Dominique Brown quitte Beenox

Dans les dernières années, ce sont les jeux... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Dans les dernières années, ce sont les jeux de la série Spider-Man qui ont fait mouche pour l'entreprise de Dominique Brown.

Le Soleil, Steve Deschênes

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Yves Therrien
Le Soleil

(Québec) Figure de proue de Beenox depuis sa création il y a 12 ans, Dominique Brown a annoncé vendredi matin aux employés et à ses proches collaborateurs qu'il quittait la direction du studio. Ce sont Thomas Wilson et Sylvain Morel, amis et collègues de longue date, qui reprendront le flambeau à compter du 21 décembre.

«Au début de l'année, affirme Dominique Brown en entrevue, j'avais avisé la direction d'Activision que je n'avais pas l'intention de renouveler mon mandat de directeur du studio à la fin de 2012. Lorsque j'ai pris la décision de prendre du recul en octobre pour prendre des vacances, Activision m'a demandé de réfléchir avant de donner une réponse finale. Aujourd'hui, je sais que j'ai fait le bon choix.»

Tout au long de l'année, il a travaillé à assurer la transition. Mais un ensemble de facteurs personnels et de tracas professionnels l'ont forcé à prendre un long congé. «J'ai dû mettre plus d'énergie que prévu autour de nos deux grands jeux sur Spider-Man, se souvient-il. J'avais un grand besoin de vacances et de temps pour réfléchir à mon avenir.»

Il a d'ailleurs pris une heure avec les employés, vendredi matin, pour expliquer sa décision et répondre à toutes les questions du personnel. Son départ n'est pas vraiment une surprise, puisqu'il avait annoncé le 5 octobre qu'il diminuait sa présence au studio. Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, les employés comprennent la décision. Plusieurs n'avaient que de bons mots pour leur ancien leader, se disant honorés d'avoir pu travailler à ses côtés. Une fois le choc du départ passé, les employés ont repris leur élan avec un vent de confiance autour des nouveaux directeurs de l'entreprise qui assuraient déjà l'intérim.

Ouvrir d'autres portes

S'il ferme une porte à 34 ans, Dominique Brown en ouvre quelques autres. «J'ai passé la moitié de ma vie dans le monde du jeu et de la technologie, poursuit-il. J'ai confiance en la relève. Ce n'est pas mauvais de brasser les bûches dans le foyer pour ranimer la flamme. Et je n'ai jamais été tout seul dans l'aventure de Beenox. Je n'ai jamais été le meilleur. Même si j'étais à l'avant-scène, ce sont les gens de l'équipe qui ont permis d'amener Beenox à son niveau d'excellence actuel.»

En regardant Thomas Wilson, il affirme que c'est lui le talent créatif dans la boîte. Et il se tourne vers Sylvain Morel pour rappeler tout ce qu'il a apporté dans le développement technologique du studio. Pour lui, les projets ne manqueront pas et le talent est là pour pousser Beenox toujours plus loin vers les sommets.

Un retour dans l'univers des technologies n'est pas exclu, puisqu'il s'agit de la passion qui le motive depuis l'adolescence. La télévision, les médias, même la technologie sont toujours dans la mire de celui qui continue de cultiver sa fibre d'entrepreneur.

Des idées

S'il s'est évadé quelques semaines de préoccupations quotidiennes, Dominique Brown n'en continue pas moins d'avoir des idées plein la tête.

Il affirmait en 2000 à qui voulait l'entendre que son projet était de conquérir le monde par le jeu, maintenant il veut le faire avec le chocolat, lui qui a acquis l'entreprise Les Chocolats Favoris en juillet dernier après avoir mis la main sur une chocolaterie à Sainte-Pétronille quelque temps auparavant.

Dans son esprit, le chocolat et l'univers du jeu vidéo sont parents dans le monde du divertissement et des sensations. «Même si j'étais en congé, je n'ai pas cessé de penser, avoue-t-il. J'ai des plans d'expansion et de développement pour la chocolaterie. Nous ouvrirons une nouvelle succursale dans la prochaine année. Et j'ai des visions d'avenir pour étendre le modèle de Chocolats Favoris avec de nouveaux concepts. Pourquoi pas conquérir toute la planète?» lance-t-il en riant de bon coeur.

Visionnaire, Dominique Brown a commencé sa carrière dans la maison de ses parents il y a près de 20 ans en travaillant sur des jeux comme Cro-Mac Rally, qui était inclus dans les logiciels de la première génération d'iMac. Ces dernières années, ce sont les jeux de la série Spider-Man qui ont fait mouche pour son entreprise.

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