Optosecurity attire l'attention à Bruxelles

Éric Bergeron, président d'Optosecurity, à l'aéroport de Bruxelles... (Collaboration spéciale Annie Morin)

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Éric Bergeron, président d'Optosecurity, à l'aéroport de Bruxelles

Collaboration spéciale Annie Morin

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(Bruxelles) Plus rapide, plus efficace et... pas assez cher. Le chef de la sécurité de l'aéroport de Bruxelles, Wilfried Covent, n'a que des bons mots pour le système de contrôle des bagages à main développé par l'entreprise de Québec, Optosecurity.

Des délégations de partout dans le monde viennent voir le nouveau système en train d'être déployé à l'aéroport de Bruxelles, où 22 millions de passagers passeront cette année. Jeudi, c'était au tour du maire de Québec, Régis Labeaume, accompagné du nouveau délégué général du Québec à Bruxelles, Michel Audet.

Le chef de la sécurité leur a expliqué comment la technologie développée par Optosecurity, firme qu'ils ont visiblement en très haute estime, permet de gagner du temps, de l'argent et de mieux accomplir la difficile tâche de contrôler des milliers de bagages à main chaque jour.

La procédure classique dans les points de contrôle des aéroports veut que les passagers déposent leurs effets personnels dans des bacs, qui roulent vers une boîte où ils sont passés aux rayons X. Un employé de la sécurité, assis à proximité, regarde le film pour localiser explosifs, armes à feu et couteaux qui pourraient servir à commettre un attentat, mais aussi des ciseaux ou des liquides, interdits à bord. Si un objet suspect est détecté, un autre employé fouille le bagage sous le regard de son propriétaire.

La technologie de contrôle à distance que propose Optosecurity retire du plancher l'employé affecté à la surveillance des images. Installé dans une autre pièce, avec ses collègues, il voit défiler à la chaîne des clichés des bagages. Si un doute surgit, il envoie un signal au point de contrôle. Le bac problématique est alors automatiquement détourné pour qu'un autre employé le fouille. Celui-ci a accès à la photo pour repérer les objets suspects, qui sont clairement pointés.

La nouvelle procédure a l'avantage d'accélérer la cadence derrière l'ordinateur et sur le tapis roulant, a expliqué jeudi M. Covent. Cela parce que les employés qui regardent les images sont moins dérangés. Leur nombre peut donc être réduit. À Bruxelles, là où il en fallait cinq, il n'y en a plus que deux. Et ils sont plus efficaces : le taux de détection des objets suspects a augmenté.

Le chef de la sécurité se félicite également d'avoir diminué le «facteur de risque humain» puisque les contrôleurs ne savent pas à qui appartient le bagage. Quand ils sont en contact avec les passagers, ou pire avec le personnel de l'aéroport, ils peuvent être influencés par la tête du client.

Le passager, lui, passe plus vite le mauvais moment du contrôle et est ensuite plus relax pour magasiner, ce qui contribue aux profits de l'aéroport.

«Pas assez cher»

Le prix de cette solution n'a pas été révélé, mais Bruxelles calcule que l'investissement sera absorbé en 18 mois seulement. D'où l'affirmation que «ce n'est pas assez cher», lancée à la blague jeudi.

Éric Bergeron, le fondateur et président d'Optosecurity, a accueilli jeudi les compliments qui lui étaient adressés. Après avoir tenu à bout de bras la compagnie pendant 10 ans, il n'en revient pas de l'intérêt pour son principal produit. Dans l'industrie aérienne, il est présenté comme le nouveau standard et M. Bergeron est convaincu que la plupart des grands aéroports européens devraient en être dotés d'ici cinq ans.

«Il n'y a plus personne qui se demande si ça va se faire, mais quand ça va se faire», a-t-il résumé jeudi.

Les délais pourraient être plus longs au Canada, où la sécurité dans les aéroports est sous le contrôle du gouvernement fédéral, tout comme aux États-Unis. En Europe, les aéroports sont privés et indépendants, mais doivent se soumettre à des règles communes sévères.

Optosecurity, dont les bureaux sont situés sur le boulevard Lebourgneuf, emploie 45 personnes, la plupart en recherche et développement. L'entreprise techno, qui a été financée par la Banque de développement du Canada (BDC) et des anges investisseurs, prévoit atteindre la rentabilité cette année.

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