Semaine du numérique: de retour en 2016

Les organisateurs du Web à Québec, membre de... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Les organisateurs du Web à Québec, membre de Québec numérique, ont confirmé que l'événement se tiendra du 4 au 9 avril 2016 au Terminal de croisières du Vieux-Port.

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La première semaine du numérique de Québec (WAQ) aura bel et bien lieu l'an prochain avec quelques nouveautés, notamment des échanges plus précis avec la France et avec les villes de Nantes et de Rennes.

Les organisateurs du WAQ, membre de Québec numérique, ont confirmé que l'événement se tiendra du 4 au 9 avril 2016 au Terminal de croisières du Vieux-Port.

Outre les conférences du WAQ et la compétition du Pixel Challenge, l'Institut Technologies de l'information et Sociétés de l'Université Laval tiendra un colloque scientifique sur l'intelligence numérique en collaboration avec la ville de Nantes.

De même, l'événement Opportunités digitales, dont la première présentation avait lieu à Rennes en octobre 2014, fera sa deuxième sortie de ce côté-ci de l'Atlantique avec la collaboration de Québec International et de Rennes métropole.

Ces deux ajouts à la Semaine numérique confirment que les liens entre la France et le Québec se tissent d'une manière plus serrée que jamais. Les échanges des dernières années donnant lui à des collaborations plus soutenues.

Parmi les grands noms que veut attirer Québec numérique, il a Xavier Niel, pdg de l'entreprise française Free, qui est un peu l'équivalent de Bell Canada en France. Au cours des dernières années, Free a créé une petite révolution sur le territoire français non seulement dans le monde des télécommunications, mais aussi dans le Web comme hébergeur et avec sa Freebox. De plus, Free veut mettre sur pied un incubateur d'entreprises format géant à Paris pour les entreprises en démarrage après avoir lancé une école gratuite sur le numérique.

Pierre-Luc Lachance, directeur général de Québec numérique, ajoute aussi que les représentants de Microsoft et de Google ont été impressionnés par la qualité du WAQ tout en appréciant au plus haut point l'accueil chaleureux des Québécois. «Ces réactions font en sorte que nous pouvons compter sur de nouveaux ambassadeurs du WAQ qui pourraient nous ouvrir des portes chez ces géants du numérique pour la venue de nouveaux conférenciers de haut niveau», prédit M. Lachance.

Les quelque 1000 participants, dont la délégation française, celles de la Belgique, de Saguenay et de la Gaspésie ne tarissaient pas d'éloges sur l'organisation et l'ensemble des conférences spécialisées des trois derniers jours.

Pixel Challenge

De son côté Louis Leclerc, président de Pixel Québec, notait une participation accrue à la compétition de jeu vidéo et de production sonore. Il y avait 125 personnes inscrites à la compétition, comparativement à 85 l'an dernier.

Outre la participation de cinq compétiteurs de l'ESSMI de Bordeaux, M. Leclerc notait avec étonnement et grand plaisir la venue d'une équipe des États-Unis, du Becker's College du Massachusetts bien qu'aucune sollicitation n'ait été faire au sud de la frontière.

«Ils ont eu l'information par des gens du studio Beenox et ils tenaient à participer à la compétition, souligne M. Leclerc en confirmant que le Pixel Challenge reviendra pendant la semaine numérique en 2016. Par contre, il semblait moins certain de pouvoir ternir le volet Pixel Média à cause d'un conflit d'horaire avec un événement majeur à Cannes au même moment.

Cependant, il souhaite que les gagnants du Pixel Challenge puissent participer au Game Jam de Bordeaux l'an prochain alors que les gagnants de la compétition bordelaise feraient de même à Québec. Les discussions sont en cours à ce sujet.

Les Français aimeraient faire des affaires numériques ici

Il y a quatre ans, la première délégation française participant au Web à Québec (WAQ) comptait quatre personnes. Cette année, ils sont 60, dont 50 entrepreneurs et une dizaine de professionnels du numérique dans les institutions, sans compter les quatre participants au Pixel Challenge qui commençait jeudi soir.

Sous les ailes de la division française de l'Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ), la délégation avait ouvert ses portes au plus de 35 ans, car le numérique et le démarrage d'entreprise technologique n'ont pas vraiment de limite d'âge.

Pendant les quelques jours passés au Québec, les membres de la délégation avaient pas moins de 200 rendez-vous d'affaires, expliquait la coordonnatrice de la délégation économique et numérique de l'OFQJ, Astrid Laye.

L'idée est de tisser des liens entre les entreprises et effectuer des partages d'expertises et même d'avoir des contrats communs, disaient certains des entrepreneurs rencontrés.

Éva Garraud, de Campus Digital, un réseau d'écoles sur les métiers du Web, soulignait qu'il y avait de nombreuses demandes pour effectuer des stages au Québec. Comme premier contact entre les deux cultures et manières de faire, lorsqu'elle a rencontré les gens du projet Protic à l'école secondaire Jacques-Cartier, elle a suggéré une forme d'échange entre les élèves.

«Ce pourrait être un travail commun entre les élèves de secondaire V inscrits à Protic et ceux de première année du Campus digital, soulignait-elle. Il serait de pouvoir partager une expérience de travail entre les deux groupes.» Le projet est encore au stade de l'exploration, mais pourrait déboucher dans la prochaine année.

Partage

Le centre d'accélération et d'incubation d'entreprises technologiques en démarrage de Paris, le Creative Valley souhaite créer des liens d'affaires avec l'organisme Le Camp et Québec International pour partager des façons faire propres à chaque pays.

Pour son président, Yann Gozlan, le volet intéressant consisterait à avoir des entreprises du Québec à Creative Valley et des entreprises françaises au Camp de Québec. Les deux parties pourraient alors tester leur modèle d'affaires et voir s'il est compatible avec le territoire où il souhaiterait s'installer. «Ainsi, nous pourrions aider des entreprises du Québec à s'installer en France et en Europe, précise M. Gozlan, alors que le Camp ferait de même pour les compagnies françaises désireuses de s'ouvrir au marché nord-américain avec ses particularités différentes des approches européennes.»

Selon lui, en identifiant les acteurs clefs à partir d'un programme commun, chacun gagnerait du temps en sachant si son modèle est compatible et si cela vaut le coût de traverser l'Atlantique pour faire des affaires. «Nous pourrions même coconstruire des entreprises entre Français et Québécois», estime-t-il.

Chose certaine, les liens se tissent de plus en plus dans le monde numérique entre la France et le Québec, de sorte que les prochaines années pourraient déboucher soit sur des partenariats d'affaires, soit sur l'implantation d'entreprise de part et d'autre de l'Atlantique.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer