Énergie éolienne: les yeux se tournent vers la Nouvelle-Angleterre

L'état de New York souhaite s'approvisionner à 50 %... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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L'état de New York souhaite s'approvisionner à 50 % en énergie renouvelable d'ici 2030. Le Massachusetts vise 30 % à la même échéance et le Connecticut, 20 % en 2020.

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<p>Geneviève Gélinas</p>
Geneviève Gélinas

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Le Soleil

(Gaspé) Des développeurs éoliens québécois et canadiens lorgnent vers la Nouvelle-Angleterre pour exporter de l'électricité qui serait produite ici dans de nouveaux parcs. L'appétit de cette région pour l'énergie renouvelable permettrait aux promoteurs de poursuivre leur expansion, en l'absence de nouvel appel d'offres au Québec.

L'industrie éolienne, réunie en colloque à Gaspé cette semaine, a eu droit à un résumé des objectifs ambitieux du nord-est américain. L'état de New York souhaite s'approvisionner à 50 % en énergie renouvelable d'ici 2030. Le Massachusetts vise 30 % à la même échéance et le Connecticut, 20 % en 2020.

Le Massachusetts commandera 2000 mégawatts (MW) d'énergie renouvelable à court terme. La date limite de dépôt des soumissions est le 27 juillet. «On est confiant qu'au moins un projet [du Québec] sera présenté», dit le directeur de l'Association canadienne de l'énergie éolienne pour le Québec, Jean-Frédérick Legendre.

Jusqu'ici, c'est Hydro-Québec qui achetait l'électricité produite par les parcs de la province. Produire pour la Nouvelle-Angleterre nécessite une autre recette : «C'est une entente tripartite, explique M. Legendre. Un promoteur éolien offre son électricité. Il a un partenariat avec un propriétaire privé de lignes de transmission [aux États-Unis]. Hydro-Québec a deux mandats : acheminer l'électricité à la frontière et fournir l'hydroélectricité pour remplir la ligne quand il ne vente pas.»

Taux de change avantageux

La ressource éolienne abondante au Québec et le taux de change avantageux rend l'aventure possible, croit M. Legendre. Dans le nord-est américain, la densité de la population complique l'érection de parcs, ajoute-t-il. «Il y aurait de la place dans le nord du Maine, mais ils n'ont pas d'avantage sur le Québec quand on regarde les distances parcourues pour envoyer l'électricité, par exemple, à Boston.»

Interrogées par Le Soleil, les firmes Boralex, Innergex, Invenergy et RES Canada, se disent toutes intéressés au marché de la Nouvelle-Angleterre, mais aucune ne confirme qu'elle déposera une offre pour l'appel du Massachusetts. 

Le gouvernement a fait «un premier pas» en rendant les terres publiques du Québec accessibles à des parcs destinés à l'exportation d'énergie, dit Frits de Kiewit, conseiller stratégique chez Invenergy. Mais si Québec «veut être sérieux», il devra «collaborer davantage «en s'associant aux promoteurs pour exporter son hydro-électricité en complément de l'éolien, «une combinaison gagnante», dit-il. Et «il ne faut pas laisser tomber le développement domestique», ajoute M. de Kiewit, qui plaide aussi pour de nouveaux appels d'offres d'Hydro-Québec.




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