La technologie pousse les assureurs à évoluer

Pour le président directeur général sortant de SSQ... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Pour le président directeur général sortant de SSQ Groupe financier, René Hamel, le monde de l'assurance n'a pas le choix d'évoluer avec les changements technologiques.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) L'évolution technologique force les compagnies d'assurance et de services financiers à revoir leur modèle d'affaires, à repenser leur approche de la clientèle en fonction des appareils mobiles, des nouveaux outils technologiques pour répondre aux besoins exprimés. Elles doivent se réinventer.

Pour cela, les assureurs auront besoin de gens du secteur des technologies de l'information (TI) pour les accompagner non seulement dans la conception des nouveaux outils, mais surtout pour être créatifs et faire progresser la réflexion menant à la mise en place de nouvelles approches. Le modèle traditionnel ne peut être reproduit tel quel dans le monde numérique en constante évolution.

C'est le message qu'a lancé René Hamel, président du Centre de développement en assurances et services financiers (CDASF) lors de sa conférence mardi midi devant un parterre de 1700 personnes du monde des technologies réunies pour la Journée de l'informatique du Québec, au Centre des congrès. Le monde des assurances doit changer et s'adapter, constate-t-il.

Les compagnies d'assurances et de services financiers, dont les 10 ayant leur siège social à Québec et à Lévis, auront besoin de nouveaux employés en TI, notamment des «jeunes qui n'ont pas connu le modèle traditionnel, qui n'ont pas de préjugés» et qui pourront explorer de nouvelles voies pour préciser et faire évoluer le nouveau modèle d'affaires.

«Avec les réseaux sociaux, les objets connectés, les véhicules autonomes, la clientèle et les besoins se transforment», exprime le président-directeur général sortant de SSQ Groupe financier. «Nous ne nous adresserons plus à un groupe d'employés dans une entreprise pour les assurances collectives ou les services financiers, mais probablement à des groupes d'intérêts, à des collectifs très différents de ce que l'on connaît actuellement», soutient M. Hamel.

Puisque la masse des données (Big Data) continue de croître, il faudra des spécialistes de l'analyse, car les responsables des TI ne seront plus que de simples exécutants pour créer un logiciel, mais des partenaires dans la recherche de solutions créatives.

Quant aux objets connectés, M. Hamel estime qu'il faudra envisager de s'en servir pour éduquer le consommateur dans ses comportements, non seulement pour ajuster les primes. Comment cela sera-t-il possible? Ce sera le grand défi du duo de l'assurance et des technologies dont l'avenir est très prometteur, prédit-il.

Des postes à pourvoir

En matinée, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a affirmé que le gouvernement devrait retrouver son expertise dans les technologies, avec des experts capables d'évaluer et soupeser les projets à venir. C'est un peu ce qu'a fait le ministère des Transports en embauchant des ingénieurs pour ses grands travaux.

Il a rappelé que 500 postes étaient ouverts au gouvernement du Québec pour combler les besoins en TI.

D'ailleurs, selon TECHNOCompétences et le Réseau Action TI, il y aura quelque 7000 postes à pourvoir en TI dans tous les domaines dans les cinq prochaines années pour remplacer les gens qui partent à la retraite et pourvoir les nouveaux postes.

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