L'INO veut créer 150 emplois d'ici cinq ans

«On souhaite augmenter notre masse critique de chercheurs»,... (Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

«On souhaite augmenter notre masse critique de chercheurs», affirme le pdg de l'Institut national d'optique, Jean-Yves Roy.

Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) L'Institut national d'optique (INO) espère pouvoir créer 150 nouveaux emplois à travers le pays d'ici cinq ans. Pour y parvenir, l'organisation affirme toutefois avoir besoin d'un coup de pouce financier plus important du provincial et du fédéral, et ce, malgré une année financière «exceptionnelle» où ses revenus externes ont atteint 19,3 millions $.

Au cours des derniers mois, les deux ordres de gouvernement ont annoncé soutenir l'INO pour un montant totalisant 50 millions $ chacun pour les cinq prochaines années. Le président du conseil d'administration de l'INO, Jean-Guy Paquet, a demandé, jeudi, lors de l'assemblée générale annuelle, que les gouvernements allongent 25 millions $ de plus afin que le centre de recherche et développement de la capitale demeure compétitif par rapport à ses concurrents et continue notamment de développer son expertise dans le domaine de l'optique-photonique.

Rappelons qu'en 2015, alors que les ententes quinquennales de financement avec Québec et Ottawa allaient prendre fin, l'INO demandait à chacun 75 millions $ sur cinq ans.

«Maintenir les investissements canadiens en optique-photonique au niveau actuel reviendrait à renoncer à notre position stratégique globale et à marginaliser sa contribution à l'économie canadienne», prévient M. Paquet, martelant que le statu quo n'est pas une option. «Nous ne pouvons pas rester immobiles.»

Le président du C. A. estime que, dans la prochaine décennie, deux technologies vont avoir une influence significative sur l'industrie de la consommation, soit l'Internet des objets et la robotique avancée. M. Paquet cite un rapport de McKinsey publié en 2015 qui affirme que les retombées économiques sur le plan mondial liées à l'Internet des objets se situeront à 6000 milliards $ en 2025, alors que celles liées à la robotique avancée à 4000 milliards $.

«L'optique-photonique aura un rôle majeur à joueur et sera une des technologies-clés transversales d'avant-garde qui sera exploitée afin de créer la richesse de demain», insiste M. Paquet, rappelant que l'Europe s'est engagée à investir dans ce domaine au moyen de son initiative Horizon 2020 100 milliards $ sur sept ans. Et les États-Unis, près 900 millions $ a été injecté à Rochester dans le domaine de la photonique intégrée.

Selon le pdg, Jean-Yves Roy, les fonds additionnels des gouvernements permettraient notamment de mettre la main sur de nouveaux chercheurs pour augmenter le service et la présence pancanadienne de l'INO.

«On souhaite augmenter notre masse critique de chercheurs, avoir plus de plateformes et servir plus de clients. C'est un incontournable pour être compétitif à travers le monde. L'optique-photonique est presque née à Québec», déclare M. Roy. «On veut être présent partout au Canada. Avoir plus de monde pour faire du démarchage en présentant les capacités de l'INO. Et avoir des équipes techniques qui vont faire en sorte que l'intégration du projet ne se fait pas à distance. Par exemple, pour des clients en Colombie-Britannique, avoir une équipe technique sur place pour implanter la solution. Au Québec, on voudrait également une équipe technique à Montréal».

Pour l'heure, l'INO possède de la main-d'oeuvre en Ontario et dans l'Ouest pour faire principalement du démarchage. «Tant qu'on n'a pas de sous, on ne peut rien faire», dit-il.

«Une excellente année» 

La dernière année a été «exceptionnelle» pour l'INO qui a atteint un taux d'autofinancement de 56,9 %. L'organisation a connu des résultats à la hausse pour une troisième année consécutive. Les revenus externes ont atteint 19,3 millions $, une croissance de 17,8 %. Ils proviennent des contrats de recherche et développement, de la vente de prototypes et de redevances de transferts. 

À ces revenus s'ajoutent 17,4 millions $ investis dans le cadre du programme de recherche interne de l'INO et 1 million $ d'autres revenus pour un total de 37,7 millions $ de revenus globaux.

Les investissements en recherche et développement ont permis à l'INO d'enrichir son capital scientifique et technologique de 20 nouveaux titres. Cela porte ainsi à 242 le nombre de brevets obtenus depuis sa création, en 1985.

L'INO, qui compte actuellement 200 employés, a également effectué cinq transferts technologiques et essaimé une nouvelle entreprise, RaySecur. Celle-ci a conçu une technologie d'imagerie pour la détection de lettres piégées.

En chiffres

  • 344 M$ en contribution au PIB Canadien
  • 4013 emplois créés/maintenus au Canada
  • 78 M$ en revenus fiscaux
  • 30 sociétés essaimées
  • 232 brevets
  • 64 transferts de technologie

Exemples de réalisations en 2015-2016

  • Système d'identification pour le tri de matières plastiques
  • Outil miniature de navigation 3D pour l'arthroplastie de la hanche
  • Sous-système d'optique adaptative pour le Télescope de trente mètres 
  • Système de vision pour contrôle de la qualité de pièces automobiles
Source: l'Institut national d'optique

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer