Période de questionnement pour les régions

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Le secteur éolien procure 4500 emplois au Québec, dont 1200 en Gaspésie. Plusieurs de ces emplois dépendent des exportations.

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Fanny Lévesque, Gilles Gagné

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Le Soleil

L'Association de l'aluminium du Canada préoccupée

L'Association de l'aluminium du Canada ne tire pas la sonnette d'alarme au lendemain de l'élection de Donald Trump à la tête des États-Unis, mais veillera au grain pour que la nouvelle administration américaine «comprenne bien la qualité et la richesse» de ses relations avec son voisin du sud. «C'est pas inquiétant, c'est préoccupant», a réagi le président-directeur général de l'Association, Jean Simard. «Ça veut dire qu'on va s'en préoccuper et on va s'assurer de faire les représentations requises, avec nos collègues américains, pour que les décideurs aux États-Unis prennent les bonnes décisions, basées sur des données et la science.» Pour l'heure, environ 80 % de la production des alumineries canadiennes, toutes situées au Québec, sauf une, en Colombie-Britannique, prend le chemin des États-Unis. C'est l'équivalent de 2,7 millions de tonnes de métal gris.  Fanny Lévesque (collaboration spéciale)

Mines : les investisseurs refroidis?

Les investisseurs prêts à allonger des capitaux pour développer des projets miniers au Québec pourraient être plus «frileux» avec l'élection de Donald Trump. «Ça refroidit tout le monde», affirme le premier vice-président de la Financière Banque Nationale, Serge Morin. «Tout ce qu'on peut dire pour l'instant, c'est qu'on vient de rajouter du brouillard sur le fleuve, qu'on espère qu'il va se dissiper et que le nouveau capitaine va envoyer des messages clairs rapidement pour dire où il s'en va.» Et «ce brouillard» est d'autant plus important à éclaircir sur la Côte-Nord et son arrière-pays, où il y a de nombreux projets sur la table à dessin. «Est-ce que je vais construire une usine au Canada, sans savoir si dans une couple d'années je vais être capable d'exporter [vers les États-Unis]?» Cependant, la valeur boursière de joueurs miniers, comme Cliffs Natural Resources ou ArcelorMittal, a gagné des points, mercredi. L'aciériste United States Steel a, à lui seul, fait un bon de 19 %. Des gains possiblement non étrangers aux promesses de Trump de réinvestir massivement dans les infrastructures américaines, selon M. Morin. Fanny Lévesque (collaboration spéciale)

Préoccupations pour l'énergie éolienne

L'élection de Donald Trump est considérée comme «très préoccupante» par Frédéric Côté, directeur du Techno-centre éolien, chargé de recherche et de développement en énergie éolienne au Québec. «Il ne s'est pas spécifiquement prononcé, à ma connaissance, contre l'énergie éolienne, mais il s'est prononcé pour une plus grande utilisation du charbon afin de produire de l'énergie, ce qui est inquiétant pour les énergies renouvelables», dit M. Côté. L'inquiétude vient du fait que les énergies renouvelables sont ciblées pour une transition visant à réduire l'utilisation des énergies polluantes, «mais ça prend une volonté pour assurer cette transition». Par contre, l'incitatif fiscal conféré à l'énergie éolienne, le Production Tax Credit, ou PTC, «vient d'être reconduit pour plusieurs années par un congrès majoritairement républicain». Le secteur éolien procure 4500 emplois au Québec, dont 1200 en Gaspésie. Plusieurs de ces emplois dépendent des exportations.  Gilles Gagné (collaboration spéciale)

Confiance dans les pêches

Dans les pêches, Raymond Sheehan, président de la firme gaspésienne E. Gagnon et Fils, ne «pense pas que ça [l'élection de Donald Trump] va nous déranger. S'il applique des barrières tarifaires, on va devoir l'ajouter sur le prix et ce sont les Américains qui vont payer. Les gens doivent manger.» Fort de 35 ans dans la transformation de produits marins, M. Sheehan croit que Donald Trump réalisera vite que «le Canada est le plus gros client pour les exportations américaines. Ils voudront continuer d'exporter aussi.» Il ne voit pas de changement brusque à l'horizon. «Ce sera peut-être différent dans trois ou quatre ans mais pour la prochaine année, je ne vois pas de problème. La demande est plus forte que l'offre.» Son entreprise exporte pour plus de 60 millions $ aux États-Unis par an, «probablement 90 % de notre production». Les pêches génèrent 300 millions $ de retombées en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine annuellement.  Gilles Gagné (collaboration spéciale)

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