Le ciel américain s'ouvre aux drones

Les drones pourront voler à une altitude allant... (AP, Alex Brandon)

Agrandir

Les drones pourront voler à une altitude allant jusqu'à 122 mètres et à une vitesse maximale de 161 km/h.

AP, Alex Brandon

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jérôme Cartillier
Agence France-Presse
Washington

L'administration Obama a ouvert mardi le ciel américain aux drones à usage commercial, en fixant un cadre attendu de longue date, mais les livraisons à domicile par Amazon ou Wal-Mart ne pas sont pas encore à l'ordre du jour.

La nouvelle réglementation, présentée par l'Agence fédérale américaine de l'aviation (FAA), s'applique aux drones pesant moins de 25 kilos et stipule que les engins devront rester dans le champ de vision de ceux qui les commandent.

Ils pourront voler à une altitude allant jusqu'à 122 mètres et à une vitesse maximale de 161 km/h.

Les drones civils, des petits aéronefs sans pilote commandés à distance, sont utilisés par des passionnés pour réaliser des figures aériennes ou filmer en altitude, mais offrent aussi d'innombrables possibilités aux professionnels, pour surveiller des ponts, des routes, des récoltes, ou encore collecter des données en cas de catastrophes naturelles.

«Nous voulons trouver le bon équilibre entre innovation et sécurité», a souligné lors d'une conférence téléphonique le ministre américain des Transports, Anthony Foxx.

La FAA a déjà accordé plusieurs milliers de dérogations pour des drones à usage commercial, mais ce texte est un tournant. Il ouvre la voie à un flot de petits engins dans le ciel dans la mesure où les opérateurs n'auront plus à faire de demandes, souvent fastidieuses et coûteuses, au cas par cas.

La Maison-Blanche cite des études selon lesquelles, sur les 10 années à venir, les drones pourraient générer plus de 82 milliards de dollars pour l'économie américaine et, d'ici 2025, représenter quelque 100 000 nouveaux emplois.

Les drones ne pourront pas voler de nuit, sauf s'ils disposent d'un système d'éclairage anticollision. Ils devront rester à moins de six kilomètres des aéroports et ne pourront pas survoler des personnes qui «ne participent pas directement à l'opération».

Mais pour l'ensemble de ces dispositions, des dérogations pourront être accordées si les porteurs de projets démontrent qu'ils ne représentent aucun danger.

«Victoire pour l'industrie»

L'âge minimum pour utiliser un drone à usage commercial a été fixé à 16 ans.

Les utilisateurs devront enregistrer leurs drones en ligne et passer tous les deux ans un test dans un centre agréé par la FAA, mais ils ne seront plus tenus d'être titulaires d'un brevet de pilote.

L'annonce a été globalement bien accueillie par les professionnels du secteur.

«Le fait que les opérateurs n'aient plus besoin d'être titulaires d'un brevet de pilote d'avion [...] est une victoire significative pour l'industrie qui ouvrira le ciel à de nombreux autres acteurs», a jugé Diana Cooper, du fabricant PrecisionHawk.

«C'est juste le début du processus», a souligné Josh Earnest, porte-parole de Barack Obama. «Nous allons continuer à travailler étroitement avec le secteur privé, car le président a clairement indiqué que les succès futurs de notre économie dépendront de notre capacité à innover».

Les responsables de la FAA ont précisé que des discussions étaient en cours avec le secteur privé sur la rédaction de règles spécifiques aux livraisons par drones. Ils n'ont cependant donné aucun calendrier.

Le poids lourd américain du commerce en ligne Amazon avait évoqué pour la première fois début 2013 un projet de livraison rapide de petits colis chez ses clients avec des drones automatisés.

Wal-Mart étudie également de possibles livraisons à domicile, mais envisage aussi de se servir de ces petits engins pour transporter des achats du magasin jusqu'à la voiture du client sur le stationnement ou surveiller l'extérieur de ses centres de distribution.

Le groupe internet américain Alphabet (ex-Google) ou le géant chinois du commerce en ligne Alibaba font partie des groupes qui ont fait part de leur intérêt pour cette approche.

Le texte publié mardi par les autorités américaines n'aborde cependant pas la question hautement sensible du respect de la vie privée.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer