La Ville s'ouvre, les développeurs jubilent

La Ville de Québec s'est associée à l'événement... (Le Soleil, Erick Labbé)

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La Ville de Québec s'est associée à l'événement Web à Québec, alors que deux équipes participent au marathon Iron Web où ils ont à créer une application sur les loisirs municipaux.

Le Soleil, Erick Labbé

Pierre-Olivier Fortin

Pierre-Olivier Fortin
Le Soleil

(Québec) En partageant ses bases de données avec les développeurs d'applications, ce n'est pas qu'aux programmeurs surdoués et motivés à qui la Ville de Québec rend service; elle aide aussi les citoyens, qui pourront bientôt accéder à tout un éventail de renseignements jadis difficilement accessibles, voire introuvables, sur les parcomètres, les travaux routiers ou les loisirs, pour ne nommer que ceux-là.

Que ce soit les restrictions au stationnement, l'origine historique des noms de rue ou l'horaire des bibliothèques, la Ville de Québec collige et entretient un tas de données utiles pour le citoyen. Il est désormais révolu, ce temps où elle en était la seule gardienne.

Mais, à moins d'être doté de talents surnaturels vous permettant de décrypter d'immenses fichiers de codes et de chiffres entremêlés, n'allez pas sur le nouveau portail de données ouvertes (donnees.ville.quebec.qc.ca) lancé mercredi. Les développeurs, par contre, y trouveront un immense terrain de jeu, c'est-à-dire une quinzaine de bases de données accessibles et mises à jour dans des formats ouverts et accessibles. Ce qu'ils feront avec elles n'a de limites que leur imagination.

L'exemple le plus évident est peut-être celui de Martin Demers. Le développeur avant-gardiste a conçu en 2009 l'application RTC Mobile. Il déplorait alors que le Réseau de transport de la Capitale n'ait pas rendu ses données accessibles dans un format ouvert. Contourner le problème pour avoir l'information sur les horaires lui a pris un temps fou. Créer son application aujourd'hui aurait été beaucoup moins complexe, explique le concepteur.

Une mer de possibilités

«Qui ne s'est jamais cogné le nez sur la porte d'un écocentre, la remorque chargée?» rigole Denis Deslauriers. Le directeur du Service des technologies de l'information à la Ville de Québec, qui a contribué à l'implantation de ce nouveau système, jubile en pensant aux nouvelles possibilités. Par exemple, la Ville publie maintenant, dans un énorme fichier mis à jour quotidiennement, la liste de tous ses panneaux de stationnement avec les renseignements qu'on peut y lire et les coordonnées géographiques pour chacun. Un développeur pourrait donc créer une application au moyen de laquelle un utilisateur pourrait voir apparaître, dans un certain rayon de l'endroit où il se trouve, toutes les rues où il est permis de se stationner.

C'est le groupe Capitale ouverte qui talonne la Ville depuis le printemps passé pour qu'elle ouvre ainsi ses bases de données. L'organisme et la Ville avaient procédé à un premier essai en novembre dernier. Une quarantaine de développeurs avaient répondu présents, ce qui avait laissé M. Deslauriers, agréablement surpris. Cette expérience prouve qu'ils sont nombreux à vouloir participer. «On essaie de faire en sorte qu'il soit agréable de vivre dans cette ville-là, alors le minimum, c'est que la Ville les appuie», philosophe M. Deslauriers.

Québec «à la page»

Nicolas Roberge, cofondateur de Capitale ouverte, était «très fier», jeudi, de voir son objectif atteint. Au téléphone, il salue la bonne collaboration de la Ville. Québec avait un retard, elle est maintenant «à la page» en rejoignant, entre autres, Ottawa, Edmonton et Montréal, qui publient aussi des données ouvertes. La Colombie-Britannique vient aussi de se lancer.

Ouvrir ses données n'a rien coûté à la Ville, si ce n'est du temps investi par ses employés. Mais l'initiative sera payante, assure M. Roberge. «L'État [ou les villes] n'est plus capable de suivre au niveau des technologies de l'information. En demandant aux citoyens de participer, on peut accomplir quelque chose de très grand», conclut-il.

La Ville de Québec s'est associée à l'événement Web à Québec pour marquer le lancement de son portail. Deux équipes de cinq développeurs participent à un marathon de deux jours, le Iron Web, dans le but de créer une application à l'aide des données ouvertes. Les deux équipes ont choisi de travailler sur une application mobile consacrée aux loisirs municipaux. On pourra télécharger leurs applications à partir de 15h30 venmdredi au www.webaquebec.org

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