GéniDrone à la conquête du marché du drone civil

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La fondatrice de GéniDrone, Maude Pelletier, a plusieurs projets pour sa jeune compagnie dont le carnet de contrats est déjà bien garni.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Une jeune compagnie de Québec, GéniDrone, souhaite envahir le marché du drone civil canadien. L'entreprise en démarrage a dernièrement signé un partenariat avec AltiGator, un fabricant de drones dont le siège social est basé en Belgique.

Fondée en février 2016, GéniDrone se spécialise dans l'acquisition et le traitement d'imageries aériennes. Bien que l'entreprise située à Lac-Beauport en soit toujours à ses premiers pas, son carnet de contrats commence à être bien garni. Grâce à cette entente, elle ajoute maintenant à son offre la revente et l'entretien de drones de la marque AltiGator, OnyxStar.

Cet été, GéniDrone a notamment été mandatée par la Ville de Québec pour évaluer du haut des airs les constructions non conformes à la réglementation qui auraient été faites sur la bande riveraine du lac Saint-Charles. La compagnie a également obtenu des contrats pour l'inspection d'éoliennes en Gaspésie et de coques de bateau, à Montréal. 

Le 12 septembre dernier, lors d'une mission commerciale à Nantes avec LOJIQ (Les Offices jeunesse internationaux du Québec), GéniDrone a rencontré plusieurs constructeurs importants de drones avec comme objectif d'enrichir ses connaissances du marché et de rapporter au Québec quelques nouvelles technologies.

«Nous visons à importer ces technologies au Québec en raison de leur robustesse, leur système évolué et leur développement de pointe en termes de sécurité. Les compagnies d'Europe sont une dizaine d'années en avance sur nous», indique au Soleil la fondatrice de GéniDrone, Maude Pelletier, ajoutant que ses services et ses produits s'adressent aux «entreprises professionnelles et industrielles». Le prix pour un drone peut varier entre 3000 $ et 100 000 $.

Surveillance industrielle

Au cours des prochains mois, Mme Pelletier veut augmenter son offre, en bonifiant sa technologie pour l'inspection industrielle et commerciale. «Je veux offrir aux clients des systèmes automatisés de drone pour la surveillance industrielle. Avoir plusieurs drones qui fonctionnent en continu et qui surveillent les défectuosités et les problèmes techniques», note la pdg, ajoutant que ses drones pourraient être utilisés notamment pour des plateformes pétrolières et des mines. «On pourrait même un jour s'en servir pour trouver des types de minéraux, comme de l'or.» 

La femme d'affaires de 32 ans souhaite également qu'un jour, ses produits soient adoptés par des secouristes, des pompiers ou des policiers. Soulignons qu'en décembre 2015, la Ville de Québec avait dit qu'elle testerait l'utilisation de drones pour ses opérations policières, de sécurité incendie et de sécurité civile. Un partenariat de deux ans de 280 000 $ avait alors été conclu avec l'entreprise EXO Tactik. 

«Je veux montrer que l'utilisation de drones peut être sécuritaire. Je veux qu'on puisse voler en dehors de la limite visuelle. Ce n'est pas permis pour l'instant au Québec [et au Canada]. En Europe, oui, car la technologie est plus sécuritaire, beaucoup d'instruments sont doublés [sur les drones], notamment le moteur», conclut Mme Pelletier, dont la compagnie offre également de la formation et du soutien technique pour les drones d'AltiGator.

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