Pixel Challenge: des gamers dans l'âme

Les cofondateurs de Chainsawesome Games, Jean Simon Otis,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Les cofondateurs de Chainsawesome Games, Jean Simon Otis, Jade Bélanger et David Paré, ont vu leur rêve se concrétiser avec la commercialisation de leur premier jeu vidéo, Knight Squad, accessible sur Xbox.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) L'équipe du studio Chainsawesome Games se rappellera longtemps son premier Pixel Challenge. C'est là qu'elle a élaboré, en 48 heures, le prototype d'un jeu vidéo qui allait la mener loin.

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Les organisateurs Louis Leclerc, du Pixel Challenge, et Jonathan Parent, du Web à Québec, signalent être confrontés à un «beau problème» à cause de la popularité de leurs événements, puisque le Terminal de croisières était rempli à pleine capacité à certains moments - jusqu'à 1500 personnes pouvaient s'y retrouver. 

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Quelques mois après avoir jeté les bases du jeu Knight Squad, le trio formé de Jade Bélanger, de Jean Simon Otis et de David Paré a tenté sa chance pour la première édition de Catapulte, un programme d'accélérateur de studio de jeu vidéo indépendant.

C'était en octobre 2014. Chainsawesome Games a épaté le jury, formé de professionnels de l'industrie du jeu vidéo, et a remporté un prix de 50 000 $ assorti de rencontres avec des mentors du milieu. «On a rencontré à quelques reprises des gens de studios comme Frima, Ubisoft et Beenox et on a brassé des idées à leur contact. Ça a permis d'améliorer notre concept», indique Jean Simon Otis. Le programmeur avait d'ailleurs déjà travaillé chez Frima avec David Paré avant que les deux jeunes hommes ne fondent leur propre studio indépendant avec Jade Bélanger, il y a maintenant trois ans et demi.

Parallèlement, les jeunes entrepreneurs sont entrés en contact avec Microsoft lors d'un séjour à Boston, et le géant informatique a été séduit par leur jeu Knight Squad, maintenant accessible sur Xbox. «Le jeu est sorti en novembre 2015, et depuis on a eu 1,7 million de téléchargements. C'est beaucoup plus que ce qu'on pouvait imaginer!» s'exclame Jean Simon.

Grâce à ce premier succès, la jeune boîte a embauché deux nouvelles personnes, et espère qu'une autre s'ajoutera cet été. «On déménage dans nos nouveaux locaux dans Saint-Roch en juin, on a hâte de ne plus travailler dans un sous-sol!» signale Jean Simon, ajoutant que l'équipe planche sur un deuxième jeu vidéo qui devrait être prêt à l'été 2017, «si tout va bien».

Jade, Jean Simon et David participent cette année à leur quatrième Pixel Challenge. Après avoir remporté le premier et avoir été le coup de coeur du jury lors des deux éditions suivantes, pas de doute que le trio part avec une longueur d'avance. Mais l'objectif reste avant tout de créer et, bien sûr, de s'amuser.

Catapulte prise 2

Tout juste avant le lancement du Pixel Challenge, jeudi, les participants ont pu assister au dévoilement des gagnants de la deuxième édition de Catapulte, qui comptait cinq studios finalistes. Benoît Archer, Mathieu Robillard et David Dion-Paquet, cofondateurs de Bishop Games, ont remporté les grands honneurs pour leur jeu Light Fall.

Le trio semblait encore un peu abasourdi par la victoire lorsque rencontré par Le Soleil, vendredi. Comme il participe aussi au Pixel Challenge, les grandes célébrations attendront un peu. Mais le sourire, lui, était bien là malgré les traits tirés.

«On est gamers dans l'âme», indique Benoît, qui planche avec ses acolytes sur Light Fall depuis deux ans. «C'est un jeu avec une plateforme 2D, un peu comme Mario Bros, mais la différence est que le joueur n'est pas prisonnier de la "plateforme", elle évolue [...] On suit un jeune garçon qui est amnésique, dans un monde nommé Numbra, où il fait toujours nuit», explique le jeune homme, qui se définit comme le «gars business» de l'équipe.

En plus de remporter 50 000 $ et d'avoir accès à du mentorat, Bishop Games sera en résidence pendant un an à l'incubateur-accélérateur d'entreprises technos Le Camp, dans Saint-Roch. Premier objectif : finir le jeu pour le commercialiser. «Il est déjà accepté par la plateforme de jeu en ligne Steam, et on a des ententes aussi avec Xbox et PlayStation», mentionne Benoît.

Bishop Games vise ensuite l'embauche de personnel pour accélérer sa production : «ultimement, à huit, on pourrait faire chevaucher deux projets [de jeux vidéo]».

Un petit studio indépendant qui voit grand, et qui vient d'obtenir des moyens pour l'aider à avancer. Mais, surtout, «ce qui fait le plus de bien, c'est d'avoir la reconnaissance de l'industrie, de savoir que ce sur quoi on travaille depuis deux ans, ça en valait la peine», conclut Benoît.

Dans les «bas-fonds» du Web

Vendredi, 13h50. La salle de conférence déborde, dommage pour les derniers arrivés qui doivent rester debout. Avec un titre comme Comment j'ai attiré 1 300 000 visiteurs uniques sur mon site en moins de 24 heures, Alexi Roy a su titiller la curiosité de ses confrères réunis pour la dernière journée du Web à Québec (WAQ).

Et pour cause. On aura d'ailleurs été prévenu : «Coeur sensible s'abstenir»! Allait-on voir de l'hémoglobine à profusion, des trucs gore sur lesquels on ne souhaite (pour la grande majorité) jamais tomber? Pas du tout. Mais des pratiques en marketing Web qui ne laissent personne indifférent, ça oui!

On aura d'ailleurs droit à plusieurs exemples avant de tomber sur celui du titre de la conférence. Pour arriver à ses fins, il ne faut pas hésiter à user de stratégies «politiquement incorrectes», prône Alexi Roy.

On retiendra sa façon de «déjouer Google» pour faire en sorte que les acheteurs de la nouvelle console Xbox soient redirigés vers son site de vente grâce au «problème du bouton bleu». Le développeur Web - et on oserait dire excellent programmeur - s'y est pris quelques mois avant la sortie du produit pour positionner son site parmi les premiers dans le moteur de recherche et inciter les consommateurs à s'y diriger parce qu'on assurait que les Xbox vendues n'avaient pas le «problème du bouton bleu». «Un problème purement fictif», révèle M. Roy.

«J'ai créé une dizaine de sites bien référencés qui faisaient état de ce problème sur les Xbox, pour que les gens qui voient ça veuillent s'assurer de ne pas acheter une console problématique et soient attirés vers mon site de vente», explique-t-il.

Comptes zombies

Le conférencier a causé l'hilarité dans la salle en faisant état de son utilisation de faux comptes, ou «comptes zombies», notamment sur Tinder - une application de réseautage social. «Je suis allé chercher des photos de filles de Québec - désolé si jamais il y en a dans la salle - et j'ai créé de faux comptes pour pouvoir faire de la promotion de mes produits là-dessus.» M. Roy affirme avoir sorti une liste de noms de «27 000 gars à Québec» avec qui il a interagi, dont 7 étaient participants au WAQ, selon ses vérifications. «L'un d'eux est allé vraiment loin dans la conversation...» a-t-il ajouté, moqueur.

J'aime Facebook

Alexi Roy mise sur l'importance de «suivre les mises à jour» et a ainsi pu profiter du «pouvoir du bouton "J'aime"» de Facebook. Lorsque le réseau social «a ajouté la fonctionnalité d'avoir ce bouton indépendant sur d'autres sites Web, j'en ai profité pour amener du trafic sur mon propre site», explique-t-il. «J'ai rendu le bouton "J'aime" invisible, et je l'ai programmé pour qu'il suive la souris de l'utilisateur. Donc, chaque fois qu'il cliquait en étant sur mon site, ça augmentait mon nombre de clics "J'aime"», explique celui qui ne cache pas ses talents de hacker.

Le résultat se trouvait multiplié par le fait qu'il était relayé par Facebook, ce qui a finalement amené 1 300 000 visiteurs uniques sur le site d'Alexi Roy en moins de 24 heures.

Si ses méthodes peuvent sembler douteuses, voire choquantes, force est de constater que l'inventivité d'Alexi Roy a été saluée par les participants venus l'entendre. Il faut dire que le professionnel du marketing a donné au passage d'autres exemples que les siens, qui démontrent que les Airbnb, PayPal et BuzzFeed de ce monde s'inspirent des mêmes tactiques.

À l'agenda

Pixel Challenge

Le public est convié à assister à la compétition, qui se poursuit samedi jusqu'à 18h au Terminal de croisières du port de Québec. Les quelque 200 participants doivent rivaliser d'ingéniosité pour impressionner le jury avec leur prototype de jeu vidéo, leur micro-métrage d'animation ou leur bande sonore. La remise des prix a lieu à 21h. Info : www.pixelchal lengequebec.org/fr/

Numérique pour tous

Une foule d'activités pour toute la famille sont proposées samedi et dimanche par la Bibliothèque de Québec : ateliers, conférences, démonstrations, contes animés sur iPad... on aborde l'histoire du numérique, la robotique, la conception de jeux vidéo et de sites Web, la bibliothèque virtuelle, l'éducation à l'ère numérique, et plus encore! Aux bibliothèques Gabrielle-Roy, Monique-Corriveau, Félix-Leclerc et Paul-Aimé Paiement. Programmation complète : goo.gl/kOCciO

Warpzone

Cette grande soirée est destinée à tous les amateurs de jeux vidéo, qui pourront s'éclater sur une impressionnante variété de consoles, des plus rétro aux plus modernes. Jusqu'à 1000 personnes sont attendues samedi au Terminal de croisières du port de Québec, dès 18h, et l'événement se poursuit jusqu'à 2h du matin. Ouvert à tous, billets en vente à la porte. Info : lewarpzone.com

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