Signes de reprise pour le secteur minier

Si l'or est la commodité qui enregistre la... (Photothèque Le Soleil)

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Si l'or est la commodité qui enregistre la meilleure performance, celles qui entrent dans la fabrication de batteries, comme le lithium et le graphite, ne s'en sortent pas mal non plus.

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<p>Fanny Lévesque</p>
Fanny Lévesque

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Le Soleil

(Sept-Îles) Le marché du secteur minier laisse enfin entrevoir des indices de reprise. La valeur boursière du top 100 des juniors de l'industrie au pays a bondi de 138 % en un an. Un signe que les investisseurs, qui avaient déserté, sont de nouveau au rendez-vous.

«Il y a eu un tournant au cours de la dernière année», estime Nochane Rousseau, associé et leader du secteur minier pour le Québec chez PricewaterhouseCoopers (PwC). La firme vient de publier un rapport s'intéressant aux «petites sociétés minières», les 100 premières cotées à la Bourse de croissance de Toronto. 

«Les compagnies, avec cette augmentation de la valorisation, ont été en mesure de se financer, de renflouer leurs coffres en liquidité, pour être en mesure de dépenser, essentiellement en exploration», poursuit-il. Le financement de projets a par ailleurs grimpé de 89 %, passant de 763 millions à 1,2 milliard d'investissements. 

À travers le pays, c'est le secteur aurifère qui tire le mieux son épingle du jeu. Les sociétés à la recherche d'une mine d'or totalisent même les trois quarts des 100 entreprises à l'étude. «Historiquement, c'est le secteur qui reprend en premier, si on regarde à travers les différents cycles», soutient M. Rousseau. 

Malgré un repli observé depuis octobre, la valeur de l'once d'or s'est accrue de 22 % en 2016 pour atteindre 1300 dollars, en septembre. L'instabilité des marchés européens après la victoire du Brexit, entre autres, n'est pas étrangère à la reprise de l'industrie aurifère, indique l'analyste. «Juste cette journée-là, le prix de l'once a augmenté de 25 $.»

«L'or est souvent utilisé comme monnaie de refuge», précise M. Rousseau. Au Québec, les sociétés Sirios Resources et Monarques Gold, qui lorgnent des projets aurifères à la Baie-James et en Abitibi, ont profité de ce vent d'optimisme. «L'exemple le plus frappant, c'est Sirios [...] avec une capitalisation boursière de 790 %», cite-t-il. 

Si l'or est la commodité qui enregistre la meilleure performance, celles qui entrent dans la fabrication de batteries ne s'en sortent pas mal non plus. L'intérêt pour le stockage de l'énergie, comme aux États-Unis, ou toute la question de l'électrification des transports «mettent beaucoup de pression sur ces métaux», comme le lithium et le graphite. 

Les projets de Nemaska Lithium, à 300 kilomètres de Chibougamau, et de Mason Graphite sur la Côte-Nord, ont pu faire avancer leur financement au cours de l'année. Ressources Québec annonçait en septembre une prise de participation de 8 % dans le projet de Baie-Comeau par l'investissement de 10 millions $. 

Et pour le fer? 

Aucune des entreprises du top 100 de la Bourse de croissance ne fait partie de l'industrie du fer, ce qui laisse croire que ce secteur n'a pas encore repris beaucoup de force, selon M. Rousseau. Mais l'engouement pour l'or qui, rappelle-t-il, «reprend en premier» pourrait bien créer «un élément de momentum» pour la suite. 

«L'élément positif, c'est que les investisseurs dans le secteur minier [...] y sont retournés, affirme-t-il. Même s'il n'y a pas d'impacts directs [pour le fer], je vous dirais qu'il pourrait y avoir un effet indirect parce que les investisseurs sont de retour et sont intéressés à écouter, il n'y avait même pas d'écoute au niveau des dernières années.»

Même s'il est trop tôt pour parler de «reprise soutenue» du marché minier, M. Rousseau fait valoir qu'il s'agit à tout le moins «de signes de vie» de bon augure. «Le fait de voir que des compagnies juniors sont capables d'aller chercher du financement, qui servira à faire de l'exploration, c'est très encourageant», assure-t-il. 

«Si on ne fait pas d'exploration, on ne sera pas en mesure de trouver les mines qui seront en exploitation dans 10 ans.» Sur les 100 minières analysées par PwC, 11 possèdent leur siège social au Québec, les autres sont surtout concentrées en Colombie-Britannique et en Ontario.

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