Le jeu vidéo, une passion payante pour Marc-Alexis Côté

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«Chaque décision prise avait une implication. Je devais discuter avec le producteur pour les différents aspects et les changements à effectuer. En plus, il fallait défendre les choix auprès de la direction d'Ubisoft à Paris et auprès de l'équipe», raconte Marc-Alexis Côté, directeur créatif chez Ubisoft Québec pour le jeu Assassin's Creed Syndicate.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) «Je peux dire que je gagne ma vie avec ma passion.» Cette passion du jeu vidéo, Marc-Alexis Côté l'a vécue à l'âge de six ans. Il la vit encore aujourd'hui comme adulte dans la jeune trentaine dans le studio Ubisoft de Québec où il oeuvre depuis 10 ans, lui qui fut parmi les 25 premiers employés embauchés par l'entreprise.

Sa passion actuelle l'amène à se préoccuper de l'expérience du joueur dans les différentes étapes de création, même si certaines décisions peuvent entraîner des coûts de quelques dizaines de millions.

Directeur créatif chez Ubisoft Québec pour le jeu Assassin's Creed Syndicate qui sortira sur les tablettes le 23 octobre, Marc-Alexis Côté a d'abord été programmeur dans l'entreprise avant d'avoir l'opportunité de gérer des équipes.

Avec le producteur exécutif François Pelland, le directeur créatif a la responsabilité de tout le contenu du jeu et du monde dans lequel évolueront les personnages et les joueurs. C'est autant le mode de jeu que le volet artistique qui compose la réalité de l'aventure.

Assassin's Creed Syndicate, c'est le plus gros jeu à être piloté par le studio Ubisoft de Québec. Près de 1000 personnes dans différents studios dans le monde ont planché sur ce nouveau titre pendant près de trois ans.

Bande-annonce de «Assassin's Creed Syndicate»

Bande-annonce des personnages du jeu

«Assumer ses choix»

«Chaque décision prise avait une implication. Je devais discuter avec le producteur pour les différents aspects et les changements à effectuer. En plus, il fallait défendre les choix auprès de la direction d'Ubisoft à Paris et auprès de l'équipe. Mon rôle était d'être l'avocat qui défend le joueur dans le studio pour lui présenter le meilleur jeu possible, la meilleure expérience dans une franchise connue par des millions de joueurs sur la planète et attendue avec impatience par tous ces joueurs. C'est toute une responsabilité, mais il faut savoir assumer ses choix», avoue-t-il en entrevue.

Alors, il a fait la part des choses entre son côté artistique et émotif dans son rôle de directeur créatif et son côté plus logique d'ingénieur en informatique pour prendre la meilleure décision possible étant donné les enjeux et les attentes. Car la franchise Assassin's Creed pèse lourd dans le budget d'Ubisoft et une erreur comme un bon coup ont un impact sur la profitabilité du projet.

Marc-Alexis Côté n'est pas nerveux pour autant. Il souligne qu'au lieu d'une quinzaine de tests avec des joueurs pour les titres de la franchise, cette fois il y en a eu une trentaine avec quatre fois plus de joueurs pour s'assurer que le choix d'avoir un jeu où les missions ne concernent qu'un joueur unique et non un mode multijoueur répondrait aux attentes élevées pour ce nouveau titre.

Il pense notamment à l'ajout d'une nouvelle arme dans la panoplie de l'assassin, le grappin, de l'utilisation des véhicules de manière interactive et non statique pour les déplacements et à la fluidité du jeu dans son ensemble. «Il faut penser au joueur en premier tout au long du processus, c'est ce qui est le plus important. L'expérience doit être agréable du début à la fin», répète-t-il.

***

Un rêve qui se réalise 

Dire qu'il est heureux de travailler à Québec pour Ubisoft, ce n'est pas suffisant pour décrire la passion de Marc-Alexis Côté.

Il est de retour à Québec, sa ville natale, après avoir fait son baccalauréat en informatique à Ottawa, gagné une des trois bourses canadiennes Lucent Bell Labs qui l'a mené à des stages aux États-Unis, puis une maîtrise à Montréal avant de revenir à Québec comme programmeur stagiaire à l'Institut national d'optique.

Il se souvient encore du jour d'avril 2005 où il a vu l'annonce qu'Ubisoft cherchait des employés pour ouvrir son studio. Il a tout de suite posé sa candidature. Son rêve et sa passion pouvaient se réaliser.

Son titre le plus cool, dira-t-il, c'est celui de directeur des missions exotiques dans le troisième titre d'Assassin's Creed. Et son poste actuel, il l'a accepté alors qu'il était en vacances sur un bateau en Floride lorsque le pdg du studio, Nicolas Rioux, le lui a offert. «Mon épouse m'en voulait un peu en me disant que j'aurais pu lui en parler. Mais un poste comme celui-là, ça ne peut pas se refuser. J'ai dit oui immédiatement», raconte-t-il candidement.

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