Ticketmaster prêt pour le retour des Nordiques

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Omar Bennis, vice-président du bureau de Québec, affirme que, depuis le début de 2015, Ticketmaster a embauché 11 nouveaux employés. Et que la firme est encore à la recherche d'une vingtaine d'autres talents.

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(Québec) Au début des années 80, Microflex mettait au point le premier système de réservation de billets pour les matchs des défunts Nordiques au Colisée de Québec.

Vendue, en 2000, avec son petit frère - le Réseau Admission - à Ticketmaster avant que le distributeur mondial de billets fusionne ses activités, en 2010, avec Live Nation pour créer Live Nation Entertainment, la compagnie d'informatique de Québec sera au poste le jour du retour du hockey professionnel dans la capitale.

L'annonce faite, cette semaine, de la conclusion d'un partenariat stratégique entre Groupe Sports et divertissement de Québecor Média et de Live Nation Entertainment pour élaborer la programmation de l'amphithéâtre n'est pas sans susciter cet élément de curiosité. Rappelons que Ticketmaster assurera la gestion exclusive de la billetterie de l'amphithéâtre. Si les Nordiques reviennent en ville, ça sera par le réseau Ticketmaster que l'amateur de hockey se procurera ses billets.

Soulignons, pour la petite histoire, que Microflex avait été fondée à Québec, en 1981, par Jean-Françoys Brousseau, un ingénieur électronique de formation. Il avait développé une plate-forme de réservation de billets. Plus tard, il mettait au monde Admission en compagnie de Daniel Gauthier et Guy Laliberté, deux des fondateurs du Cirque du Soleil. Au moment de la vente de Microflex et de Réseau Admission à Ticketmaster, MM. Brousseau et Gauthier détenaient 50 % des deux entreprises québécoises.

C'est avec l'aide des Nordiques que Jean-Françoys Brousseau avait compté son premier but dans l'industrie de la billetterie en 1983.

«Ils s'occupaient de la vente de billets eux-mêmes, à partir d'un système désuet. Je leur ai offert d'informatiser tout le processus. Après ça, on a décroché d'autres contrats à Québec, notamment avec le Grand Théâtre», racontait M. Brousseau à La Presse en mai 1991.

En 1989, c'était au tour des Expos de Montréal de lui confier la vente de ses billets pour les matchs de baseball au Stade olympique.

De 30 à 127 employés

Pendant que la capitale faisait son deuil de ses Nordiques, Microflex - devenue Ticketmaster - accélérait sa croissance.

«Nous sommes maintenant 127 employés, des informaticiens pour la plupart», indique au Soleil le vice-président du bureau de Québec de Ticketmaster, Omar Bennis. Au moment de l'acquisition de la société de développement de logiciels pour la gestion globale des réseaux de billetterie par Ticketmaster, Microflex comptait une trentaine de travailleurs.

«Depuis le début de 2015, nous avons embauché 11 nouveaux employés. Et nous sommes encore à la recherche d'une vingtaine d'autres talents», mentionne-t-il en ajoutant que la «bonne réputation» de Ticketmaster et de la maison mère Live Nation Entertainment, dont le siège social à pignon sur rue à Hollywood faisait en sorte que le centre de développement de Québec parvenait à pourvoir tous les postes disponibles en dépit de la rareté de la main-d'oeuvre en informatique à Québec.

«Je ne vous mentirai pas en disant que d'évoluer, comme nous le faisons, dans l'industrie du spectacle attire les jeunes, d'autant plus que nous utilisons des technologies d'avant-garde», commente Lise Auclair, directrice générale du bureau de Ticketmaster à Montréal en soulignant que la mobilité des personnes au sein de l'organisation faisait partie des valeurs de Live Nation Entertainment.

Lorsqu'une multinationale met le grappin sur une PME innovatrice, elle s'empare souvent de son savoir-faire et l'amène avec elle dans ses terres. Ça n'a pas été le cas pour Microflex.

«Les nouveaux patrons ont reconnu l'expertise et l'expérience des gens qui sont en poste à Québec. Au lieu de réduire Microflex à sa plus simple expression, ils ont su la faire grandir», explique Mme Auclair.

26 millions de visiteurs uniques par mois

Les responsabilités sont lourdes sur les épaules des informaticiens de Tickermaster à Québec qui, à l'instar de leurs collègues des autres centres de développement de Ticketmaster à Los Angeles, à Phoenix et à Londres, ont la tâche d'assurer le bon fonctionnement de l'un des plus importants sites de commerce électronique au monde avec ceux d'Amazon, d'eBay et d'Alibaba. Pas moins de 26 millions de visiteurs uniques par mois s'arrêtent sur ticketmaster.ca pour acheter des billets de spectacles ou d'événements sportifs.

«En plus de développer des logiciels destinés à la gestion des événements sportifs et des spectacles, nous cherchons constamment à développer de nouvelles fonctionnalités informatiques qui vont simplifier la vie des dizaines de millions de clients qui achètent des billets», indique Omar Bennis, vice-président du bureau de Québec de Ticketmaster.

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