Informatique EBR se sépare d'un actionnaire épinglé par l'UPAC

Le cofondateur et directeur général d'Informatique EBR, Mohamed... (Photothèque Le Soleil, Jean Marie Villeneuve)

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Le cofondateur et directeur général d'Informatique EBR, Mohamed El Khayat

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Matthieu Boivin
Le Soleil

(Québec) Afin de maintenir ses lucratifs contrats avec le gouvernement, l'entreprise Informatique EBR a choisi de retirer Mohamed El-Khayat de ses actionnaires. Celui-ci fait présentement face à des accusations criminelles d'abus de confiance et de fraude, à la suite d'une enquête effectuée par l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

En entrevue avec Le Soleil, Denis Blais a confirmé qu'il était dorénavant le seul actionnaire de la compagnie d'informatique, avec sa fille Laurie Blais. M. El-Khayat ne travaillera plus jamais pour Informatique EBR, a juré M. Blais. «L'autorité des marchés financiers nous a demandé de procéder à cette restructuration, et c'est ce que nous avons fait, a indiqué M. Blais. Nous leur avons fait parvenir la documentation [mercredi] et nous allons attendre leur réponse.»

M. Blais est demeuré évasif sur le processus d'acquisitions des parts de M. El-Khayat, ainsi que celles appartenant à Jean-François Robidas, à savoir si cette étape était déjà complétée ou non. M. Robidas demeure employé au sein de l'entreprise, a tenu à préciser M.Blais. «Nous aurons d'autres choses à annoncer prochainement», s'est limité à dire M. Blais.

Mohamed El-Khayat a été arrêté par l'UPAC cet été en compagnie d'un haut cadre du ministère de la Sécurité publique, Abdelaziz Younsi. Ils ont été accusés d'abus de confiance, de complot et de fraude dans un stratagème qui aurait coûté quelque 400000 $ aux contribuables.

Il y a quelques semaines, le Secrétariat du Conseil du trésor a annoncé qu'Informatique EBR devrait obtenir une autorisation de contracter de l'Autorité des marchés financiers, afin de pouvoir continuer à faire affaire avec le gouvernement. La compagnie détient notamment neuf contrats en approvisionnement avec les autorités publiques, pour la somme de 11,25 millions $.

Le porte-parole de l'AMF, Sylvain Théberge, a expliqué que le processus de vérification s'étire généralement sur quelques semaines. L'UPAC réalise les vérifications d'usage, pour ensuite formuler une recommandation négative ou positive à l'AMF. C'est cette dernière qui prend la décision ensuite de donner ou non l'autorisation de contracter.

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