Ubisoft gagne la première bataille contre Vivendi

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«Les actionnaires nous ont bien soutenu. Ça veut dire que la société va pouvoir se développer en ayant l'agilité dont elle a besoin», s'est réjoui le pdg d'Ubisoft, Yves Guillemot.

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Agence France-Presse
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L'éditeur de jeux vidéo Ubisoft a pu pousser un soupir de soulagement jeudi après avoir obtenu le soutien d'une majorité des actionnaires lors de son assemblée générale: le premier d'entre eux, Vivendi, a finalement fait profil bas, tout en affirmant son intention de rester au capital du groupe sur le long terme.

«Nous sommes très heureux du résultat des votes. Les actionnaires nous ont bien soutenu. Ça veut dire que la société va pouvoir se développer en ayant l'agilité dont elle a besoin», a déclaré le pdg d'Ubisoft, Yves Guillemot, à des journalistes.

La réunion des actionnaires a tourné au meeting de soutien à la famille fondatrice Guillemot avec des dizaines d'employés venus vêtus de tee-shirts rouges «I belYves» en hommage à leur pdg, ou bleus «We are Ubisoft», pour soutenir l'indépendance du groupe.

La société contrôlée par Vincent Bolloré, principal actionnaire d'Ubisoft avec plus de 22,8% du capital, avait réclamé en juillet une représentation «cohérente» avec sa prise de participation. Mais elle n'a pas proposé jeudi de résolution en ce sens et aucun représentant de la société n'a pris publiquement la parole.

Le clan Guillemot a en revanche vu ses résolutions clefs adoptées: les mandats du pdg Yves Guillemot, et de son frère Gérard, ont été renouvelés et les nominations de deux nouvelles administratrices indépendantes, Frédérique Dame et Florence Naviner, approuvées.

Seul couac durant cette assemblée générale: des résolutions autorisant notamment le conseil d'administration à distribuer gratuitement ou à accorder des bons de souscription ou d'achat d'actions au profit des dirigeants de la société ou des salariés ont été rejetées.

Dans un communiqué diffusé juste après l'assemblée, Vivendi a confirmé s'être abstenu lors des votes des résolutions. Le groupe de médias a toutefois répété «qu'il serait de bonne gouvernance d'être représenté au conseil (d'administration), eu égard à sa participation au capital de l'entreprise».

Vivendi attend son heure

Signe que la confrontation avec les Guillemot risque de durer, Vivendi a assuré que ses actions s'inscrivaient «dans la perspective d'un actionnariat à long terme» et rappelé qu'elles «bénéficieront d'un droit de vote double à partir de 2017».

Vivendi pourrait donc rester au capital de l'éditeur et attendre son heure pour influer sur sa stratégie.

Yves Guillemot a reconnu que le groupe avait «gagné une bataille importante pour la société» mais peut-être pas la guerre. «La tension se représentera peut-être l'année prochaine», a-t-il souligné en reconnaissant aussi le risque d'une offre publique d'achat (OPA).

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