Keeogo de B-Temia: le dermosquelette au service de tous

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L'orthèse robotisée Keeogo est conçue pour assister les personnes ayant des capacités limitées dans leurs activités quotidiennes.

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(Québec) Les personnes ayant des capacités limitées à se déplacer peuvent maintenant compter sur un support mécanique motorisé d'assistance à la démarche qui leur permettra de redécouvrir les joies du golf, du jardinage, de la randonnée en montagne ou tout simplement le bonheur de se déplacer du point A au point B sans souffrir le martyre.

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B-Temia planche également sur un modèle militaire avec les forces armées du Canada, des États-Unis et de certains pays européens.

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Et c'est dans la capitale, dans le Parc technologique du Québec métropolitain, que cet appareil qui se porte directement sur les jambes - le Keeogo, dans le sens de l'expression anglaise keep on going - a été mis au point par la société B-Temia dont la mission est d'accroître les capacités de l'être humain.

Le président et chef de la direction de B-Temia, Stéphane Bédard, a annoncé, mardi, que la version médicale du «dermosquelette» - l'entreprise planche également sur un modèle militaire avec les forces armées du Canada, des États-Unis et de certains pays européens - était maintenant disponible au Québec dans les 19 magasins de la chaîne Médicus dont fait partie Savard Ortho Confort, de Québec.

«Nous visons à signer d'autres ententes avec des revendeurs ou des distributeurs certifiés au Canada d'ici la fin de l'année», révèle

M. Bédard au Soleil en soulignant que B-Temia, une entreprise manufacturière, veut s'associer avec des détaillants d'appareils de soins à domicile pour rejoindre la clientèle visée par son orthèse robotisée, c'est-à-dire les personnes désireuses d'utiliser un appareil pour les assister dans leurs activités quotidiennes.

«Nous entendons déployer le même modèle pour atteindre les marchés de la côte-est américaine et éventuellement de l'Europe.»

La technologie «dermosquelettique» développée par B-Temia s'adresse aux individus souffrant de maladies dégénératives (comme la sclérose en plaques et la maladie de Parkinson), de maladies cardiovasculaires (claudication intermittente), d'un stade avancé de l'arthrose du genou ou des mille et une misères liées au vieillissement. Elle permet de récupérer des fonctions perdues.

«En raison de leur maladie, ces gens éprouvent de plus en plus de difficulté à se déplacer. Ils en sont rendus parfois à la solution extrême, soit l'utilisation d'un quadriporteur», explique Stéphane Bédard qui, il y a quelques années, avait inventé la jambe bionique. «Nous sommes les seuls au monde à offrir une technologie qui permet d'assister mécaniquement les gens à marcher sans toutefois compromettre leur démarche. Nous apportons aussi une réponse aux voeux des médecins qui recommandent à leurs patients éprouvant des problèmes de mobilité d'essayer de continuer à se déplacer le plus longtemps possible afin de tenter de réduire la progression de la maladie.»

Moins de 20 000 $

Keeogo fournit donc à ses utilisateurs la puissance dont ils ont besoin pour marcher, pour continuer à être actifs et pour reprendre, dans certains cas, leurs activités.

L'appareil pèse moins de cinq kilogrammes et il est alimenté par une batterie possédant une autonomie de 24 heures. Selon Stéphane Bédard, il ne suffit de quelques minutes pour se familiariser à son utilisation. Il tient à préciser que le dispositif motorisé n'est pas un robot-marcheur, mais bien une assistance à la démarche. «Les mouvements de l'appareil sont initiés par la personne.»

«Avec l'industrie militaire, nous sommes en train d'assister la mobilité du soldat pour prévenir chez lui les traumatismes musculaires et osseux résultant du transport d'un équipement de combat trop lourd lors des opérations sur le terrain. Si nous sommes capables de faire courir et sauter un soldat avec tout son attirail militaire sur le dos, imaginez ce que l'on peut faire pour le commun des mortels», lance le patron de B-Temia.

Le coût de l'appareil est de 19 900 $.

Des perches ont été lancées auprès des instances publiques et des compagnies d'assurances privées pour éventuellement faire approuver le remboursement complet ou en partie de l'appareil.

Stéphane Bédard fait remarquer que les personnes atteintes de maladies dégénératives vont souvent payer de leur poche l'achat d'un fauteuil motorisé afin de pouvoir continuer à se déplacer. «La perte d'autonomie est un événement bouleversant de la vie. Les patients sont prêts à payer pour retrouver une belle qualité de vie physique et psychologique.»




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