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Ottawa injecte 3,3 millions $ pour un incubateur technologique dans Saint-Roch

Le ministre fédéral de l'Agence de développement économique,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le ministre fédéral de l'Agence de développement économique, Denis Lebel, et le maire de Québec, Régis Labeaume, ont fait l'annonce lundi d'une aide d'Ottawa de 3,3 millions $ sur cinq ans pour la mise sur pied d'un incubateur technologique.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) La Ville de Québec fournira enfin un terreau fertile aux jeunes pousses technologiques prometteuses. Ottawa injecte 3,3 millions $ sur cinq ans pour accélérer leur croissance qui se fera dans un incubateur d'entreprises ayant pignon sur rue dans le quartier Saint-Roch. Pour l'instant, les autorités municipales ont des visées sur trois édifices.

Lesquels? Mystère et boule de gomme.

«On a trois sites en vue et il faut négocier», s'est limité à dire le maire Régis Labeaume. «On va d'abord négocier avec l'un des trois propriétaires et si ça ne va pas à notre goût, on négociera avec les autres.»

Impossible de savoir si l'ancien cinéma Charest fait partie du trio d'immeubles considéré par la Ville de Québec, comme Le Soleil l'a déjà rapporté.

Le maire Labeaume était en terrain connu, lundi, à l'occasion de l'annonce faite par le ministre Denis Lebel (Infrastructure, Collectivités et Affaires gouvernementales et ministre de l'Agence de développement économique) dans le cadre du Programme canadien des accélérateurs et des incubateurs (PCAI) de 100 millions $ en contributions non remboursables qui permet de fournir aux sociétés les plus prometteuses les locaux, les ressources et l'expertise nécessaires pour qu'elles puissent élaborer un plan d'affaires, obtenir du financement ou encore trouver de nouveaux marchés internationaux pour commercialiser leurs produits et services.

Administrateur de la défunte Société innovatech Québec et Chaudière-Appalaches pendant de nombreuses années, Régis Labeaume a vu l'élan de développement de nouvelles entreprises technologiques se «casser» au cours des dernières années et l'offre de capital de risque fondre littéralement comme neige au soleil. Selon le Réseau Capital, la part de la région de Québec dans les 588 millions $ injectés en 2013 par les fonds d'investissement québécois, canadien et étranger ne représentait qu'un maigre 4 %.

«Nous avons besoin d'un projet exactement comme ça. Une sorte de camp de base pour les jeunes entreprises autour duquel viendront se greffer beaucoup d'acteurs du développement économique», a déclaré le maire de Québec en soulignant que «ce camp», une sorte de mélange d'incubateur et d'accélérateur (voir les définitions), saura attirer des investisseurs d'un peu partout à la recherche des «perles rares».

Les contacts faits par la Ville de Québec dans ses missions en Californie, notamment à Silicon Valley, pourraient rapporter gros. 

«Ce que recherchent les investisseurs, peu importe leur provenance, c'est de faire de l'argent. Ils sont constamment aux aguets à la recherche de la technologie qui leur permettra de frapper un coup de circuit. Ils surveillent toujours les villes dont l'écosystème permet d'identifier et de propulser les entreprises les plus innovantes.»

Croître plus vite que son ombre

En juillet dernier, le gouvernement fédéral identifiait les organisations canadiennes qui auront comme mission d'aider les PME les plus prometteuses des secteurs des technologies d'information et des nouveaux médias, des énergies vertes, des ressources naturelles et des technologies industrielles à croître plus vite que leur ombre. 

Au Québec, c'est l'incubateur-accélérateur montréalais Inno-Centre, entre autres, qui a retenu l'attention d'Ottawa. 

C'est Inno-Centre, en collaboration avec Québec International, qui mettra sur pied le «camp de base» de Québec qui hébergera entre 10 et 20 entreprises par années. «Nous tenions à ce que Québec ait sa juste part», a souligné Claude Martel, le président et chef de la direction de l'organisation consacrée au démarrage et à la croissance d'entreprises possédant des technologies de calibre mondial et à la valorisation et à la commercialisation de la recherche. En plus des 3,3 millions $ venant d'Ottawa, le milieu d'affaires devra en puiser autant dans les poches des fournisseurs des services aux entreprises de la région de Québec.

«Notre mission est de conseiller les entreprises innovantes et pour y arriver nous offrons aux dirigeants de ces jeunes pousses l'accès à toute l'intelligence d'affaires nécessaire», a expliqué M. Martel en soulignant qu'Inno-Centre avait participé au démarrage et la croissance de 150 entreprises d'innovation technologique et que l'organisation avait négocié avec elles au-delà de 700 millions $ en capital de risque dont 60 % de cette somme parvenait de l'extérieur du Québec. «Les entreprises que nous aidons réussissent à créer une centaine de nouveaux emplois par année.»

Louis Tremblay est l'un des jeunes entrepreneurs qui ne jurent que par Inno-Centre. Il est le fondateur, président et chef de la direction de la compagnie AddEnergie, de Québec, qui gère un important parc de bornes de recharge pour les véhicules électriques.

Sous la supervision d'Inno-Centre, l'entreprise de près d'une trentaine d'employés a pu aller chercher 15 millions $ en financement au cours des dernières années. Chaque année, AddEnergie parvient à doubler son chiffre d'affaires.

En un mot

Accélérateur › Il s'agit, en général, d'une organisation à but lucratif appartenant à des investisseurs de capital de risque qui souhaitent générer un rendement à partir de l'investissement de fonds propres de leurs entreprises clientes. Il fournit une gamme de services aux entreprises en début de croissance, notamment un soutien financier, des conseils en affaires et de l'espace de bureau.

Incubateur › Il offre des services analogues à ceux d'un accélérateur, mais il a tendance à donner plus de temps aux jeunes pousses participantes, ainsi qu'un éventail plus large de services au niveau des locaux et du mentorat. Il est souvent commandité par des universités, des collèges et des sociétés de développement économique.

Source : Conseil national de recherches Canada

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