Fort du soutien d'Ottawa, l'INO demande l'aide de Québec

Le pdg de l'Institut national d'optique, Jean-Yves Roy,... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le pdg de l'Institut national d'optique, Jean-Yves Roy, attend toujours confirmation, mais le cabinet de la ministre de l'Économie Dominique Anglade informait Le Soleil mercredi que l'INO verrait son financement réduit.

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(Québec) L'Institut national d'optique (INO) a récemment perdu l'un de ses chercheurs émérites. Il a pris la direction de Rochester, dans l'État de New York, où un centre de recherche en optique-photonique de 615 millions $US, financés à la fois par des fonds publics et privés, vient d'ouvrir ses portes.

À court terme, le pdg de l'INO, Jean-Yves Roy, ne prévoit pas un exode des cerveaux parmi les 200 employés du centre d'expertise, dont 80 % sont des scientifiques affectés à des travaux de recherche.

Il reconnaît, par contre, que l'attraction et la rétention des talents vont être des défis de taille.

Tout comme le développement de projets porteurs qui vont permettre à ses clients - les petites et moyennes entreprises - de devenir plus performants, plus productifs et plus compétitifs.

Au rythme où vont les choses, l'INO a de moins en moins les moyens de ses ambitions.

Sans un soutien clair et indéfectible de ses bailleurs de fonds, notamment du gouvernement du Québec, il lui sera difficile de demeurer dans le peloton de tête mondial d'expertise en optique-photonique.

La direction de l'INO a été intriguée par l'absence d'une quelconque mention de son nom dans le budget présenté, la semaine dernière, par le ministre des Finances, Carlos Leitão. 

Pourtant, l'échéance de son entente quinquennale arrive à grands pas, soit le 31 mars.

«Même pas une indexation!»

Mercredi, le cabinet de la ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Dominique Anglade, informait Le Soleil que l'INO recevrait un financement de 6,4 millions $ par année au cours des trois prochaines années, soit 19,2 millions $.

«C'est ce que l'on m'a dit, a signalé Jean-Yves Roy. J'attends toujours une confirmation écrite de la part du Ministère.»

Le dirigeant n'est pas content.

Dans l'entente qui arrivera bientôt à échéance, il était prévu que l'INO allait toucher 7,3 millions $ par année. Il y a deux ans, son budget avait encaissé une coupe de 20 %. L'an dernier, une somme additionnelle de 800 000 $ était tombée du ciel pour la réalisation d'un projet. Son budget tourne actuellement aux alentours de 6,4 millions $.

C'est le montant que va lui accorder Québec pour chacune des trois prochaines années. «Même pas une indexation!» s'est indigné Jean-Yves Roy.

Et dire que l'INO - qui planche sur un plan de croissance visant à doubler le nombre de PME ayant recours à ses services et à augmenter sa masse critique de chercheurs de haut niveau - demandait 75 millions $ à Québec, soit 49 millions $ pour son fonctionnement, 20 millions $ pour l'acquisition d'équipements de pointe et 6 millions $ pour accroître sa présence à Montréal.

«Nous allons regarder de quelle façon nous pourrions soutenir l'INO dans son nouveau plan stratégique à travers les différents programmes du Ministère», a précisé au Soleil l'attachée de presse de Dominique Anglade, Jolyane Pronovost.

«Sauver les meubles»

De l'avis de Jean-Yves Roy, Québec devrait au moins égaler le montant versé par Ottawa dans le financement de l'INO, comme c'est le cas depuis sa fondation en 1988.

Mardi, le gouvernement de Justin Trudeau a annoncé qu'il apporterait un soutien financier de 50 millions $ pour les cinq prochaines années au centre de recherche qui tirent plus de la moitié de ses revenus des entreprises pour lesquelles il exécute des mandats.

Rappelons que l'INO réclamait également 75 millions $ à Ottawa dont 27 millions $ pour son expansion canadienne. Des échanges se poursuivent à ce sujet avec le gouvernement Trudeau.

«Disons que le soutien d'Ottawa nous permet, pour l'instant, de sauver les meubles», a indiqué Jean-Yves Roy.

En chiffres

  • 30: entreprises essaimées par l'INO 
  • 63: technologies transférées à des entreprises existantes

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