Le maire de Baie-Comeau fait des avances à Alcoa

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L'usine Alcoa de Baie-Comeau

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Steeve Paradis

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Le Soleil

(Baie-Comeau) Si Alcoa a de l'argent à investir au Québec, Baie-Comeau a tout pour les accueillir : une usine performante, des terrains disponibles et de l'énergie en abondance, a clamé Claude Martel, le maire de la municipalité. Et l'État pourrait en plus économiser, croit-il.

Le maire Martel réagissait aux propos du chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, qui soutenait la semaine dernière que la multinationale de l'aluminium était prête à prendre d'importantes décisions à propos de ses investissements au Québec, mais qu'elle «attendait un signal clair [du] gouvernement». Dans la province, Alcoa est propriétaire des alumineries de Baie-Comeau, de Deschambault et de Bécancour.

«Il y a de l'énergie à côté de l'usine, il y a des terrains, il y a tout ce qu'il faut pour s'installer à Baie-Comeau», a lancé le maire, ajoutant à la liste des points positifs pour sa ville «une usine performante, prête à recevoir une modernisation ou un agrandissement».

Énergie supplémentaire

Claude Martel estime aussi qu'en accordant de l'énergie supplémentaire à l'aluminerie de Baie-Comeau pour un éventuel développement, Hydro-Québec n'aurait plus besoin de construire une nouvelle ligne à haute tension entre la Côte-Nord et le Saguenay. Ce projet, évalué entre 600 et 650 millions $ et dont la construction débuterait en 2019, est rendu nécessaire entre autres en raison d'une baisse de consommation sur la Côte-Nord.

«Probablement que l'énergie supplémentaire engendrée par la fermeture des cuves Soderberg» est en partie responsable de cette baisse de consommation, enchaîne l'édile, qui pense ainsi que la société d'État «peut économiser 600 millions». 

Les 542 cuves qui utilisaient la vieille technologie Soderberg, polluante et peu performante, sont éteintes depuis 2013, libérant ainsi quelques centaines de mégawatts d'hydroélectricité sur le marché.

Outre la baisse de la consommation nord-côtière d'énergie, Hydro-Québec justifie son projet de nouvelle ligne à 735 kilovolts, une sixième entre la Côte-Nord et le Saguenay, par le maintien de la fiabilité de son réseau de distribution et la réduction des pertes de tension électrique. Hydro évoque également la fermeture de deux centrales thermiques et de la centrale nucléaire Gentilly-2 au cours des dernières années, diminuant d'autant l'énergie disponible à proximité des grands centres urbains.

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