Leddar, nouvelle technologie de détection routière

Charles Boulanger, pdg par intérim de Leddard Tech,... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Charles Boulanger, pdg par intérim de Leddard Tech, montre l'une des applications concrètes de la technologie Leddar qu'utilise la compagnie Safran pour la surveillance des excès de vitesse sur les routes de France.

Le Soleil, Steve Deschênes

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Yves Therrien
Le Soleil

(Québec) Après le sonar et le radar, la nouvelle technologie de détection se nomme Leddar, soutient Charles Boulanger qui dirige par intérim les destinées de l'entreprise Leddar Tech dontla technologie de détection est basée sur la lumière des diodes électroluminescentes et des capteurs à 16 canaux.

Si la Ville de Québec a permis à Leddar Tech d'utiliser sa technologie de détection à deux intersections importantes, Pie XII-Quatre-Bourgeois et Lebourgneuf­-Pierre-Bertrand,­ elle n'a pas encore fait le pas vers cette nouvelle technologie de gestion de la circulation.

«Contrairement aux boucles dans l'asphalte qui détectent une masse métallique, explique M. Boucher, le Leddar peut détecter des objets non métalliques, des piétons, des vélos, des motos. Ce que ne peut pas faire la boucle dans le bitume.»

Toutefois, les essais en temps réel sur le territoire municipal ont permis à Leddar Tech de montrer le fonctionnement de la technologie en situation réelle tout en prouvant que les performances du système ne sont pas affectées par le froid, la chaleur, la pluie, la neige et le brouillard.

Les émetteurs envoient 100 000 pulsations à la seconde dans un spectre non visible et l'analyse des signaux s'effectue sur 16 canaux de sorte que l'appareil détecte loin et large tout en étant capable de situer l'objet en mouvement en contexte même s'il change de voie.

D'ailleurs, Leddard Tech a obtenu un contrat de la société française Safran qui occupe près de 90 % du marché des radars photo en France. Les prochains détecteurs des infractions auront été mis au point ici à Québec avec un avantage que les autres systèmes n'ont pas: l'évaluation des vitesses moyennes.

Ainsi, à l'entrée d'un tunnel, un automobiliste ayant ralenti en voyant l'appareil, qui accélère par la suite croyant avoir le champ libre, se fera attraper à la sortie par un autre détecteur qui aura analysé sa vitesse moyenne en fonction de la distance.

La technologie Leddar s'applique à la gestion de la circulation, des feux et des péages, aux infractions concernant les limites de vitesse, et en plus, l'entreprise développe un module pour les véhicules automobiles afin de prévenir les collisions.

Il existe déjà des techniques incluant le radar et le laser, mais il y aurait quelques difficultés pour les petits objets à courte distance.

«Notre produit, affirme M. Boucher avec conviction, est le meilleur outil technologique pour la détection et le repérage de petits objets en mouvement, même les plus gros. Dans une zone de 0 à 50 mètres, nous sommes imbattables. Nous sommes en train de travailler à la miniaturisation de notre module pour son intégration dans le monde de l'automobile.»

Outre la compagnie Safran, Leddard Tech négocie avec des entreprises majeures aux États-Unis et avec des grands de diverses industries, dont celle de l'automobile.

L'avenir

Bien que la technologie soit couverte par une trentaine de brevets, l'avenir de Leddar Tech passe par la démocratisation par l'ouverture à différents programmeurs de manière à vendre le produit sous licence pour que les développeurs adaptent et programment des outils autour du système Leddar.

«C'est un peu comme avec la technologie du radar, ajoute M. Boulanger. Le programmeur achète l'antenne et développe une application autour du système. Notre orientation ne sera pas de produire des outils complets et les programmes, mais uniquement le détecteur Leddar. Les entreprises et leurs équipes développeront les programmes d'analyse des données en fonction de besoins spécifiques à une fraction du coût des autres technologies existantes.»

Pour lui, l'avenir de Leddar Tech passe par la commercialisation de la technologie optique de détection. Le défi demeure de convaincre les industries et les grandes entreprises du monde qu'il s'agit de la toute nouvelle technologie de détection comme le furent le radar et le sonar à leur époque.

«Nous avons effectué des percées dans le marché avec des produits précis, maintenant, il faut commercialiser la technologie de détection au lieu de produire un système de détection avec toute la logistique informatique que cela suppose. Ce sera plus facile de produire et de vendre un détecteur miniaturisé au lieu d'avoir une usine de production de système précis pour un besoin précis. Au lieu de produire un ensemble de détection à 5000 $, on peut vendre le détecteur 500 $ ou une puce à quelques dizaines de dollars.»

Cette prochaine étape devrait passer par une ronde de financement avec des investisseurs stratégiques dans un modèle d'affaires misant sur la technologie de détection au lieu du produit complet.

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