Le numérique sans frontières

Une partie de la délégation québécoise a pris... (Photo fournie par WG Productions)

Agrandir

Une partie de la délégation québécoise a pris part à une photo de groupe avec la secrétaire d'État chargée du numérique en France, Axelle Lemaire (au centre en noir).

Photo fournie par WG Productions

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Raphaelle Plante

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Nantes) Le numérique est désormais omniprésent dans toutes les sphères de notre quotidien. En France, la ville de Nantes l'a bien compris et a connu en 2015 la plus forte croissance des emplois numériques dans l'Hexagone. L'un de ses événements phares, le Web2day, s'est déroulé du 15 au 17 juin en présence d'une quarantaine d'entrepreneurs québécois venus découvrir les grandes tendances numériques mais, aussi, établir des liens avec l'écosystème nantais. Le Soleil les a accompagnés et vous présente quelques entreprises de Québec et de Nantes qui souhaitent établir des partenariats de part et d'autre de l'Atlantique.

Athlek

Entraîneuse de gymnastique depuis 14 ans, Marie-Pier Blais est également passionnée par les nouvelles technologies. Avec Athlek, l'ex-gymnaste de Québec conjugue ses deux centres d'intérêt en offrant aux clubs de gymnastique des outils technos adaptés à leurs besoins.

Quelque 110 clubs de la province utilisent la bibliothèque de mouvements de gymnastique créée par Athlek, à laquelle les entraîneurs peuvent se référer pour planifier leurs cours.

L'autre outil, développé en partenariat avec l'entreprise Didacte, est une plate-forme de formation en ligne aujourd'hui utilisée par la Fédération canadienne de gymnastique à travers le pays.

Tout en poursuivant son expansion au Canada, Mme Blais se tourne également vers l'Europe, d'abord en France et en Belgique. Elle a établi des liens avec les fédérations de gymnastique de ces deux pays et les discussions sont entamées afin qu'elles intègrent les outils offerts par Athlek.

Mme Blais a aussi profité de son séjour à Nantes pour rencontrer des représentants de clubs de gymnastique intéressés par ses services, tout en assistant à quelques conférences du Web2day.

Même si des contacts avaient déjà été établis avant le départ, il n'y a rien comme des rencontres en face à face pour sceller des ententes, estime la jeune femme.

DFuse

Étudiant en affaires internationales à HEC Montréal, Charles Parent a constaté la difficulté qu'ont de nombreux universitaires diplômés en gestion à dénicher un emploi. L'idée a donc germé de créer une plate-forme, DFuse, pour «dynamiser le processus de création d'emplois en connectant les besoins des employeurs au potentiel des étudiants».

Grâce à l'utilisation d'ambassadeurs de marque dans les universités de la province - souvent les «grandes gueules» des associations étudiantes -, le jeune entrepreneur originaire de Québec indique que le bouche-à-oreille a permis d'engendrer une masse critique d'utilisateurs sur la plate-forme.

L'objectif est maintenant de positionner DFuse à l'international, afin que des employeurs d'autres pays - la France au premier chef - puissent recruter des diplômés du Québec.

Lors du Web2day, M. Parent a indiqué au Soleil que DFuse devrait avoir une antenne à Nantes dès 2017 pour faciliter l'implantation de la plate-forme en Europe. Le jeune homme entamait alors une tournée de plusieurs villes afin d'établir des partenariats avec des organisations locales.

Termites Factory

Rémi Guérin, du studio Termites Factory, faisait partie de la délégation nantaise qui a participé à la plus récente édition du Web à Québec, en avril. Il était accompagné d'un certain Erwan Pivaut, fondateur d'une école supérieure à Nantes spécialisée dans l'enseignement des arts appliqués et du dessin narratif, ce qui inclut notamment la bande dessinée, l'animation et le design graphique.

Étant associé à l'École Pivaut, M. Guérin, de même que le fondateur de l'institution, ont imaginé qu'il serait intéressant de créer à Québec un lieu d'enseignement semblable.

«Ce serait sur le même modèle que l'École Pivaut, soit à Québec ou à Montréal. Il n'y a rien de fixé, mais il y a un intérêt particulier pour Québec. Le quartier Saint-Roch est intéressant», indique Rémi Guérin, ajoutant qu'à son avis, «la ville de Québec est l'une des villes les plus séduisantes au monde pour faire du dessin animé, avec ses avantages fiscaux, son intégration et son envie de percer ce genre de marché».

L'objectif serait d'importer la manière de faire de l'École Pivaut, mais d'embaucher des professionnels québécois déjà actifs dans le milieu. Et pourquoi ne pas offrir aux élèves de faire une année de formation à l'institution de Nantes, propose M. Guérin.

Le scénariste de bandes dessinées doit revenir bientôt au Québec, avec M. Pivaut, pour une série de rencontres visant à les guider dans l'implantation de la future école.

Startup Palace

Ayant des origines acadiennes, le Nantais Mathieu Le Gac entretient une relation avec le Québec depuis l'enfance. Professionnellement, M. Le Gac a noué des liens avec les gens de la capitale lors des précédentes éditions du Web à Québec, où il a été l'un des premiers représentants de sa ville. Il a fait la rencontre de Georges Saad, associé chez Spektrum Média - une entreprise spécialisée en développement logiciel Web et partenaire du BNKR, un espace de coworking pour les startups dans le quartier Saint-Roch.

Cofondateur du Startup Palace - un incubateur d'entreprises entièrement privé au coeur de Nantes -, M. Le Gac aspire à développer avec Spektrum une sorte de «tourisme» de startups pour favoriser leur développement international: il s'agirait en fait de «s'échanger» des jeunes pousses techno pour que celles-ci puissent se développer dans l'autre pays.

Grâce à leur excellente connaissance de leur milieu respectif et à leurs contacts, le Startup Palace et Spektrum agiraient comme facilitateurs pour les entreprises étrangères qu'elles hébergeraient, explique M. Le Gac, qui espère que ce partenariat se concrétisera dans les prochains mois.

Une partie des frais de voyage a été payée par Les Offices jeunesse internationaux du Québec.

Pierre-Luc Lachance, organisateur du Web à Québec, et... (Collaboration spéciale Raphaëlle Plante) - image 2.0

Agrandir

Pierre-Luc Lachance, organisateur du Web à Québec, et Adrien Poggetti, organisateur du Web2day, discutent avec Axelle Lemaire, la secrétaire d'État chargée du munérique en France. À l'arrière: Joé Bussière, président de Libéo, à Québec.

Collaboration spéciale Raphaëlle Plante

Qu'est-ce que le Web2day?

Pour sa huitième présentation, le Web2day a rassemblé quelque 3200 participants. «C'est l'un des plus gros événements de France pour le numérique, les start-up et les investisseurs», signale Adrien Poggetti, directeur général d'Atlantic 2.0, qui organise le festival. «Pendant trois jours, on devient la capitale française du numérique!» s'exclame-t-il.

Le Web2day a vu défiler 240 intervenants, dont 45 de l'étranger, lors de 170 présentations - conférences, tables rondes et ateliers. Si le numérique lie tout cela, ses déclinaisons sont des plus diversifiées: communication, marketing, programmation, ressources humaines, enjeux de société, etc.

Maintenant que le festival a atteint une taille importante, l'objectif de l'organisation est d'en faire davantage un événement ouvert à l'international, révèle M. Poggetti, qui dit accueillir entre 5 % et 7 % de participants de l'étranger, dont la délégation québécoise était - de loin - la plus importante.

«Entre Nantes et Québec, il y a un vrai truc qui se passe. Il y a des similitudes dans l'écosystème», explique l'organisateur du Web2day.

Liens solides

Adrien Poggetti a d'ailleurs établi des liens solides avec l'organisation du Web à Québec (WAQ), dont la sixième édition a eu lieu en avril dans la capitale. «Il y avait plus de 100 Nantais à Québec cette année, et ils vont revenir l'an prochain», assure-t-il.

L'homme derrière le WAQ, Pierre-Luc Lachance, est celui qui a organisé la mission québécoise en sol nantais. «L'an dernier, nous étions 11; cette année, on est passé à 40!» Et ce n'est qu'un début, prévient le dg de Québec Numérique, qui collabore avec Adrien Poggetti.

M. Lachance a également participé à des rencontres de travail à Namur, en Belgique, avec l'objectif avoué d'ouvrir encore plus son événement à la francophonie.

Le Web à Québec s'inscrit désormais comme événement phare de la Semaine numérique de Québec, qui rassemble plusieurs autres activités. Pierre-Luc Lachance souhaite pour le printemps prochain un volet public davantage tourné vers les jeunes du primaire, sorte de «WAQ junior».

L'autre événement majeur de cette semaine, le Pixel Challenge, devrait pour sa part accueillir plusieurs créateurs de jeux vidéo de Rennes, où le dg de Pixel Québec, Louis Leclerc, a établi une collaboration avec le «festival des cultures vidéoludiques» Stunfest, fin mai.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer