Un pas en avant pour B-Temia et son orthèse robotisée

Pionnier dans le développement de la technologie dermosquelettique... (Photo fournie par B-Temia)

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Pionnier dans le développement de la technologie dermosquelettique et la fabrication d'appareils d'assistance à la mobilité pour les personnes ayant des capacités limitées à se déplacer, B-Temia a annoncé la signature d'un placement privé avec un groupe d'investisseurs canadiens et le fonds d'investissement en santé de Toronto.

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(Québec) B-Temia obtient l'erre d'aller dont elle avait besoin pour accélérer la commercialisation de son orthèse robotisée au Canada et pour l'obtention de l'approbation des autorités réglementaires américaines en vue de la vente du Keeogo au sud de la frontière en 2016.

Pionnier dans le développement de la technologie dermosquelettique et la fabrication d'appareils d'assistance à la mobilité pour les personnes ayant des capacités limitées à se déplacer, B-Temia a annoncé, mardi, la signature d'un placement privé avec un groupe d'investisseurs canadiens et le fonds d'investissement en santé de Toronto, Epic Capital Management, une société de placement spécialisée dans les titres de petites et moyennes capitalisations.

Le montant des billets verts que les investisseurs privés et Epic Capital Management injectent dans l'entreprise de Québec demeure confidentiel.

Pour le président et chef de la direction de B-Temia, Stéphane Bédard, l'investissement apportera un bon coussin pour plusieurs années. «C'était essentiel pour la continuité de l'entreprise», a-t-il précisé au Soleil.

«Ce nouveau financement vient confirmer l'augmentation de plus de 60 % de la valeur de capitalisation de l'entreprise au cours de la dernière année», a-t-il ajouté. «Nous gagnons, du même coup, une bonne dose de crédibilité et ça amène des fonds nécessaires pour nous permettre d'exécuter notre plan stratégique.»

De toute évidence, les investisseurs torontois ont aimé ce qu'ils ont vu de B-Temia.

«Nous sommes convaincus que B-Temia propose une solution unique avec un potentiel de commercialisation énorme», a fait valoir le gestionnaire de portefeuille d'Epic Capital Management, David Fawcett. «Les perspectives de croissance qui s'offriront à B-Temia seront multiples dès que sa technologie sera présentée à de nouvelles industries et de nouveaux marchés.»

«Le fait que nous ayons un produit distinctif sur le marché - le seul à utiliser la technologie dermosquelettique - que nous ne travaillons plus dans la recherche et développement, mais plutôt dans l'amélioration constante de notre trouvaille et que nous avons fait la preuve que nous pouvons l'utiliser à des fins militaires et industrielles a fait écarquiller les yeux des investisseurs sur la compagnie et son potentiel», a commenté Stéphane Bédard.

Keeogo

La commercialisation du premier produit vedette de B-Temia, le Keeogo, a débuté au Québec il y a bientôt un an. 

«Nous sommes au tout début de l'exercice. Tout est à faire», a indiqué Stéphane Bédard qui compte sur une équipe de 23 employés. «Il s'agit de bien identifier les bons canaux de distribution et de réaliser de bonnes ententes pour que le produit trouve preneurs auprès des consommateurs et des cliniques spécialisées qui utiliseront le Keeogo pour la réadaptation de leurs patients.»

Bien que la technologie dermosquelettique peut avoir des applications militaires et industrielles, l'entreprise du Parc technologique du Québec métropolitain mise principalement sur le marché des dispositifs médicaux, comme le Keeogo, pour percer les marchés canadien et américain.

Le Keeogo - dans le sens de l'expression anglaise Keep on going - est un support mécanisé motorisé d'assistance à la démarche qui se porte directement sur les jambes. Pesant moins de cinq kilogrammes, il est alimenté par une batterie possédant une autonomie de 24 heures. Ce n'est pas un robot-marcheur, mais bien un appareil d'assistance à la démarche. Les mouvements du Keeogo sont initiés par la personne.

Vendue au prix de 40 000 $, l'orthèse robotisée a été conçue pour les personnes qui souffrent de maladies dégénératives (sclérose en plaques, maladie de Parkinson), de maladies cardiovasculaires ou d'un stade avancé de l'arthrose du genou. Des gens condamnés à s'acheter un quadriporteur pour en arriver à se déplacer.

Google, Samsung et B-Temia!

Dans le marché des dispositifs médicaux, celui des systèmes permettant d'«augmenter l'humain» est appelé à connaître une croissance exponentielle au cours des prochaines années. 

D'ici 2020, ce marché pourrait atteindre 1,1 milliard $US, selon une étude de marché réalisée par la firme spécialisée MarketsandMarkets. Il était de 91,8 millions $US en 2013. L'étude a notamment passé au crible les profils des principales sociétés mondiales engagées dans l'industrie de l'«humain augmenté» dont Google, Samsung Electronics et B-Temia.

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