L'engouement mondial pour les courses de drones a gagné Montréal

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Le pilote professionnel de drones Ryan Walker est fier de dire que son bolide fait à la main peut atteindre une vitesse maximale de 130 kilomètres/heure.

La Presse Canadienne, Graham Hugues

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Morgan Lowrie
La Presse Canadienne
Montréal

Les engins volants défilent à toute vitesse dans une course où les collisions sont fréquentes. Heureusement, les pilotes, eux, restent au sol, sains et saufs.

Montréal s'est joint samedi à l'engouement mondial grandissant pour les courses de drones en inaugurant sa toute première exposition annuelle de drones. Les participants aux courses, munis de lunettes de réalité virtuelle connectées à des caméras fixées sur leur bolide, étaient immergés dans la conduite de leur drone, comme s'ils étaient à bord.

«Quand j'étais petit, je rêvais d'être un oiseau ou d'être Superman, a raconté un des organisateurs de l'exposition montréalaise sur les drones, Jason Mainella. Je crois que c'est la meilleure façon de se rapprocher le plus possible du sentiment qu'on doit ressentir [en volant].»

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Les participants aux courses sont munis de lunettes de réalité virtuelle connectées à des caméras fixées sur leur drone.

Plus grosse course au Canada

Des douzaines de pilotes ont mis leurs aptitudes à l'épreuve samedi lors d'un événement qui se tenait au stade Percival Molson, près du mont Royal. Plusieurs tentaient de se qualifier pour des courses de plus grande envergure, telles que le Championnat mondial de courses de drones ou la Coupe internationale de courses de drones d'Amérique du Nord.

Avec ses 50 participants, l'événement de samedi était le plus important du genre organisé au Canada jusqu'à maintenant.

Les courses de ces bolides à la fine pointe de la technologie sont considérées par plusieurs adeptes comme une discipline sportive. Quoi qu'il en soit, l'activité gagne en popularité à une vitesse exponentielle.

Si les drones existent depuis environ quatre ans, ce n'est que depuis six mois que les courses impliquant ces engins se multiplient.

Un tel essor a été rendu possible grâce à l'évolution technologique. L'amélioration du fonctionnement des caméras et de la rapidité de diffusion Web en direct a notamment permis de répandre l'intérêt pour cet appareil et d'attirer l'attention de commanditaires.

Une compétition qui a coûté 1 million de dollars a eu lieu en mars à Dubaï, soit le premier événement impliquant des dépenses aussi importantes. La chaîne de télévision sportive ESPN a par ailleurs annoncé en avril qu'elle ajouterait des courses de drones à sa nouvelle programmation.

Nouveaux adeptes chaque jour

Le club montréalais d'adeptes de courses de drones, FPV (pour «first person view»), attire de 50 à 60 nouveaux membres par jour, selon Jason Mainella. L'événement de samedi est susceptible de faire quadrupler les rangs de l'organisation, estime l'organisateur de l'Expo drone de Montréal.

«Quand j'appuie sur les touches des lunettes de réalité virtuelle, je suis le drone en temps réel», s'est exclamé Ryan Walker, un pilote professionnel de drones racontant comment il a eu la piqûre. «Je conduis comme un pilote de F1 dans le ciel.»

S'il existe différents types de courses, la plupart requièrent de six à huit participants. Les engins doivent faire le plus de tours possible en un laps de temps prédéterminé. Ceux-ci émettent de petits bruits stridents et souvent, entrent en collision avec un ou plusieurs véhicules adverses.

«Si vous n'avez pas d'accident, c'est que vous n'allez pas assez rapidement», résume le pilote Ryan Walker, expliquant que les collisions font partie du jeu.

Le vainqueur de la course est déterminé en fonction du nombre total de tours ou du temps record qu'a mis son engin pour effectuer trois tours.

Les intéressés peuvent se procurer un drone en magasin ou, comme les puristes, en construire un eux-mêmes. Ryan Walker est quant à lui fier de dire que son bolide fait à la main peut atteindre une vitesse maximale de 130 kilomètres/heure.

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