Poker : la machine arrive à bluffer l'humain

«Le poker est un grand défi en intelligence... (La Presse canadienne, Ho-John Ulan)

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«Le poker est un grand défi en intelligence artificielle, car c'est la quintessence du jeu aux règles imparfaites», note le professeur Michael Bowling (au centre), dont l'équipe a conçu DeepStack.

La Presse canadienne, Ho-John Ulan

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Agence France-Presse
Washington

L'intelligence artificielle n'en finit pas de progresser, comme l'a prouvé le logiciel DeepStack, qui a battu au poker tous les joueurs professionnels qu'il a affrontés récemment, une grande première.

Dans une des variantes les plus complexes du poker, le «No Limit Hold'em», DeepStack a battu une trentaine de joueurs professionnels venus de 17 pays lors d'un tournoi disputé en décembre, ont précisé les concepteurs de ce programme objet d'une publication cette semaine dans la revue américaine Science.

«Le poker est un grand défi en intelligence artificielle, car c'est la quintessence du jeu aux règles imparfaites, dans lequel chacun des joueurs ne dispose pas de la même information et ne partage pas la même perspective», relève Michael Bowling, professeur à la faculté des sciences de l'Université d'Alberta, principal auteur de cette avancée.

Les chercheurs ont demandé à chaque joueur de jouer 3000 mains dans des parties durant un marathon de quatre semaines.

DeepStack comble les lacunes des différents logiciels déjà utilisés pour des jeux comme les dames, les échecs et le jeu de go, dont les règles sont entièrement rationnelles, pour intégrer l'intuition et la capacité de réajuster sa stratégie avec chaque nouvelle décision de jeu.

Mettre au point des approches permettant de résoudre les jeux aux informations imparfaites aura des applications qui vont au-delà du poker, explique Michael Bowling, citant en exemples le domaine médical pour déterminer les meilleurs traitements, la stratégie militaire et les négociations commerciales ou diplomatiques.

Polaris

L'équipe du professeur Bowling avait déjà mis au point en 2008 le logiciel Polaris, qui avait connu quelques succès au poker, avant de l'améliorer pour confronter la version du jeu «No limit hold'em» avec le logiciel Cepheus en 2015, et le dernier né encore plus sophistiqué, DeepStack.

Une équipe concurrente d'informaticiens de l'Université Carnegie Mellon a récemment testé avec succès un autre logiciel, Libratus, contre quatre des meilleurs joueurs mondiaux de poker lors d'un tournoi de 20 jours en février à Philadelphie. «La capacité de l'intelligence artificielle à raisonner en termes de stratégie avec des informations imparfaites surpasse désormais les meilleurs parmi les humains», avait alors pointé Tuomas Sandholm, professeur de science informatique à l'Université Carnegie Mellon.




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