Crakmedia veut recruter les «trumpophobes»

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L'entreprise de Québec Crakmedia cible notamment les travailleurs techno de la Silicon Valley, en Californie. L'État a connu de nombreuses manifestations anti-Trump, comme ici à Chicago.

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(Québec) Connaissez-vous la «Trumpophobie»? L'entreprise de Québec Crakmedia entend bien profiter du fait que plusieurs Américains ont été ébranlés cette semaine par l'élection présidentielle.

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Crakmedia

Comment? En invitant nos voisins du Sud qui ont peut-être grincé des dents lors de l'élection du 45e président des États-Unis, Donald Trump, mais aussi tous les autres travailleurs dans leur secteur, à faire le saut de l'autre côté de la frontière et à se joindre à eux. 

L'entreprise de marketing Web, qui brasse des affaires principalement à l'étranger, a lancé vendredi une campagne de recrutement baptisé Trumpophobic? We have a job for you in Canada! du côté des États-Unis. Avec cette action, elle espère embaucher au minimum une quinzaine de travailleurs. Ces postes sont également disponibles pour les travailleurs canadiens.

«On est en grosse croissance, on veut quasiment doubler le nombre de partenaires qu'on a à l'étranger. On a des ambitions très hautes. Alors, on est encore en recrutement», indique au Soleil Marie-Hélène Doyle Poirier, coordonnatrice en communication chez Crakmedia, notant avoir un budget jusqu'à 10 000 $ pour mener la campagne «de séduction». 

Pour joindre le plus de travailleurs possible de son secteur, Crakmedia a envoyé vendredi des courriels aux employés d'environ 150 compagnies, notamment chez Google. 

«Au Canada, on a l'immigration choisie, on préfère avoir quelqu'un qui a déjà une job, qui veut investir ici ou qui a de la famille ici. Nous, ce qu'on veut, c'est cibler la Californie, la Silicon Valley et les entreprises technologiques là-bas», explique Mme Poirier, ajoutant chercher à pourvoir des postes de développeurs ETL, d'analystes de données et de chefs de produit en marketing, entre autres. 

Marketing international

Installé dans le quartier Saint-Roch, Crakmedia, qui a vu le jour en 2006, compte une centaine d'employés. L'entreprise gère un réseau publicitaire générant plus de 50 milliards d'affichages par mois ainsi que des ventes quotidiennes dans plus de 200 pays et territoires. L'an dernier, son chiffre d'affaires a été de près de 50 millions $.

Mme Poirier confie avoir opté pour une telle campagne entre autres après avoir remarqué que le site Web de Citoyenneté et Immigration Canada a éprouvé des difficultés, mardi, lors de l'élection présidentielle américaine.

«Ça prend beaucoup de trafic pour faire sauter les serveurs d'Immigration Canada. Ça donne à croire que la vague est beaucoup plus importante que lors de l'élection d'Obama. Et aussi, cette fois, les gens qui regardent ont voté pour Hillary Clinton, et je pense que culturellement le match est meilleur», souligne la porte-parole. «Les États-Unis, historiquement, sont très bons pour aller chercher des cerveaux à travers le monde. C'est sûr qu'avec un président qui a des idées conservatrices par rapport à l'immigration, ça donne la chance aux pays frontaliers d'aller chercher ces cerveaux-là», poursuit-elle.

Si certains candidats manifestent de l'intérêt, Crakmedia prévoit les accompagner dans leurs démarches pour s'installer au Canada.

«On a des cours de français et d'anglais offerts gratuitement. Ça peut quand même être une opportunité. Ils ont la chance de venir apprendre le français. S'ils ne peuvent pas s'intégrer au jour 1, à cause de la langue, eh bien, ils vont pouvoir le faire éventuellement», indique Marie-Philip Gariépy, coordonnatrice des ressources humaines chez Crakmedia.

«On travaille avec des sous-traitants qui aident pour la facilitation à la relocalisation. C'est des gens qui vont aider à chercher un logement et trouver une école pour les enfants», renchérit Mme Poirier.

Avec Gabrielle Thibault-Delorme

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