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L'application ÉKR permet aux ouvriers de la construction de savoir rapidement quels emplois sont disponibles dans leur domaine de compétence.

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(Québec) Au lieu de se battre contre une loi qu'elle n'aime pas sur le placement des travailleurs de la construction, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) a choisi d'utiliser le numérique à l'avantage de ses membres afin qu'ils dénichent un poste rapidement dans leur champ de compétence.

Plus encore, l'application mobile qui vient d'être lancée permet de mettre fin à la discrimination et aux tentatives d'intimidation qui continuent par la bande dans le secteur de la construction.

«Nous avons choisi d'aider nos membres et de faire la lumière sur les systèmes parallèles qui tentent de ramener les anciennes pratiques favorisant des membres ou des organisations dans le placement des travailleurs sur les chantiers au détriment des autres», affirme Serge Tremblay, trésorier de la CSD, pendant que Daniel Laterreur, président de la CSD-Construction, approuve lui aussi ce virage numérique.

La superstructure de gestion de la main-d'oeuvre de la Commission de la construction du Québec (CCQ) comporte des lacunes, avouent les deux représentants syndicaux. Mais ce n'est pas une raison pour éviter d'être créatif et de mettre en place des innovations.

C'est ainsi qu'est née l'application mobile ÉKR (prononcez «équerre») dans la foulée d'une grande révision des moyens technologiques de la centrale syndicale. Lancée le 1er mai, l'application a été adoptée par une majorité de membres de la CSD.

Roulement important

«L'emploi dans le monde de la construction, c'est primordial, continue M. Laterreur. Les travailleurs travaillent sur divers chantiers, qu'ils soient dans les secteurs commercial, industriel ou résidentiel. Ils changent souvent d'employeurs et ils ont besoin de savoir rapidement ce qui est disponible dans leur domaine de compétence.»

Par courriel, par texto ou encore par alerte de type push, le travailleur sait exactement quels sont les postes disponibles selon sa compétence, la région et le type de quart de travail (de jour, de soir, de nuit ou de fin de semaine). En quelques secondes, il peut répondre pour s'inscrire et le processus est enclenché plus rapidement.

Peu de temps après le lancement de l'application, Olivier, un charpentier-menuisier de la ville de Québec, soulignait à la CSD : «Grâce à votre application, je me suis placé très rapidement. Vendredi, j'ai reçu un texte qui m'avisait d'une offre d'emploi, et 20 minutes plus tard, j'apprenais que je commençais à travailler le lundi suivant.»

«Avantage compétitif»

«Nous avons un avantage compétitif, soutient M. Tremblay, à cause de la rapidité de traitement des données. Nous sommes en règle avec les méthodes imposées la CCQ, alors que d'autres utilisent des moyens détournés ou des pratiques douteuses pour arriver à leurs fins.»

Des outils adaptés aux travailleurs de la construction

Ce virage numérique de la CSD-Construction s'est fait avec les entreprises de Québec Évollia et Nomade solutions mobiles en même temps que l'évolution technologique de l'ensemble de la CSD.

«L'application est simple à utiliser», précise Mathieu Juneau, de Nomade. «Dans le menu d'aide à l'emploi, le travailleur inscrit ses compétences [car un travailleur peut posséder plusieurs cartes de compétence], les régions où il souhaite travailler et d'autres détails. Il ne recevra que les alertes qui le concernent.»

L'élément «Carnet» permet, avec le bouton de démarrage de saisie des heures travaillées, de compiler les heures de travail avec une localisation du chantier grâce au GPS. Ainsi, lorsque l'employeur envoie les heures de travail des employés à la CCQ, le travailleur peut comparer les données et s'assurer qu'il n'y a pas d'erreur. S'il n'y a pas de concordance, il aura les preuves dans son carnet numérique, ainsi que les notes prises à ce moment. Cela servira de preuve en cas de contestation, mieux que le carnet de papier qui était d'usage jusqu'à maintenant.

Puisque les gens de la construction se déplacent d'une région à l'autre, le bouton «Mon conseiller» met le travailleur en lien avec le conseiller syndical de la région où il est affecté. Une façon simple et efficace, rappelle Daniel Laterreur, président de la CSD-Construction.

L'application fonctionne sur les appareils Apple et Android et elle est aussi accessible par le Web. Pour ceux qui n'ont pas de téléphone des dernières générations, ce sont les textos qui avisent des emplois à pourvoir.

Une première étape

«Tout cela est une première étape dans notre évolution technologique», précise Serge Tremblay, trésorier de la CSD. «La prochaine étape passera des plans à la mise en application. Nous avons mis la barre haute pour notre première sortie, mais nous irons encore plus loin dans les prochains mois.»

Pour la CSD, le droit au travail est fondamental et le virage numérique entrepris au cours des deux dernières années commence à porter ses fruits pour les travailleurs à la recherche d'un poste.

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