Google : la vie, la job

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Près de 12 000 des 45 000 employés de Google dans le monde travaillent sur ce campus - appelé Googleplex - que Le Soleil a visité jeudi à l'occasion d'une mission de Québec International dans la Silicon Valley.

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(Mountain View) Travailler au siège social de Google n'est pas un métier. C'est une vie.

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L'intérieur du siège social de Google est coloré, texturé, très design. Des intérieurs différents se voisinent dans les bâtiments largement fenê­­­trés.

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Cliff Redeker est responsable des Talks of Google, une série de grandes conférences. De Lady Gaga à Al Gore en passant par Le Cirque du Soleil, tous sont venus parler de succès, de créativité et de motivation.

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On a beau avoir entendu dire que le géant californien d'Internet ne lésine pas sur les moyens pour plonger ses employés dans une ambiance agréable. Savoir qu'il a été nommé meilleur patron de l'univers en 2013, rien ne vaut une visite aux bureaux de Google à Mountain View, en Californie.

Des bureaux? Non, plutôt un campus. Une ville, même.

D'abord, l'ambiance de la cour intérieure, principal espace de rassemblement de l'entreprise étendue dans une quarantaine de bâtiments. Partout, des dizaines d'oeuvres d'art public, de la verdure et de la couleur. Bleu, rouge, jaune, vert, emblématiques couleurs vives qui donnent la touche cute au logo de Google depuis sa fondation en 1998.

Des couleurs qu'on trouve sur les parasols, sur les chaises design des cafétérias et des aires communes intérieures, sur les enseignes et les vélos, aussi, ces centaines de Google Bikes que l'entreprise met à la disposition de son personnel pour rouler d'un pavillon à un autre.

Il faut dire que près de 12 000 des 45 000 employés de Google dans le monde travaillent sur ce campus - appelé Googleplex - que Le Soleil a visité jeudi à l'occasion d'une mission de Québec International dans la Silicon Valley.

Une visite nécessairement sommaire tant le campus est vaste avec ses bureaux, ses auditoriums, ses dizaines de salles de conférence, ses escaliers de bois et son mobilier design.

L'accès aux secteurs où Google développe des centaines d'idées, d'applications et de logiciels qui changeront sans doute nos vies était interdit. Mais les coins visités se sont avérés suffisants pour constater combien travailler chez Google est plus qu'une job.

«C'est dans la mentalité de Google d'améliorer le quotidien de ses employés», dit Adrienne Saint-Aubin. Cette jeune femme qui n'a de francophone que le nom est responsable des «relations diplomatiques» de l'entreprise. À l'emploi de Google depuis six ans, elle habite San Francisco, à des dizaines de kilomètres de là, mais n'a jamais eu de voiture.

«Je prends les navettes Google», dit-elle. Ce système, qui existe aussi pour d'autres grosses entreprises technos de Silicon Valley, offre aux employés un transport gratuit.

Tout comme les repas. Un employé de Google peut déjeuner, dîner et souper à son travail sans payer un sou. Plus de 30 000 repas sont servis par jour. Et cela n'inclut pas les tonnes de café, de thé, de collations en tous genres offertes par la maison.

Il fallait voir la vingtaine de membres de la délégation de Québec «lâchés lousses» dans l'une des 150 microcafétérias du complexe. Des frigos pleins de boissons, de yogourts, de fruits frais, de tomates cueillies dans les jardins du complexe, des barres énergétiques toutes plus bios et sans gluten les unes que les autres. On s'étonne presque qu'elles ne soient pas de marque Google... Ça viendra.

Transport et bouffe gratuits, c'est déjà pas mal, dites-vous? Ce n'est qu'une partie de ce qui est offert aux employés de Google. À cela s'ajoutent piscine, terrain de volleyball, clinique médicale, salon de coiffure, garderie, aires de repos et gymnases avec des écrans d'ordinateur branchés aux tapis roulants.

«Ici, la productivité ne se calcule pas en heures, mais au fait qu'un travail doit être rendu, peu importe l'horaire que l'employé choisi», explique Cliff Redeker, responsable des Talks of Google, une série de conférences où des vedettes, des politiciens, des gens d'affaires, des intellectuels viennent parler de créativité, de succès et de motivation.

«Quelqu'un peut arriver à midi, travailler, souper ici, aller à la piscine et travailler la nuit s'il le souhaite», explique le blondinet, Google Glass sur le nez.

Cliff énumère la foule de services et «l'esprit de communauté» qui règne chez Google. «Nous n'avons pas réellement de secteur de recherche et développement, explique-t-il. Tout le monde peut contribuer à une idée.» Ainsi, si un employé croit détenir un filon pour alimenter Google et ses innombrables services incluant le système Android ou le populaire site YouTube, il est libre de la partager. «Nous avons régulièrement des journées où les gens partagent leur idée. On en discute autour d'une bière et de cupcakes», explique ce Googler, surnom donné aux employés.

Et le reste du monde?

Mais l'architecture de la boîte avec ses fenêtres qui donnent sur la verdure et le ciel californien, les services offerts, la communauté tissée serré, c'est bien beau. Mais où s'arrête le travail et où commence la vie? L'esprit d'entreprise n'est-il pas un peu... envahissant? Cliff Redeker ne s'étonne pas de la question. «C'est un excellent point et ça nous préoccupe», assure-t-il du tac au tac. «Les gens ne doivent pas se laisser trop immerger par leur travail. Nous avons ici des personnes très ambitieuses à qui il faut rappeler de se détacher», explique-t-il. «On les incite parfois à travailler de la maison, à prendre des congés sans vérifier leurs courriels», illustre-t-il.

Une petite partie de volleyball ou une promenade à vélo ne fait sans doute pas de tort non plus, avons-nous envie d'ajouter. Mais ça, chez Google, ça se fait même au boulot.

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Deux millions de CV par an

«Le problème, c'est que quand tu entres ici, tu as immédiatement envie de travailler chez Google.» L'affirmation, lancée par un membre de la délégation de Québec en mission en Californie, est sur le ton de la blague. Mais elle ne semble pas très loin de la réalité, tant travailler chez l'employeur cité comme meilleur au monde attire. Google compte 45 000 employés sur la planète, mais reçoit... deux millions de demandes d'emploi par an, explique Maggie Sheils des relations publiques.

Beaucoup d'appelés, peu d'élus pour le géant d'Internet qui ne cherche pas toujours les ingénieurs au sommet, mais souhaite avant tout dénicher des gens créatifs, étonnants, différents. Des travailleurs de partout dans le monde, d'ailleurs, ajoute Mme Sheils qui ne pourrait dire combien de nationalités cohabitent au siège social de Mountain View. «Pendant les repas ici, c'est comme les petites Nations Unies», illustre-t-elle.

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