Vent d'optimisme chez Alcoa de Baie-Comeau

L'usine Alcoa de Baie-Comeau est aujourd'hui une des plus... (Photothèque Le Soleil)

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L'usine Alcoa de Baie-Comeau est aujourd'hui une des plus performantes du géant mondial de l'aluminium après avoir été parmi les derniers de classe.

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Steeve Paradis

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Le Soleil

(Baie-Comeau) Après quelques années de frayeur, les dirigeants de l'aluminerie Alcoa de Baie-Comeau envisagent l'avenir avec optimisme. Plus de 160 millions $ investis au cours des trois dernières années, plus 60 autres millions $ à venir en 2017, font aujourd'hui de l'usine une des plus performantes du géant mondial de l'aluminium après avoir été parmi les derniers de classe.

«On a aujourd'hui une usine beaucoup plus compétitive pour survivre dans le marché de l'aluminium», a souligné le directeur général de l'aluminerie, Éric Lavoie, qui a accueilli les médias pour faire le point sur le programme d'investissement 2014-2019. «Et plus une usine est compétitive, plus elle est attrayante» pour un éventuel projet de développement, a-t-il ajouté.

«Lorsqu'on a fermé les cuves Soderberg [en août 2014], on avait les plus hauts coûts de production du groupe. Aujourd'hui, on est une des meilleures usines d'Alcoa dans le monde», a souligné le directeur. Alcoa possède 12 usines de production d'aluminium sur la planète, dont 3 au Québec. Les autres sont situées à Deschambault et à Bécancour.

 «Quand on va avoir complété notre programme de réduction de coûts, on va être prêt pour les opportunités qui pourront se présenter», a-t-il enchaîné.

Le Syndicat national des employés de l'aluminium de Baie-Comeau est tout aussi optimiste que la direction. «On est très heureux des investissements faits depuis 2014, a fait valoir son président, Michel Desbiens. On est partis en 2013 d'une usine menacée de fermeture à l'une des plus performantes du groupe Alcoa. On entrevoit l'avenir avec optimiste. Le marché du métal tarde à remonter, mais on croit que la fenêtre [d'investissement] n'est pas très loin.»

D'après M. Desbiens, l'aluminium sera de plus présent dans les automobiles et dans ce domaine, l'avenir, c'est maintenant. Ford a déjà donné le signal de départ et d'autres entreront dans la course, croit-il. L'aluminerie de Baie-Comeau fournit déjà des plaques de laminage utilisées dans le camion F-150, notamment.

«Soixante-quinze pour cent de l'aluminium transformé aux États-Unis provient du Québec, et plusieurs constructeurs automobiles feront comme Ford et iront prochainement du côté de l'aluminium, a-t-il lancé. Ça veut dire qu'il va manquer de métal tout à l'heure. J'aimerais bien mieux que [ce métal supplémentaire] vienne du Québec plutôt que de la Chine ou ailleurs.»

Rappelons qu'en 2014, Alcoa a signé avec le gouvernement du Québec une entente d'une durée de 15 ans sur les tarifs d'électricité. En contrepartie, l'entreprise s'est engagée à investir 250 millions $ sur cinq ans dans ses trois usines québécoises, dont 150 millions $ à Baie-Comeau. Après trois ans, ce dernier total est déjà dépassé de 10 millions $.

De la somme déjà investie, 60 millions $ ont été consacrés aux équipements de haute tension électrique, ce qui permet de hausser considérablement l'intensité du courant des cuves dans lesquelles est produit l'aluminium. Plus l'intensité du courant électrique est haute, plus la cuve produit de métal. Cinquante millions ont aussi été investis pour la modernisation de la fonderie.

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