L'aéroport de Toulouse-Blagnac adopte la technologie d'Optosecurity

En compagnie du président du directoire de l'aéroport...

Agrandir

En compagnie du président du directoire de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, Jean-Michel Vernhes, le chef de la direction et fondateur d'Optosecurity, Éric Bergeron signe l'entente permettant le déploiement de la technologie québécoise dans un premier aéroport en France. Les premiers ministres Philippe Couillard et Manuel Valls assistent à l'événement.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Après l'aéroport de Bruxelles, c'est au tour de celui de Toulouse-Blagnac, en France, d'adopter le logiciel innovateur d'Optosecurity qui permet d'accroître le niveau de sûreté et de productivité aux différents points de fouille, notamment en augmentant le débit des passagers et en réduisant les coûts d'exploitation.

«Les dominos commencent à tomber pour nous», a commenté au Soleil le chef de la direction et fondateur de l'entreprise de Québec, Éric Bergeron, joint vendredi matin à Paris. «Les gens de Toulouse-Blagnac sont allés voir ce que nous faisons à Bruxelles - où il circule 21 millions de passagers par année - et, de toute évidence, ils ont bien aimé ce qu'ils ont vu.»

C'est en grande pompe que l'annonce de l'entente intervenue entre Optosecurity, son partenaire l'équipementier britannique Smiths Detection et la direction de l'aéroport de Toulouse-Blagnac a été faite. 

En effet, l'accord a été signé à Matignon en présence du premier ministre français, Manuel Walls, et du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, qui mettait fin à sa mission en France.

Dans les prochaines semaines, le logiciel de contrôle de sûreté Checkpoint.Evo mis au point dans les locaux d'Optosecurity sur le boulevard Lebourgneuf pour veiller à l'inspection centralisée à distance des bagages à main aux différents points de fouille sera installé dans une partie de l'aéroport Toulouse-Blagnac. 

À partir de 2017, la solution devrait être graduellement déployée sur la totalité de l'aéroport qui a vu circuler dans ses murs 7,5 millions de passagers en 2014.

«Nous croyons que cette nouvelle approche nous permettra d'être plus efficaces, plus compétitifs», a souligné le directeur des opérations à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, Alain de la Meslière. «Elle permettra aux agents de sûreté de travailler dans les meilleures conditions possible et aux passagers de bénéficier d'une expérience plus agréable. Toulouse étant un lieu d'innovation dans le domaine de l'aviation, il était important pour nous d'être les premiers en France à adopter cette technologie.»

Moins d'erreurs et des économies

Spécialisée dans la détection des menaces physiques - sa technologie permet, entre autres, de détecter les explosifs dans les liquides -, Optosecurity chambarde les façons de faire dans les aéroports, notamment aux différents points de contrôle où les passagers doivent montrer patte blanche. 

Ainsi, au moment où les effets personnels d'un voyageur passent sous un rayon X, des images radioscopiques sont acheminées, en temps réel, vers un centre de contrôle informatisé pour y être traitées à distance. 

Si un bagage à main contient un objet suspect, les employés de la sécurité sont immédiatement alertés afin qu'ils procèdent à une inspection plus minutieuse.

La trouvaille technologique d'Optosecurity permet d'accélérer le processus de vérification et de réduire les risques d'erreur.

Élément non négligeable, elle permet également aux administrations aéroportuaires de réaliser des économies substantielles, puisqu'il n'est plus nécessaire de recourir à plusieurs agents de sécurité aux différents points de fouille pour inspecter les bagages à main.

Ce n'est qu'un début

«Ce premier déploiement en France représente une étape importante pour le développement de notre société et sa croissance en Europe. Nous sommes très fiers que l'aéroport de Toulouse, implanté au coeur de l'innovation aéronautique en Europe, ait choisi de nous faire confiance», a signalé Éric Bergeron.

«Nous devrions être en mesure d'annoncer de la signature d'ententes avec d'autres aéroports dans les prochains mois et pas seulement en Europe», a-t-il mentionné au Soleil.

À l'aéroport de Bruxelles, le logiciel de contrôle de sûreté d'Optosecurity est en place depuis l'été dernier.

Fondé en 2003, ce rejeton de l'Institut national d'optique compte une quarantaine d'employés à Québec.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer