Un mentor au bout du portable

Academos a lancé il y a quelques jours... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Academos a lancé il y a quelques jours son application mobile qui permet de se connecter rapidement avec un mentor.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Les jeunes qui ne savent pas quoi faire dans la vie peuvent maintenant trouver de l'inspiration à même leur téléphone. Academos a lancé il y a quelques jours son application mobile qui permet de se connecter rapidement avec un mentor.

«Il faut que l'orientation, ça devienne le fun! Alors ce qu'on a fait, c'est une sorte de Tinder, où on peut aimer et suivre des mentors», explique Catherine Légaré, présidente et fondatrice d'Academos. Les jeunes de 14 à 30 ans sont invités à se créer un profil et à indiquer leurs intérêts. L'application se chargera de leur suggérer des gens qui étudient ou travaillent dans un domaine qui est susceptible de les passionner.

Academos est un organisme sans but lucratif de cybermentorat qui existe sur le Web depuis 1999. Grâce à la collaboration de plusieurs écoles et entreprises, le réseau québécois compte déjà 2200 mentors et 46 000 jeunes. Mais Mme Légaré croit qu'il peut grandir encore étant donné que l'application permettra maintenant aux jeunes de dialoguer avec un adulte qui l'inspire à l'heure du dîner ou dans l'autobus en revenant de l'école. Bien sûr, tous les échanges entre les jeunes et leurs mentors sont filtrés et surveillés par l'équipe d'Academos, afin que tout se passe de façon sécuritaire.

Mme Légaré soutient que l'application s'adresse autant aux jeunes qui n'ont aucune idée de leur projet de carrière qu'à ceux qui terminent un baccalauréat et qui hésitent à aller travailler pour telle ou telle compagnie. D'ici quelques mois, l'application sera même dotée d'un outil de géolocalisation.

Briser le moule

Selon Catherine Légaré, les jeunes d'aujourd'hui doivent apprendre à bien s'orienter, parce qu'ils auront peut-être à le faire plus d'une fois dans leur vie. «Il faut briser le moule qu'il y a dans la tête des parents. Avant, il y avait une bible des métiers, on en choisissait un et on faisait carrière là-dedans toute notre vie. Aujourd'hui, tout est mouvant, en perpétuel changement», plaide-t-elle.

À ce propos, Mme Légaré cite des études qui concluent que 65 % des enfants qui sont présentement à la maternelle vont exercer un métier qui n'existe pas à l'heure actuelle. «Il n'y a aucune carrière qui va être linéaire.»

Mais il est quand même important pour les jeunes de cerner ce qu'ils aiment faire et d'avoir des projets de carrière, quitte à en avoir plusieurs. Un mémoire préparé par Academos indique que 75 % à 85 % des élèves entrent en 5e secondaire sans avoir d'idée précise de ce qu'ils souhaitent faire plus tard. Et cette «indécision vocationnelle» est un facteur de démotivation et d'échec scolaire.

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