Un projet d'hôtel à Baie-Comeau tombe à l'eau

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La chaîne hôtelière Canalta jette l'éponge en ce qui concerne son projet d'hôtel à Baie-Comeau.

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Steeve Paradis

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Le Soleil

(Baie-Comeau) Près de 30 mois après avoir fait l'acquisition d'un terrain, la chaîne hôtelière Canalta jette l'éponge en ce qui concerne son projet d'hôtel à Baie-Comeau. L'entreprise basée en Alberta souhaite maintenant vendre ce terrain à un autre groupe hôtelier avant d'être obligée de le redonner à la municipalité.

C'était le silence radio du côté de Canalta depuis le début de l'été dans ce dossier. Reportés de quelques mois, les travaux devaient débuter en juin dernier et, depuis, l'entreprise et son porte-parole ne retournent ni appels, ni messages textes, ni courriels à propos de ce projet d'hôtel de 80 chambres, qui était estimé autour de 10 millions $.

C'est finalement le directeur du développement et des relations avec le milieu de la Société d'expansion de Baie-Comeau, Paul Joncas, qui a confirmé que Canalta n'irait pas de l'avant. «Ils ont mis le terrain en vente et ils ont abandonné leur projet de construction», a-t-il dit au Soleil.

La Société d'expansion, qui développe et vend les terrains qui sont de propriété municipale, a des recours dans cette affaire, mais elle n'entend pas les exercer pour l'instant. En effet, une clause résolutoire lui permet de faire une demande au tribunal pour reprendre le terrain de Canalta sans lui rembourser le prix d'acquisition, soit 600 000 $, si les travaux ne sont pas amorcés en juin 2017.

«On fait preuve de flexibilité et on accepte que les délais soient prolongés le temps qu'ils trouvent un repreneur, mais on a toujours un recours», soutient M. Joncas, qui ajoute que la clause résolutoire est valide jusqu'à l'été 2019. «S'il ne se passe rien d'ici là, on peut exercer notre clause.»

Coûts de construction

Le porte-parole de la Société d'expansion assure que Canalta, propriétaire d'une quarantaine d'établissements dans l'Ouest canadien, ne recule pas pour une question de financement.

«C'est carrément en raison de leurs exigences en matière de construction. Canalta n'a pas trouvé d'entrepreneurs [qui pouvaient demeurer] dans le respect de ses coûts», a affirmé Paul Joncas en soulignant que le groupe a notamment des planchers de béton et des piscines dans ses hôtels, des éléments qui auraient passablement fait grimper les coûts, en raison entre autres de la nature argileuse du sol où l'hôtel était projeté. «Mais ça, ils le savaient dès le départ», a-t-il conclu.

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