La CAQ redemande une enquête publique sur les contrats informatiques

Le chef de la CAQ, François Legault, a... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le chef de la CAQ, François Legault, a confié comme mission à Éric Caire de débusquer le gaspillage et l'inefficacité  du gouvernement, notamment dans l'octroi des contrats en informatique et ceux accordés par le ministère des Transports.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Sorel-Tracy) La Coalition avenir Québec se lance dans la chasse au gaspillage et à l'inefficacité par le gouvernement. Une mission confiée à Éric Caire, le nouveau «shérif» en ville, débarqué pour dénoncer les abus, a lancé à la blague le chef de la CAQ, François Legault.

M. Caire s'est fait confier ce mandat au terme de la réunion que les élus caquistes ont tenue à Sorel-Tracy, en vue de la rentrée parlementaire. Le député de La Peltrie a insisté qu'il ne fait surtout pas confiance au gouvernement Couillard qui a mis sur pied des groupes comme la Commission de révision permanente des programmes.

Selon lui, les Québécois en ont «assez, ils sont tannés» de ces comités «qui eux-mêmes engagent des consultants qui consultent les consultants». Pendant que le gouvernement les appelle à faire des sacrifices, «la bête [bureaucratique] continue à se goinfrer encore et encore à leurs dépens».

Mardi, à la clôture de l'événement, François Legault a précisé que l'octroi des contrats en informatique et ceux accordés par les Transports font partie des premières cibles vers lesquelles M. Caire tournera les yeux.

François Legault a rappelé que le projet d'informatisation SAGIR, dont le coût prévu était de 80 millions $, aura finalement englouti 1 milliard $. Il aura pris huit ans à devenir opérationnel, si bien que la «technologie sera périmée» avant même sa mise en service, a poursuivi le chef.

Il est revenu à la charge avec la demande d'instituer une enquête sur le modèle de la commission Charbonneau pour s'attaquer à la collusion dans la construction. «Québec donne 3 milliards $ de contrats par an en informatique. Selon nous, il y a autant de problèmes dans ce domaine que ce qu'on a vu dans le secteur de la construction.»

Le fondateur de la CAQ a de nouveau dénoncé le fait que le ministère des Transports, particulièrement sous le gouvernement libéral, multiplie les «extras» dans ses ententes contractuelles. Il en a profité pour signaler que l'aménagement du train de l'Ouest, dans la région de Montréal, a vu son coût de réalisation doubler pour atteindre 600 millions $.

En désaccord avec le gel salarial

Contrer l'inefficacité ne se traduit pas par des coupes nécessairement dans la fonction publique. François Legault a répété qu'il est en désaccord avec le gel de salaire que met de l'avant Québec pour ses employés.

Selon lui, il s'agit «d'une solution mur à mur, qui démotive tous les employés. Ce n'est pas une bonne façon d'améliorer l'efficacité», selon lui. La CAQ préconise de couper certains postes et croit à des augmentations salariales différenciées par type d'emplois.

Pour l'informatique comme pour les transports, «il va falloir engager des gens d'expérience. [Québec] n'a pas l'expertise dans des ministères-clés.»

Sinon, «sera-t-on aussi obligé de faire gérer les projets informatiques par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) en échange d'un rendement de 10 %»? a-t-il laissé tomber.

M. Legault faisait allusion à la décision du premier ministre Philippe Couillard de confier à la CDPQ les projets d'infrastructures, comme le transport collectif sur le futur pont Champlain, à la Caisse. Le chef de la CAQ a soutenu qu'il s'agit d'un bon coup pour la Caisse, mais qu'il s'agit d'une mauvaise nouvelle pour les Québécois.

Les Québécois se trouvent ainsi à payer pour un rendement allant à la CDPQ et un autre se retrouvant dans les poches de ceux qui exécutent les travaux, a-t-il argumenté. «Ça va coûter plus cher aux contribuables.»

François Legault voit surtout dans la décision de Philippe Couillard un «aveu d'échec» à l'endroit de son propre gouvernement. «Il a davantage confiance dans la Caisse pour gérer les projets d'infrastructures que dans son propre gouvernement. Ce n'est pas vrai que c'est nécessaire d'engager des ingénieurs à la Caisse parce qu'on n'est pas capable d'avoir des ingénieurs bien payés aux Transports.»

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