Le Café Bistro, une institution à Cap-Santé depuis sept ans

Si beaucoup de restaurants ferment avant leur cinquième... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Si beaucoup de restaurants ferment avant leur cinquième anniversaire, au Café Bistro de la Place, ouvert depuis sept ans, «les affaires vont bien», assure la propriétaire Sophie Hamel. À preuve, le chiffre d'affaires de l'établissement croît de 20 à 25 % par année.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Au centre du village de Cap-Santé, le Café Bistro de la Place s'est fait une niche depuis sept ans sur la place publique en face de l'église, dans l'ancienne maison de la famille Matte, l'une des familles souches de l'endroit.

Lors de l'ouverture du restaurant, le seul de Cap-Santé, les descendants des Matte ont participé à l'inauguration en apportant des photos anciennes des occupants. À l'intérieur, sur les murs, des pensées amènent à réfléchir entre les objets anciens que des clients apportent aux propriétaires pour agrémenter leur décor.

«C'est une ancienne maison et nous voulons garder ce côté-là des rencontres familiales autour de la table. Même si les clients ne se connaissent pas, le fait d'être assis côtes à côtes provoquent des discussions», raconte Sophie Hamel, copropriétaire de l'établissement avec son conjoint, Paul Loiselle.

La naissance du projet n'a rien de banal. Lors du tournage de l'émission télévisée La Petite Séduction avec Jeannette Bertrand, le village a été envahi. «Les gens cherchaient un endroit où aller manger. Il fallait les diriger vers Donnacona et ailleurs, car il n'y avait rien à Cap-Santé», se souvient Mme Hamel qui travaillait comme bénévole dans La Maisonnette servant de kiosque touristique sur le stationnement de l'église paroissiale. 

À cette époque, un jeune homme était en train de rénover la maison Matte pour y aménager deux logements. Mme Hamel l'interpelle. Elle voulait savoir si la maison était à vendre. Dans sa tête, le projet de restaurant venait de naître. «Non», lui avait-il répondu.

Elle s'est faite convaincante au point d'y ouvrir son bistro. «Lorsqu'on veut ouvrir un restaurant, les institutions financières sont craintives. Il y a tellement de commerces du genre qui ferment avant d'avoir atteint leur cinquième année. Nous, nous sommes ici depuis sept et les affaires vont bien», raconte Mme Hamel. Avec un chiffre d'affaires en croissance de 20 % à 25 % par année, huit employés en haute saison et quatre ou cinq le reste de l'année, le succès s'est bâti une année après l'autre.

Pourquoi s'installer à Cap-Santé?

Située en plein coeur de Cap-Santé, la maisonnette... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 2.0

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Située en plein coeur de Cap-Santé, la maisonnette verte qui accueille le Café Bistro de la Place est l'ancienne maison de la famille Matte, l'une des familles souches du village.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

«J'ai toujours voulu m'établir dans un village. Les gens sont plus relaxes. Il y a l'esprit de famille, l'entraide que l'on ne voit pas de la même façon qu'en ville», avoue-t-elle. Mais il y a aussi le coût des maisons et des taxes. «C'est beaucoup moins élevé qu'en ville. En fin de compte, ce sont les clients qui en font les frais. Ici, ce n'est pas le loyer de la Grande Allée,» lance-t-elle en souriant, «le restaurant n'a pas besoin d'être plein à craquer tous les soirs pour arriver à équilibrer le budget. Et ici, on sent le pouls du village.» 

Le commerce ne s'est pas lancé dans les folles dépenses au départ. Un poêle et un frigo comme ceux à la maison. Une machine à espresso manuelle, non pas la dernière trouvaille italienne à quelques milliers de dollars. Les changements dans la cuisine se sont faits avec des appareils usagés, pas des neufs hors de prix. «Les jeunes qui veulent se lancer en affaires dans la restauration devraient penser à le faire dans un village», conseille-t-elle. «Il faut juste commencer tranquillement pour ne pas se ruiner.»

Si Paul Loiselle et Sophie Hamel ont choisi Cap-Santé, c'est à cause des activités qui attirent les touristes, comme le théâtre du printemps, le symposium de peinture en juin, les concerts classiques en août, le temps des pommes avec les vendeurs tout le long du Vieux Chemin, le Noël d'antan en décembre. Avoir un petit coin pour siroter un café ou manger un repas, les touristes adorent ça après la marche au bord du fleuve ou sur le Vieux Chemin.

Il y a aussi tout le volet de la nourriture aussi, car le Café Bistro de la Place s'approvisionne en produits locaux, comme la saucisse d'Alcide Godin qui a donné son nom à un burger, les bières des micro-brasseries des environs, le pain de la boulangerie de Deschambault et les fromages de la région de Portneuf.

Le soir, le café se transforme en bistro avec la musique et les chansonniers. Et parce qu'il y avait congestion aux déjeuners le dimanche, les propriétaires ont inventé les samedis pyjamas avec un rabais pour les clients accoutrés comme s'ils sortaient du lit. Alors on y voit des grands-parents en pyjamas de soie ou en robe de nuit et des enfants en pyjama de flanelette. Toute la petite famille en pantoufles, même les employés en pyjamas, «ça crée toute une ambiance», souligne Mme Hamel. C'est un peu la même chose avec les soirées du style Oktoberfest à l'automne.

Le succès, selon elle, c'est d'être au coeur de la place publique et d'être inventif. Sans oublier le bouche-à-oreille et les amis qui amènent des amis pour leur montrer Cap-Santé et le Café Bistro de la Place!

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