«Ça prend de la maturité, ça, c'est certain. La participation augmente.» Quelque 250 programmeurs, artistes, animateurs 3D, textureurs et autres artisans du pixel se réuniront cette année en une quarantaine d'équipes pour créer autant de projets, que ce soit des jeux complets, des concepts visuels ou des courts-métrages d'animation.
Tout ce beau monde aura 48 heures en fin de semaine pour présenter une oeuvre qui se tient aux juges. Nouveauté cette année, le public est invité sur les lieux, vendredi, à venir essayer les jeux et à juger les résultats par eux-mêmes.
Le cofondateur du Bivouac progresse d'une année à l'autre. «On voudrait tout de suite se rendre à Z, mais faut passer par A, B, C», illustre M. Lehoux. Son but? «Que ce soit un incontournable, que les grosses compagnies du domaine aient envie de le commanditer. Il faut que ce soit assez attirant pour que les participants [de l'extérieur] aient envie de payer leur transport. S'il y a du monde de partout, ça deviendra vraiment intéressant.»
La clientèle est surtout du Québec, mais, dès l'an prochain, il projette d'organiser des autobus au départ de Toronto. «S'il y a des jeunes de l'extérieur du Québec, les compagnies d'ici sont contentes parce que ça leur donne accès à desgens qu'ils ne connaîtraient pas autrement.»
Juges de renom invités
Il veut aussi «mettre les développeurs de Québec sur la carte». Pour cela, il a invité des juges de renom, comme Zach Gage, auteur de jeux téléchargés des centaines de milliers de fois, Paolo Pedercini, pionnier du jeu vidéo engagé, et le champion du design, Ramiro Corbetta. Au passage, ces sommités tweeteront sur le Bivouac et sur Québec à leurs milliers de contacts pendant toute la fin de semaine. Le marathon de programmation sera aussi diffusé en direct sur le Web en plus d'avoir une couverture quotidienne à MusiquePlus.
Philippe-Antoine Lehoux est aussi encouragé par «des petites victoires d'années en année». Il raconte que l'un des juges de l'an dernier, déjà associé à Google pour la promotion du téléphone Nexus sur le Web, a eu l'idée, après le Bivouac urbain, de proposer au géant américain un petit jeu pour mettre à la suite de la pub. Google a accepté, ce qui a valu un lucratif contrat au studio Berzerk, de Québec.
«Ça rembourse toutes les subventions, ça, quand de l'argent de Silicon Valley s'amène à Québec», illustre M. Lehoux.
Sur Internet: www.bivouacurbain.com