Asentri ne lâche pas prise pour un centre de données

Surnommé «coffre-fort virtuel», le système eBeeOffice conçu par... (Infographie Le Soleil)

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Surnommé «coffre-fort virtuel», le système eBeeOffice conçu par Asentri est en fait une plateforme d'échange de données numériques qui ont valeur légale.

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(Québec) Près d'un an après avoir réservé un terrain pour la construction d'un «bunker» de données, rien n'a vraiment avancé pour la firme Asentri. L'entreprise franco-québécoise derrière le projet moribond de coffre-fort virtuel assure avoir toujours l'intention de construire pour 2017 un centre de données de 34 millions $ au degré de sécurité quasi militaire.

«C'est toujours notre intention. Ce n'est pas un petit projet, mais il est toujours dans le collimateur», a indiqué au Soleil le directeur général de Solutions Asentri, Pierre Lessard.

La firme de Sainte-Foy, filiale de la française Almerys, elle-même ancienne division du géant français Orange, a promis en septembre 2013 de construire à Québec un centre de données pour héberger ses serveurs et ceux d'autres entreprises avec une sécurité Tier IV, la plus élevée du domaine.

Mais depuis, d'autres entreprises ont devancé Asentri, notamment le centre de 4Degrés, en activité depuis le printemps 2014 dans le Parc technologique.

Cette concurrence ne semble pas faire peur à Asentri, qui assure aller de l'avant.

En novembre 2014, la firme a déposé 150 000 $ à la Ville de Québec pour une option d'achat sur un terrain de 1,5 million $ dans le parc Colbert.

«Le terrain a été bien identifié et rien n'est arrêté, au contraire. Nous sommes dans les délais, on n'est pas en retard. Mais on ne veut pas manquer notre coup», a martelé M. Lessard.

Coffre-fort

Le directeur d'Asentri s'est toutefois fait moins bavard quant au sort du coffre-fort virtuel, un projet de «vitrine technologique» qui n'a jamais levé depuis son lancement, en 2013.

Le coffre-fort devait permettre aux citoyens d'effectuer diverses transactions électroniques sécurisées avec l'administration municipale, comme la délivrance de permis, le paiement de taxes ou de contraventions. Or, le système qui fonctionne avec un lecteur de carte à puce branché à un ordinateur par port USB n'a pas suscité l'enthousiasme de la population alors que seulement 900 participants se sont inscrits au projet-pilote qui en souhaitait 30 000.

Le Ville de Québec avait prévu dans ce projet un investissement de 2,4 millions $, dont 1,5 million $ provenant du Fonds de développement économique du gouvernement du Québec.

En novembre 2014, le maire de Québec, Régis Labeaume, avait pratiquement annoncé la mort du volet public du coffre-fort, annonçant que des tests seront plutôt effectués pour se concentrer sur un usage entre la Ville et ses fournisseurs. 

«Le volet grand public, disons qu'il ne va pas fort, avait reconnu le maire le 28 novembre. Ça fonctionne, mais le monde n'en veut pas. On ne sent pas que les citoyens sentent qu'on a besoin de ça.»

Questionné sur l'avenir du coffre-fort, Pierre Lessard nous a référé aux communications de la Ville.

À la Ville de Québec, le porte-parole David O'Brien a confirmé que les tests étaient toujours en cours pour utiliser le système sécurisé avec les fournisseurs. «Tel qu'annoncé, la Ville poursuit toujours le développement du volet professionnel», a-t-il indiqué au Soleil.

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