Embellie pour le Port de Sept-Îles

La nouvelle année pourrait rimer avec une forte... (Collaboration spéciale Fanny Lévesque)

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La nouvelle année pourrait rimer avec une forte croissance pour le Port de Sept-Îles, selon son président-directeur général, Pierre D. Gagnon.

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Fanny Lévesque

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Le Soleil

(Sept-Îles) L'année 2017 pourrait bien tirer le Port de Sept-Îles de sa torpeur grâce à un marché du fer qui s'éclaircit, mais aussi avec l'arrivée de l'État sur la stratégique Pointe-Noire, son «tremplin de la croissance».

«On est beaucoup plus confiant, ce n'est pas du tout le même contexte que l'an passé, les signaux sont positifs», estime le président-directeur général, Pierre D. Gagnon, rappelant que la tonne de fer se négociait au début de 2016 autour de 48 $, c'est quelque 35 $ de moins qu'aujourd'hui. «C'était catastrophique», lance-t-il. 

Le Port a terminé l'année avec un petit bond de 1 % de ses volumes avec 23 millions de tonnes. Une performance stable attribuable à Rio Tinto IOC, qui a fait passer son tonnage de 17,8 millions de tonnes à 18,6. Tata Steel Minerals Canada a moins bien fait qu'en 2015, mais a quand même extrait 1,6 million de tonnes de son gisement DSO. 

Ce sont aussi Rio Tinto et Tata Steel qui ont pallié l'arrêt complet des activités de Cliffs Natural Resources en 2014, un départ qui a fait fondre le chiffre d'affaires du Port de Sept-Îles de 40 % en rayant de ses livres un volume annuel de 10 millions de tonnes. «Ç'a été dur pour le Port», n'hésite pas à dire le grand patron. 

Peu de marge

«On a eu très peu de marge financière. L'année a encore été difficile, mais on a bon espoir que notre nouvel environnement sera le terreau du développement, que les choses virent de bord.» C'est que le Port a pu acquérir en 2016, une bande de 407 hectares de la Pointe-Noire, qu'il convoitait depuis belle lurette, dans la restructuration légale de Cliffs. 

Avec l'État qui s'est porté acquéreur de tout le reste des équipements du géant américain dans le secteur, le Port ne peut qu'entrevoir l'avenir avec optimisme. «On est passé d'un proprio avec lequel on ne pouvait plus rien faire, à un partenaire qui ne pouvait pas être mieux pour supporter les promoteurs et maximiser le potentiel de ce site-là», dit-il. 

L'année du quai? 

Le Port de Sept-Îles s'attend à ce que l'année commence aussi sur une bonne note avec l'annonce anticipée des travaux pour relier le mégaquai multiusager aux installations acquises par l'État. Québec a réservé 15 millions $ pour construire un convoyeur vers l'infrastructure de 220 millions, payée à moitié par cinq minières et livrée en 2015. 

«Le plan de match, c'est que l'on puisse charger un bateau de Tata [Steel] pour le mois d'octobre», lance M. Gagnon. «La connexion, c'est une priorité.» Tata Steel a d'ailleurs allongé 15 millions $ pour se servir du quai flambant neuf. Pour l'heure, la minière expédie des installations d'IOC et de celles de Pointe-Noire, ce qui n'est pas optimal. 

La nouvelle année pourrait également rimer avec une forte croissance pour le Port de Sept-Îles, qui prévoit une hausse de 10 % de ses volumes en 2017 pour se fixer entre 25 et 26 millions de tonnes, une performance qu'il n'est pas parvenu à atteindre depuis 2010. Sa prévision n'est pas étrangère aux visées d'IOC, qui mire toujours l'augmentation de sa production et de l'élan que Tata Steel souhaite prendre.

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