Le Congrès américain a Ciment McInnis à l'oeil

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La démarche des représentants vise notamment à ce que Ciment McInnis, qui entrera en exploitation au printemps, ne cause aucun préjudice à l'entreprise Dragon Cement, de Thomaston, au Maine.

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<p>Gilles Gagné</p>
Gilles Gagné

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Le Soleil

(Carleton) Quatre représentants du Maine au Congrès américain ont déposé récemment une requête afin qu'une collègue, Maria Pagan, de la direction des Affaires commerciales, s'assure que le gouvernement du Québec a respecté les règles de l'Organisation mondiale du commerce lors de l'appui accordé à Ciment McInnis, surtout par Investissement Québec.

La sénatrice républicaine Susan Collins, le sénateur indépendant Angus King, de même que les membres de la Chambre des représentants Chellie Pingree, une démocrate, et Bruce Polliquin, un républicain, sont les signataires de la requête déposée auprès de Maria Pagan. 

La démarche des quatre représentants du Maine vise notamment à ce que Ciment McInnis, qui entrera en exploitation au cours des prochains mois, ne cause aucun préjudice à l'entreprise Dragon Cement, de Thomaston, et à ses travailleurs en raison de «subventions potentiellement illégales». Thomaston est située dans l'État du Maine.

Ciment McInnis a bénéficié d'un appui important d'Investissement Québec, en l'occurrence une participation initiale de 100 millions $ dans le capital-actions et un prêt avec intérêt de 250 millions $. Investissement Québec est souvent décrit comme le «bras financier de l'État québécois».

La Caisse de dépôt et placement du Québec, le gestionnaire du fonds de pension des Québécois, a de son côté injecté 265 millions $ dans l'équité du projet, au point d'en devenir l'actionnaire de contrôle en août 2016, un mois et demi après la publication d'un dépassement de coût de 444 millions $. 

Le conglomérat Beaudier était jusqu'à ce moment l'actionnaire majoritaire. La cimenterie et ses installations satellites coûteront 1,5 milliard $.

La porte-parole de Ciment McInnis, Maryse Tremblay, précise que la requête des représentants du Maine ne constitue pas la première démarche mettant à l'épreuve le montage financier du projet de Port-Daniel.

Conforme

«Notre structure financière respecte toutes les règles de commerce international. Nous n'avons pas reçu de subvention. Tout est conforme. Nous avons déjà fait cette démonstration aux USTR [United States Trade Representatives]. On a déjà débattu ça du côté américain, où nous avons fait valoir que ce sont des investissements en capital-actions qui avaient été réalisés par des organismes publics, que le prêt obtenu était un prêt commercial aux conditions du marché, et même à des conditions plus sévères que celles du marché», explique Mme  Tremblay.

Elle ne croit pas que le protectionnisme prôné par Donald Trump joue un rôle dans la démarche initiée par les représentants du Maine. La direction de Ciment McInnis croit que ce sont davantage les compétiteurs qui s'activent.

«Les cimentiers américains importent tous les ans des millions de tonnes de ciment canadien», souligne-t-elle.




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