sociaux.

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(Québec) Les médias sociaux changent radicalement la donne dans le monde de la publicité. La méthode traditionnelle d'inonder l'espace médiatique dans l'espoir qu'un client potentiel morde à l'appât est révolue.

C'est ce qu'affirmait mardi la journaliste britannique Kate Russell qui traite de la technologie à la BBC depuis plusieurs années, et qui a été reconnue comme la 13e personne la plus influente dans le secteur des technologies au Royaume-Uni. 

Personne ne peut faire de la publicité comme avant. Les adeptes des réseaux sociaux font davantage confiance à l'opinion de leur cercle d'amis qu'aux discours promotionnels et publicitaires des entreprises, peu importe leur taille. Ils écoutent ceux qu'ils suivent quotidiennement.

«La publicité doit miser sur les influenceurs, les communautés d'intérêts, les segments de marché précis», ose avancer Mme Russell en entrevue. «Il faut choisir le bon canal, car les consommateurs ont changé leur mode d'interaction avec les produits et les entreprises.»

Dans son entretien «influencer les influenceurs» lors de l'événement Web à Québec de la Semaine numérique de Québec, Mme Russell rappelait aux spécialistes en communication et aux entrepreneurs de la salle qu'ils devaient être clairs et précis dans leurs communications avec les journalistes en technologies, avec les blogueurs, les «youtubeurs», «instagrammeurs» et influenceurs des réseaux sociaux. «Laissez tomber les superlatifs, venez-en au fait directement. Après trois lignes, un paragraphe tout au plus, s'ils ne sont pas accrochés, ils ne liront plus. Ils passeront au prochain message. Ne leur dites pas quoi penser, ça, c'est leur travail. Soyez précis, intègres, proposez-leur un essai du produit, une exclusivité, une opportunité d'entrevue et ils vous écouteront.»

En fonction du public

Pour elle, il faut choisir les influenceurs en fonction du public visé. Et le public en fonction de ses intérêts. Elle donne l'exemple sur Facebook : «Les gens qui cliqueront sur une publicité de nourriture pour chats auront certainement un chat à la maison. C'est direct comme interaction. C'est un public cible plus intéressant que celui d'une émission à grande écoute, car l'auditeur pourrait bien aller se servir un café pendant la diffusion de la publicité qui ne l'intéresse pas. Ils n'ont pas de chat!» À son avis, viser de petits volumes de gens intéressés vaut mieux qu'une audience trop large.

«Regardez sur YouTube les millions de visionnements sur ce site d'une personne qui ne présente que le déballage de produits (unboxing channels). Ça fonctionne», lançait-elle, preuves à l'appui. «Ou encore Zoella qui parle de produit de beautés avec 8 millions de personnes qui la suive sur Twitter, 10,8 millions d'abonnés sur Instagram et des millions d'autres sur YouTube. Ce sont des gens comme elle qu'il faut convaincre. C'est plus efficace que n'importe quelle publicité traditionnelle.» Et même les sites de sociofinancement comme Indiegogo ou Kickstarter sont d'une efficacité sans borne lorsque la communauté appuie un projet, expose-t-elle

Le numérique et les réseaux sociaux changent dramatiquement l'ordre établi. Les entrepreneurs qui veulent faire connaître leurs idées, leurs produits et leurs projets n'ont pas le choix de s'adapter en suivant la vague que façonne la population dans les nouveaux modes d'interactions. 

C'est comme cela que le coeur de la Semaine numérique s'est mis à vibrer plus fort mardi matin avec le débarquement de plus de 1200 participants aux nombreuses activités du Web à Québec et les quelque 80 présentations des trois jours d'activités.

Déjà, au petit-déjeuner, les discussions battaient leur plein, soulignait Pierre-Luc Lachance, directeur général de Québec numérique. «C'est ce que nous avons toujours visé : favoriser les échanges et les interactions dans l'écosystème numérique de Québec.»

Et une surprise attendait toute cette foule à l'heure du lunch. Sébastien Plante, des Respectables, est venu pimenter le repas avec des accents de rock. Sa présence, dans l'espace Crackmedia, avait été rendue possible à cause des liens de longue date entre le musicien et l'entreprise de Saint-Roch.




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